19/06/12
La Fdsea ne veut rien changer (algues vertes, ...).
Communiqué EELV au Télégramme de Brest.
Que veut la FDSEA du
Finistère ? Pour Europe Ecologie les Verts en Finistère, il est
patent que la FDSEA bloque par tous les moyens possibles tout
changement du modèle agricole, alors que bon nombre d'agriculteurs
sont disposés à modifier leurs pratiques s'il y sont aidés.
La FDSEA du Finistère vient de demander au Conseil constitutionnel
d'annuler des dispositions du code de l'environnement renforçant les
contraintes dans les bassins-versants connaissant d'importantes
marées vertes sur les plages. Ces contraintes correspondent aux
mesures nécessaires pour supprimer les excès de nitrates :
déclaration des flux d'azote, restauration des zones humides,
développement des surfaces herbagères ou, encore, réduction des
apports d'engrais et limitation des épandages...
La FDSEA non seulement ne veut pas de ces contraintes
règlementaires, mais agit depuis 30 ans pour freiner l'application
de véritables programmes de lutte contre les marées vertes dans le
Finistère. La charte de territoire récemment signée en baie de
Douarnenez est le dernier exemple d'un plan au contenu insuffisant,
malgré des financements importants.
Aujourd'hui, la FDSEA ne peut plus nier, comme elle l'a fait jusqu'à
peu, le lien de causalité entre les nitrates agricoles et les marées
vertes, confirmé par un récent rapport scientifique présenté par les
Ministères de l'agriculture et de l'écologie. Elle doit admettre la
conclusion de ce rapport, qui appelle à la mise en oeuvre d'un
nouveau modèle économique en Bretagne.
Elle ne peut à la fois faire semblant d'accepter des plans dont elle
a pris soin de minimiser et retarder les engagements, et refuser les
contraintes règlementaires au nom de l'égalité des citoyens.
Le rapport ministériel
sur l'origine des algues vertes :
télécharger (cgedd, format pdf).
La FDSEA ne pourra pas
longtemps continuer à défendre les intérêts des firmes
agroalimentaires, phytosanitaires et agrochimiques, tout en
prétendant défendre les agriculteurs. Ces derniers commencent à s'en
rendre compte.
08/06/12
Moins de variétés de légumes cultivés (étude suisse).
Les géants Syngenta et
Monsanto détiennent à eux seuls plus de 50% du marché européen des
semences de certains légumes, selon l'étude mandatée par des
organisations suisses de développement, agricoles et de
consommateurs. Ainsi, 56% des variétés de poivrons, 62% des variétés
de tomates et 71% des variétés de choux-fleurs appartiennent à ces
deux groupes.
Cette situation est
inacceptable. La concentration du marché accroît la pression sur les
petits producteurs, augmente le prix des semences et conduit à un
appauvrissement de l'agro-biodiversité. En effet, les variétés
rentables d'un point de vue commercial prennent souvent le pas sur
les autres.
Et ils chercheront
bientôt, comme pour les agriculteurs, à interdire de produire ses
propres semences (quand vous laissez monter en graines quelques
pieds de salade, ...). Ce qui interdit à la plante d'évoluer pour
s'adapter au climat local.
03/06/12
Le Cruiser interdit.
Le gouvernement s'est
prononcé pour l'interdiction du pesticide Cruiser OSR du groupe
suisse Syngenta, utilisé pour les cultures de colza et accusé de
contribuer au déclin des colonies d'abeilles, une décision saluée
par les écologistes et les apiculteurs.
Cette décision fait suite à un avis de l'Anses (l'agence sanitaire
pour l'alimentation et l'environnement), sollicitée par son
prédécesseur Bruno Le Maire, qui relève l'impact néfaste sur les
abeilles d'une des molécules actives du Cruiser, le thiaméthoxam,
montré par deux études récentes.
Les abeilles qui consomment du nectar contenant cette molécule à
faible dose seraient susceptibles de troubles de comportement
affectant leur capacité à revenir à leur ruche.
Bien sûr, Syngenta a une
possibilité de recours, mais l'idée fait son chemin : les cultures
ne peuvent se faire en négation complète de la biodiversité qui a
son rôle à jouer.
02/06/12
75 000 tonnes de nitrates charriées
par les rivières bretonnes chaque année.
Alors que débute la
triste saison de prolifération des algues vertes sur les plages
bretonnes, l’UFC-Que Choisir réagit à la récente publication d’un
rapport officiel(*1) épinglant les agriculteurs comme étant
responsable de ces marées vertes et demande aux pouvoirs publics
nationaux et européens des mesures ambitieuses pour juguler ce fléau
environnemental et économique.
Après l’avoir gardé
sous le boisseau pendant deux mois, les Ministères de
l’Environnement et de l’Agriculture viennent de publier en catimini
un rapport accablant sur les responsabilités de l’agriculture
intensive dans le développement des algues vertes en Bretagne.
Commandité par l’Etat suite aux contestations des professionnels
agricoles d’une précédente publication de l’Ifremer les mettant en
cause, ce nouveau rapport enfonce le clou. Ainsi, contrairement à ce
que prétendent les tenants de l’agriculture intensive, ce ne sont ni
les évolutions du climat ni de nouvelles espèces invasives qui
expliquent les proliférations d’algues vertes, car celles-ci sont
bel et bien dues à la présence massive d’azote et de phosphore dans
l’eau de mer.
Lire (quechoisir). Les agriculteurs qui pourraient penser que
nous les accusons doivent se poser cette question : à qui profite le
crime ? Pas à eux, mais à ceux qui les poussent à ces pratiques
agricoles dévastatrices.
02/06/12
Installation des agriculteurs, la dérive financière.
Le nombre des
exploitations agricoles familiales françaises diminue. L’agriculture
française ne serait donc plus une histoire de petites exploitations
familiales ?
L’agriculture française évolue car pour la première fois en 2011,
les transactions sur les terres louées ont dépassé en nombre et en
surface les transactions sur les terres libres. «Le fermage est
passé de 49% à 77% des terres cultivées entre 1970 et 2011», affirme
Robert Levesque, de la FNSafer.
Autre évolution: les exploitations cherchent de plus en plus à
s'agrandir. Résultat, leur nombre ne cesse de se réduire. En 1955,
la France comptait 2,2 millions d'exploitations et 6,1 millions
d'actifs agricoles. En 2000, le nombre de structures est tombé à
660.000 et celui des employés à 1,3 million. Dix ans plus tard, le
nombre des exploitations est descendu à 490.000 et celui des actifs
à 970.000. La fédération s’alarme de l’importance croissante du
marché des locations et des reprises de parts de société dont les
Safer, souvent, ne sont pas informées. «Ce manque de transparence ne
permet pas de bien appréhender le phénomène de concentration des
exploitations agricoles».
Après la stagnation
observée en 2009, le prix des terres et prés libres confirme la
reprise amorcée en 2010, en s’établissant à 5.430 €/ha (+ 6% par
rapport à 2010, soit une progression en valeur constante de 42%
depuis 1997). Le prix des terres et prés loués non bâtis connaît une
hausse plus tempérée (+3,1% en 2011 soit une progression de 25%
depuis 1997).
Lire (jdle).
Peut-on conclure qu'après
l'industrialisation de l'agriculture, le prix des terres agricoles
n'y ajoutent la financiarisation ? Au final, l'agriculteur n'est-il
plus qu'un OS (ouvrier spécialisé) au service d'un patron invisible
?
Et ce qu'on ne dit pas :
l’Union européenne est d’ores et déjà déficitaire en surfaces
naturelles. Chaque année, elle importe une production agricole
équivalente à 35 Mha (chiffre 2006-2007) contre 26 millions en
1999-2000, soit 20% de sa surface agricole. Alors quand un
agriculteur vous dit "c'est nous qui nourrissons la planète",
l'argument lui a été mis dans la tête par un beau menteur.
22/05/12
Le pastoralisme en Afrique, atouts, enjeux, durabilité.
A l’échelle mondiale, la production pastorale extensive représente
10% de la production totale de viande (soit un cheptel d’un milliard
de chameaux, bétail et petits animaux au travers des continents)1 et
soutient quelques 200 millions de ménages pastoraux. Pourtant,
malgré les importants bénéfices apportés par les systèmes de
production pastoraux, ils sont souvent taxés d’archaïques.
Sur le continent
africain, malgré ces perceptions subjectives, les systèmes pastoraux
font preuve d’une remarquable vitalité. Répartis d’est en ouest,
quelque 50 millions de pasteurs et jusqu’à 200 millions
d’agro-pasteurs vivent dans les zones arides et semi-arides
d’Afrique. Ils détiennent le tiers des bovins et la moitié des
petits ruminants ; ils fournissent 60% de la viande bovine, 40% de
la viande des petits ruminants et 70% du lait de cet ensemble de
pays.
Lire (interreseaux, l'article entier est à
télécharger, en bas de page).
15/05/12
Les modalités de soutien à
l'agriculture biologique.
Les modalités de soutien
à l'agriculture biologique pour la campagne 2012 sont désormais
connues : la circulaire du ministère de l'Agriculture signée le 2
mai 2012 vient préciser le cadre pour la France métropolitaine et
apporte trois nouveautés par rapport aux anciennes versions.
- Une conversion de moins de deux ans
Tout d'abord, pour bénéficier des aides à la conversion, un
agriculteur devra désormais avoir débuté la démarche depuis moins de
deux ans (entre le 16 mai 2010 et le 15 mai 2012). Selon Anne
Haegelin, chargée de mission pour le développement du bio et
l'accompagnement à la conversion à la Fédération nationale de
l'agriculture biologique (Fnab), ce dispositif administratif
correspond mieux aux calendriers et réalités des agriculteurs.
"Cette souplesse est la bienvenue, souligne-t-elle, auparavant avec
la mesure agroenvironnementale "conversion" - MAE CAB -
l'agriculteur disposait de douze mois pour demander l'aide et s'il
dépassait ce délai devenait inéligible aux aides contractualisées
sur les cinq ans de la MAE conversion". Les agriculteurs, qui ont
fait l'objet d'un premier engagement annuel en 2010 au titre d'une
mesure MAE "conversion", restent toutefois éligibles.
Lire (actuenvironnement).
- Création d'une
catégorie "landes, parcours et estives".
- La notification auprès de l'Agence Bio n'est plus un critère
d'éligibilité.
12/05/12
Pesticides : le changement, c’est pour quand ?
(+++)
1. Sortir des
laboratoires pour sélectionner les plantes
« Il est très difficile,
avec les variétés utilisées aujourd’hui en agriculture de se passer
de pesticides », dépolore Marc Dufumier, agronome et professeur à
l’Institut des sciences et industries du vivant et de
l’environnement (agroParisTech). Les plantes d’aujourd’hui sont
sélectionnées en laboratoire, loin des réalités des champs et des
agressions du climat. « Elles ont des hauts potentiels de rendement,
mais dans des écosystèmes très simplifiés, sans chenilles, sans
champignons, sans acariens, etc. » La sélection génétique de ces
plantes s’est faite très rapidement, dans la France d’après-guerre,
à l’opposé de ce qui se pratiquait depuis des siècles en agriculture
: « Les agriculteurs cherchaient leurs semences dans leurs propres
champs. Ils prenaient les meilleures à chaque fois. Ils étaient les
maîtres de leur sélection. Et la plante était adaptée, au fil des
années et des siècles, à son environnement. »
Pour pouvoir cohabiter avec des insectes piqueurs-suceurs, elles
s’étaient, par exemple, parées de poils. Tandis que leurs voisines,
qui avaient à se protéger des chenilles, n’en avaient surtout pas,
puisque cela aurait été l’endroit idéal pour pondre des œufs. Tout
cela parfois au sein d’une même parcelle. Avoir des variétés
paysannes multiples et extrêmement diversifiées, sur un même
terroir, est une étape importante pour sortir des pesticides. Qui
s’accommode mal avec la loi votée par nos députés en novembre
dernier sur le certificat d’obtention végétale, qui supprime le
droit de ressemer librement sa propre récolte sans verser de taxe.
Lire la
suite(bastamag) :
2. Réapprendre à
travailler la terre
3. Redécouvrir les écosystèmes
4. Réorienter les aides publiques à l’agriculture
5. Soutenir les préparations naturelles
6. Sortir du déni
7. Combattre les lobbies
11/05/12
Les pesticides responsables de la maladie de Parkinson chez les
agriculteurs.
C'est un pas de plus vers
la reconnaissance des maladies professionnelles des agriculteurs.
Lundi 7 mai, est entré en vigueur un décret qui reconnaît la maladie
de Parkinson comme maladie professionnelle et établit explicitement
un lien de causalité entre cette pathologie et l'usage des
pesticides.
Dans ce paysage qui
commence doucement à évoluer, le décret concernant la reconnaissance
de la maladie de Parkinson était donc "très attendu", note
Guillaume Petit. L'agriculteur appartient à
l'association Phyto-victimes, créée en mars 2011, et avec
laquelle Paul François a, l'un des premiers, brisé le silence en
attaquant Monsanto. Lui a attendu quatre ans avant de voir sa
pathologie reconnue comme maladie professionnelle. "Combien
voient leur demande refusée ? Combien aussi y renoncent, devant la
difficulté ?", interrogeait-il lors de la création de cette
association.
Et pour les consommateurs
de produits traités ? Est-ce un facteur premier ou aggravant ?
02/05/12
Pour des états généraux de l'agriculture.
Si les français aiment
l'agriculture et en ont une bonne image ils sont en revanche 93 % à
souhaiter une évolution du système actuel au profit de pratiques qui
réduiraient l'utilisation des engrais et des pesticides dans un
souci de limiter la pollution de l'eau, de l'air des sols et les
risques pour la santé ou même à souhaiter un modèle basé sur
l'agriculture biologique, majoritairement à base de produits locaux.
Face à cette demande massive de changement du modèle agricole, force
est de constater que peu de progrès ont été accomplis ces dernières
années. Les déclarations intempestives opposant environnement et
agriculture ont enterré les derniers espoirs suscités par le
Grenelle, dont les premiers résultats en matière d'agriculture sont
d'ailleurs très décevants : + 2,6 % d'utilisation de pesticides sur
la période 2008-2010 alors que le plan Ecophyto en prévoit... la
diminution de 50 % d'ici 2018 !
Il est clair que cette
incapacité à réformer notre système agricole est liée à un vrai
manque de courage politique pour sortir d'une cogestion des affaires
avec le syndicat majoritaire depuis plus d'un demi-siècle. Cette
cogestion qui rend l'Etat impuissant permet, certes, d'acheter la
"paix sociale" avec le dit syndicat, mais ne répond en rien aux
demandes légitimes de la société en matière de production agricole
et d'alimentation.
Lire (lemonde).
20/04/12
Histoire de l'agriculture en Afrique tropicale francophone.
Un travail phénoménal, 6
volumes, 3 000 pages passionnantes. Difficile
d'imaginer que "ceux d'en bas", vivant au sud du Sahara, qui plus
est des paysans, aient pu faire preuve d'une extraordinaire
créativité durant durant des siècles, notamment en matière
d'agriculture. Or le "voyage", d'une durée de 10.000 années auquel
nous invite l'agronome français René Tourte qui incite ces
populations à regarder avec fierté ce passé car "il est plein de
brillants futurs".
"J'ai découvert que ces gens humbles dont on ne parle quasiment
jamais détiennent un savoir immense en matière d'agriculture. Aussi
me suis-je posé la question de savoir ce qu'il en était de ces
connaissances avant l'arrivée des Européens, et plus
particulièrement des Français, en Afrique tropicale". (source :
Adit). Documents FAO.
Télécharger Vol.I
[1.1Mb] : Aux sources de l'agriculture africaine, de la
préhistoire au moyen-âge. Télécharger Vol.II
: Le temps des découvertes et des grands brassages intercontinentaux
du XVème au XVIIIème siècles
Télécharger Vol.III
: Explorateurs et marchands à la recherche de l'Eldorado africain
1800-1885/1890
Télécharger Vol.IV
: La période coloniale et les grands
moments des jardins d'essais :1885/1890 - 1914/1918
Télécharger Vol.V
: Le temps des stations et de la mise en
valeur 1918-1940/1945
Télécharger Vol.VI
: De l'empire colonial à l'Afrique Indépendante 1945-1960; la
récherche prépare le développement
18/04/12
Une ferme de 1750 têtes de bétail, pour quoi faire ?
Un élevage concentrant
1 750 bovins dont 1 000 vaches laitières est actuellement en projet
dans la Somme. Pour faire passer cette horreur, ses promoteurs ont
trouvé comme argument la production d’électricité « verte » par la
méthanisation des déjections et des déchets des environs.
Ce projet de 2012 est situé sur deux villages au nord d’Abbeville
dans la Somme : neuf bâtiments pour une exploitation de 1 000 vaches
et 750 bovins (génisses et veaux) couplées à une usine de
méthanisation (1,5 MWatt). L’enquête publique a eu lieu et donne un
avis favorable malgré la levée de boucliers des riverains et le
rejet à l’unanimité du Conseil Municipal de Ducrat (une des deux
commune concernées). Le Conseil Municipal de l’autre commune s’étant
prononcé pour à 7 voix contre 6.
La concentration
d’animaux dans un tel projet ne nécessitera pas moins de 2 700 ha
d’épandage sur 24 communes environnantes (actuellement, le promoteur
ne dispose que de 1 200 ha). Le transport du digestat de la
méthanisation et de la nourriture pour les animaux sur les petites
routes de campagne inquiète les riverains.
Les vaches ne verront bien sûr plus les verts pâturages puisqu’elles
seront nourries uniquement à l’auge. Une demande de dérogation pour
le retournement de prairie est déjà en cours.
Un tel projet n’est pas
compatible avec la préservation de l’environnement
De plus, des hectares vont être détournés de leur rôle nourricier.
En effet, le méthaniseur ne pouvant fonctionner avec les seules
déjections, il faudra d’autres apports, notamment végétaux.
Lire (confederationpaysanne).
D'un point de vue plus
général, l'alibi de la méthanisation ne doit pas être bien
compatible avec une mécanisation à outrance et une consommation
énorme de fioul agricole à l'heure où celui-ci ne cesse d'augmenter,
ce type d'exploitation est condamné d'avance. Et si pour exporter
(avec subvention) il faut acheter (avec des devises) des tourteaux
et du carburant, sans compter la chasse aux primes (maintenant
créées pour éliminer les petits producteurs,
Lire), le bilan global sera négatif à coup sûr.
13/04/12
Des bactéries pour azoter les champs.
Agronutrition à
Carbonne (Haute-Garonne) a lancé en février un nouveau processus
de fertilisation issu d'un projet de recherche mené avec des
laboratoires publics et la coopérative agricole Arterris au sein
du pôle de compétitivité Agrimip Sud-Ouest Innovation. Il s'agit
d'un service et non d'un produit. L'entreprise prélève un
échantillon de terre de la parcelle à fertiliser, et l'analyse
dans son laboratoire. Les biologistes isolent les bactéries
fixatrices d'azote parmi la flore bactérienne et les cultivent
en grande quantité dans une solution sucrée. Après deux
semaines, le concentré contient 10 milliards de bactéries par
millilitre !
Pulvérisée sur les
pelouses, cette solution bactérienne diminue de 20 % les besoins
en engrais azoté. Dans les champs de blé, un seul épandage lors
de l'enfouissement des pailles réduit l'apport d'engrais de 10 %
tout en augmentant la récolte de 11 % en moyenne, selon
l'entreprise, qui a testé le procédé dans 14 fermes.
Agronutrition étudie à présent une bio dynamisation des sols en
phosphore car les plantes ont aussi besoin de phosphate.
Lire (lesechos).
« Le premier
intérêt est écologique : l'utilisation moindre d'engrais azoté
diminue la production de CO² et réduit le lessivage des sols »,
explique Cédric Cabanes, PDG d'Agronutrition. Le doublement du
prix des engrais chimiques azotés en dix ans ouvre de nouvelles
perspectives à la fertilisation biologique. Dès le lancement du
procédé, une dizaine de villes (Albi, Blagnac, etc.) et un
millier d'agriculteurs ont adopté cette solution en
Midi-Pyrénées et en Languedoc-Roussillon.
Nota : ce procédé
appliqué à des terres soumises aux pesticides et biocides
habituels est assez pauvre en bactéries, si on fait un
prélèvement sur des terres cultivées en bio, parions qu'il y a
plus de variétés de bactéries et en plus grand nombre. Un
agriculteur qui tient ce raisonnement doit se dire "pourquoi
détruire des bactéries pour en remettre ? ". Et petit à petit on
reviendra à une vraie agriculture où le sol est vivant et
l'allié de la plante cultivée. (semer 20 kg de
pois avec le blé -en bio- produit le même effet).
08/04/12
LAMS, Laboratoire d'Analyses Microbiologiques des Sols.
La meilleure alliée de
l'agriculteur, c'est la bonne qualité biologique du sol. Le Lams,
fondé par C et L Bourguignon vous présente
son nouveau site.
Vous y trouverez aussi
quantité de conseils. Une mine d'or, exemple :
Analyse complète d’un profil de sol : C’est l’analyse la plus
exhaustive actuellement disponible sur le marché. Indispensable si
l’on veut connaître les points forts et faibles de son sol.
Elle comprend une visite de la parcelle avec étude d’un profil,
tests de terrains, prélèvements d’échantillons de sols à plusieurs
profondeurs. Une analyse physique, chimique et biologique de chaque
échantillon en laboratoire et la remise d’un rapport avec
explication des résultats et des conseils sur la gestion de votre
sol.
Analyse de jardin : Cette analyse est
réservée aux particuliers. Elle leur permet d’obtenir les
informations essentielles pour l’entretient biologique et chimique
de son sol de jardin. Elle permet notamment de connaître quel type
de légume ou de fruit est le mieux adapté.
Comptage de la faune : Le LAMS est le
seul laboratoire capable de réaliser en routine un comptage de la
faune présente dans un sol agricole.
Cette analyse vous permettra de mesurer l’état de santé biologique
de votre sol et l’impact de vos pratiques culturales sur la faune du
sol.
Le
Lams propose aussi des formations.
30/03/12 Insecticides et abeilles, 2 études de terrain.
Deux études montrent
l'effet négatif de deux molécules sur le développement et
l'orientation des pollinisateurs.
L'effet de certains produits phytosanitaires sur les insectes
pollinisateurs commence à se préciser. Deux études parues ce
vendredi 30 mars dans la revue américaine Sciencerévèlent la manière
dont deux insecticides de la famille des néonicotinoïdes agissent
sur le développement et le comportement de l'abeille domestique et
d'une espèce de bourdon pollinisateur sauvage. Le tout - et c'est
une grande première - dans les conditions de plein champ et non en
laboratoire, comme c'était le cas jusqu'à présent.
Réalisée sous la direction de Penelop Whitehorn et Dave Goulson,
écologues à l'université de Stirling (Royaume-Uni),
la première étude (sur le
Gaucho) pourrait expliquer, au moins en partie, le déclin de
certaines des 20 000 espèces pollinisatrices sauvages. «Certaines
espèces de bourdons ont énormément baissé en nombre. En Amérique du
Nord, par exemple, certaines qui étaient largement répandues ont
plus ou moins disparu de tout le continent. Au Royaume-Uni, trois
espèces sont désormais éteintes», explique Dave Goulson.
La seconde étude, pilotée par Mickaël Henry, chercheur à
l'Institut national de la recherche agronomique, et Axel Decourtye,
de l'Association de coordination technique agricole (Acta), a montré
que le thiamethoxam, matière active de l'insecticide Cruiser,
pouvait désorienter les abeilles domestiques. Pour cela ils ont
équipé 650 butineuses d'une puce électronique (RFID) afin de repérer
leurs allées et venues.
Détruire les mauvaises
herbes et non les plantes cultivées a toujours été un problème,
longtemps résolu par l'utilisation d'une abondante main d'œuvre puis
par le recours aux herbicides. Il existe pourtant déjà des robots
capables d'accomplir cette tâche si les mauvaises herbes sont entre
les lignes de culture ou entre des plants régulièrement espacés.
Mais lorsque plantes de culture et adventices sont mélangées? Des
chercheurs de Gembloux Agro-Bio Tech ont mis au point une méthode de
reconnaissance basée sur la hauteur des plantes.
Lire (université de Liège).
Est-ce une bonne solution
face aux herbicides ? En tout cas on cherche des solutions à haut
niveau. A suivre.
Ce n'est pas un poisson
d'Avril, et si on se permet un peu d'humour décalé -et de mauvais
goût-, en regardant la photo, ça supprimera ces fainéants qui
travaillent couchés.
27/03/12
Petite histoire des pesticides.
... Au cours des années
1945 – 1970, l’utilisation des insecticides organochlorés, tel le
DDT, se généralise, entraînant l’effondrement de la reproduction des
prédateurs, et plus particulièrement des rapaces avec le Faucon
pèlerin en première ligne. Rapidement, c’est au tour des
organophosphorés, puissants toxiques du système nerveux, de faire
leur apparition, leurs effets mortels se faisant sentir sur nombre
d’animaux vertébrés et invertébrés, y compris les oiseaux. La
machine est alors lancée et, à partir des années 1970, les
herbicides font leur entrée. La quasi disparition de la flore
indigène entraîne la disparition des invertébrés qui dépendaient
d’elle. Les chaînes alimentaires sont rompues, laissant démunis les
oiseaux dépendants des ressources en invertébrés.
A partir des années 1990, cette logique implacable de destruction du
vivant trouve une nouvelle expression avec la mise au point des
insecticides en enrobage de semences. Pour la LPO, cette nouvelle
invention est le « coup de grâce » porté aux invertébrés, « entre 10
et 33 000 fois plus sensibles que les vertébrés à ces poisons ». Au
cœur du processus vital de pollinisation, les abeilles s’effondrent,
de même que nombre de populations d’oiseaux (hirondelles, traquets,
alouettes…) qui crient famine. Selon l’association, les oiseaux
soumis à l’agriculture intensive ont ainsi chuté de 30 %. ...
Et comme tout ceci ne
suffit pas, la France assouplit l'interdiction des pulvérisations
aériennes.
Lire (lemonde). Les lobbies sont toujours à l'œuvre !
26/03/12
L'accaparement des terres en Afrique.
Des chiffres édifiants.
Alors que dans la majorité des pays africains plus de 10 % de la
population a faim, ce sont des fonds de pension (dont la France),
principalement, qui accaparent les terres africaines pour des
productions intensives à l'export.
Télécharger le
diaporama.
L'association GRAIN propose aujourd'hui un nouvel ensemble de
données concernant 416 exemples récents d'accaparement à grande
échelle, qui sont le fait d'investisseurs étrangers. Les terres dont
s'emparent les investisseurs sont destinées à la production de
cultures alimentaires et couvrent une superficie de près de 35
millions d'hectares dans 66 pays.
Lire (grain.org, avec d'autres diaporamas et pdf à télécharger).
07/03/12 Le
point de vue du président de la Chambre d'agriculture de Haute
Loire.
Non, non, ce n'est pas un
poisson d'avril :voici l'incroyable, édito de Pdt de la Chambre
d'Agriculture de Haute Loire. Voici :
Les malfaisants
Ce sont ceux qui détruisent l'économie et les emplois, qui ruinent
la france. Je veux parler des écolos.
Directive nitrates, réglementation phosphore, épandage d'effluents
d'élevages, Natura 2000, sites classés, Schémas d'aménagement et de
gestion de l'eau, espaces naturels sensibles, restriction de
l'irrigation, réduction des phytosanitaires, zones humides, zones
naturelles, directive habitat, zones d'intérêt faunistique et
floristique, interdiction de coiper les arbres en forêt, Trame Verte
et Bleue, Schéma régional de cohérence Ecologique, Schéma régional
Climat Air-Energie, Plan Régional d'agriculture Durable.
Tout cela tue économiquement l'agriculture qui perd sa compétitivité
par rapport au reste de l'Europe.
Il en est de même d'ailleurs dans tous les secteurs de l'économie et
la France va droit dans le mur. Je plains mes enfants et petits
enfants. Et cela parce qu'une poignée de fanatiques, de doctrinaires
et d'irresponsables, pousse à faire des lois dans ce sens. Ce sont
des bobos souvents payés à ne rien faire qui nous empoisonnent
gravement.
Les politiques sont-ils capables de faire face ? Non assurément.
Entre Hollande qui nous amènera à nous éclairer à la bougie et
Sarkozy qui nomme cette greluche bobo écolo du Grenelle de
l'Environnement comme porte parole de sa campagne électorale, on est
foutu.
Il ne reste plus qu'à espérer une révolution de tous ceux qui
subissent la tyrannie de la Dréal, des agences régionales de Santé
et des écolos, qui voient leurs entreprises fermer ou leurs revenus
diminuer. Le bon sens s'est envolé partout sous la pression de ces
malfaisants d'écolos qui sont même là où one les attend pas.
Par exemple, ils ponctionnent la Feader et nos impôts pour investir
75 000 € à construire dans les carrières de Solignac, tenez vous
bien, des abris pour les chauves souris. Les clochers de nos églises
en abritent déjà des milliers.
Alors, Messieurs les élus, tant pis pour le triple A pourvu qu'on
abrite les chauves souris ???
Souvenez vous que les électeurs ont encore du bon sens, eux.
Gilbert Bros, Président de la chambre d'agriculture de Haute Loire.
17 Février 2012
Commentaire : si jamais
vous aviez cru que les responsables du monde agricole défendaient ce
même monde agricole (25% de pertes d'emploi en 10 ans, 500 suicides
par an -certains disent 1 000-), vous savez maintenant qu'ils ne
défendent que les banques et les firmes agro industrielles.
Le 20/03/12 : voici une réponse plus argumentée :
Lire (gobages, le 3ème intervenant).
29/02/12
Les victimes de pesticides s'invitent au Salon de l'agriculture.
Une action symbolique. Aujourd’hui, des
agriculteurs, des veuves et d’autres utilisateurs professionnels
victimes de l’utilisation des pesticides osent se montrer en plein
jour et accuser un système qui les a rendus malades. Il s’agit d’une
avancée considérable.
Générations Futures
accuse les responsables de ces tragédies.
- Les firmes de l’agrochimie d’abord qui nient la dangerosité des
leurs produits en minimisant les risques et en faisant porter la
responsabilité d’éventuels accidents aux utilisateurs eux-mêmes.
- L’Etat ensuite, qui n’a pas su mettre en place un système
d’évaluation des pesticides qui ne repose pas que sur des données
fournies par les firmes elles-mêmes. L’Etat qui n’a pas non plus su
voir assez tôt que le ‘système pesticides’ en agriculture devait
céder la place à des systèmes agronomiques moins dépendants des
pesticides. Aujourd’hui encore N. Sarkozy n’arrive ainsi pas à
admettre que l’on doit réduire l’utilisation des pesticides et non
pas seulement trouver de nouvelles molécules !
- Le syndicat FNSEA enfin, porte sa part de responsabilité, puisque,
aveuglé par le miroir aux alouettes de la course au rendement et à
l’intensification, il a foncé et fonce encore aujourd’hui tête
baissée dans le modèle agricole promu par l’agro-industrie,
fortement dépendant de l’emploi de pesticides dangereux. Par
ailleurs la FNSEA freine scandaleusement la création de nouveaux
tableaux qui pourraient améliorer la reconnaissance des maladies
professionnelles liées aux pesticides !
24/02/12
Les Français plébiscitent l’avènement d’un nouveau modèle agricole.
Une majorité de français
est favorable à la réduction du nombre de porcs élevés en Bretagne.
Rappelons que la Région héberge la moitié des porcs élevés en
France. Pour Jean-Claude Bévillard : « Ce résultat nous donne
satisfaction. Il démontre que nos concitoyens ont compris
l’importance d’agir sur les causes de la prolifération des algues
vertes. Ils mesurent aujourd’hui les limites du ramassage des algues
vertes qui, outre son coût, ne règle pas le problème de fond».
Le grand nombre de citoyens (73%) exprimant son inquiétude quant à
la présence de pesticides dans les produits alimentaires souligne
les attentes de la population en ce qui concerne l’application du
plan Ecophyto, élaboré lors du grenelle de l’environnement, qui doit
permettre, d’ici 2018, de réduire de 50% l’usage des pesticides. Le
chemin est encore long puisque la tendance actuelle est à une
augmentation de l’utilisation de ces produits.
21/02/12
Réduire les phytosanitaires de 50 %, c'est possible.
En 2006, une quinzaine
d’agriculteurs expérimentés du réseau
RAD -
CIVAM
décident de créer un cahier des charges pour des cultures économes
en intrants. Leur but est de le faire valider en tant que mesure
agri-environnementale (MAE) et de l’intégrer au plan de
développement rural hexagonal (PDRH). L’idée directrice du projet
est de refonder les systèmes de culture afin de les rendre moins
sensibles aux bio-agresseurs et, de ce fait, moins consommateurs
d’intrants.
Lundi 13 février 2012,
devant un parterre de 150 participants, les résultats de ce
programme dénommé Grandes Cultures
Économes, qui regroupe désormais 56 agriculteurs, ont été
présentés au Palais du Luxembourg, à Paris.
Diminuer les consommations
d’intrants (pesticides, engrais, énergie…), tout en maintenant la
rentabilité économique des systèmes de culture, c’est possible :
preuve faite par le Réseau Agriculture Durable des Civam dans un
document que vous pouvez télécharger
en cliquant
ici.
Ce document ne concerne
pas l'agriculture biologique, ce n'est pas un problème dans la
mesure où il permet aux agriculteurs de reprendre connaissance d'une
idée simple : leurs terres sont en interaction avec l'ensemble du
territoire, l'air, le sous-sol (l'eau, la vie microbienne, ...).
Avec toutes les conséquences qui en découlent, espérons qu'un
rapprochement entre agriculteurs, société civile et économie fera
évoluer cette problématique.
Lire (cdurable).
12/02/12
Comment on s'oppose à l'agriculture bio en Saône et Loire (71).
Rappel des faits : Jean Pierre et Renée
JACQUIER, producteurs de viande bovine et volailles en agriculture
biologique à Pierre de Bresse. Ils sont actuellement victimes d’une
intimidation par un autre agriculteur qui met en péril leur
exploitation et une AMAP .
Les Jacquier sont locataires
de terres du côté de ST BONNET en Bresse, qui jouxtent 220 ha de
terres exploitées par Bernard Muzeau et ses associés dans le Gaec du
Grand Taperey à St Bonnet en Bresse . Son fils aurait acheté au prix
fort les terres louées (30% au - dessus des prix pratiqués) afin de
l’expulser. L'expulsion est contestée devant les tribunaux. Les
services préfectoraux (DDT) ont signifié aux Muzeau un refus
d’exploiter (1), car mettant en péril l’exploitation des Jacquier.
En cours de dénonciation éventuelle, le bail de location court donc
toujours par tacite reconduction. Mais le « propriétaire » a passé
outre l’interdiction de la préfecture et a utilisé des mesures
d’intimidation violentes : arrachage des clôtures, labour des
prairies, épandage de fumier et de « roundup »…. ! Or ces terres
sont classées en bio depuis 23 ans, et ces saccages et pollutions
volontaires mettent aujourd’hui en péril, outre l’état des sols,
l’avenir de l’exploitation familiale et celui d’une AMAP.
Aujourd'hui : Une bonne nouvelle : le tribunal
paritaire confirme la nullité du congé donné par les Muzeau . En
découle l'autorisation pour les Jacquier de cultiver les terres en
question jusqu'à la fin de leur bail .
C'est ce qu'on attendait ... reste à faire
appliquer la décision , d'où la nécessité de trouver un médiateur
pour éviter de nouvelles violences verbales ou des intimidations
09/02/12
Des
produits sains et au juste prix ? Impossible pour cause de campagne
électorale !
En novembre 2010, Pierre
Priolet, agriculteur du Vaucluse a arraché lui-même les 13 hectares
d’arbres fruitiers de son exploitation de poires et de pommes. Par
cette autodestruction, il souhaitait dénoncer la spoliation que
subissent les exploitants agricoles soumis aux prix non négociables
de la grande distribution. Depuis, il multiplie les appels au
secours, sur les plateaux télé ou dans son livre Les fruits de ma
colère.
... Les agriculteurs
bossent comme des dingues et croulent sous les dettes. Leur
quotidien, c’est le divorce, les médicaments, voire le suicide.
Certains sont des zombies. J’en retire d’abord une impression de
grand vide dans nos territoires. Je suis passé à Juliénas, dans le
Beaujolais, on m’a dit que la moyenne d’âge dans le village dépasse
les 70 ans. Un peu plus loin, le dirigeant d’une coopérative
m’apprend que dans cinq ans, il n’y aura plus de vignerons dans sa
commune. Dans mon village, nous ne sommes plus que 3 agriculteurs,
plus de 60% du territoire est en friche. J’ai traversé des coteaux
du Beaujolais complètement vides, à l’abandon. Que vont devenir ces
espaces ? Je crains une apocalypse alimentaire le jour où il faudra
revenir en arrière et produire à nouveau, par exemple à la moindre
catastrophe climatique ou difficulté à importer des produits.
... Il faut une volonté
politique nationale. Imposons aux distributeurs une marge brute
maximale de 30% sur les fruits et légumes. C’est beaucoup 30% ! Et
bien avec cette marge ils achèteraient les pommes de terre 1,10 euro
le kilo aux agriculteurs, et ils revendraient le tout plus de 1,50
euro. Tout le monde y gagnerait, le consommateur y compris. J’ai
proposé cette solution au ministre de l’Agriculture Bruno Le Maire
qui avait demandé à me rencontrer il y a quelques semaines. Il m’a
répondu que c’était inenvisageable à cause de la campagne électorale
! Même imposer d’afficher le prix payé au producteur sur l’étiquette
lui semble impensable. Vous savez, ce même ministre a reconnu qu’il
ne sait pas combien un hectare fait de mètres carrés. Comment
voulez-vous décider de notre modèle alimentaire avec des dirigeants
qui n’ont pas la moindre notion de comment on produit notre
nourriture ?
Lire (terraeco).
08/02/12
On voulait interdire la vente de semences "non
déposées". Kokopelli gagne son procès.
Ca paraît surnaturel ce
genre de connerie, mais c'est bien ce que les semenciers cherchaient
à faire. Plus question de vendre des variétés anciennes ? La
commission européenne donne raison à Kokopelli, association dont le
but est de défendre la biodiversité de nos jardins.
Lire (terraeco).
04/02/12
"Touche pas à ma terre", manif d'agriculteurs
devant le ministère de l'environnement.
C'était ce Vendredi matin
aux aurores, une manifestation organisée par la FDSEA Ile de France
et les Jeunes Agriculteurs.
Manifester à la fois pour
défendre le métier et défendre le productivisme me laisse perplexe.
Surtout en montrant du doigt le ministère de l'écologie (qui est en
service minimum).
Lire (lemonde).
Cette pancarte de
manifestant "Touche
pas à MA terre" est significative : en fait, la profession, poussée
par la Fnsea, revendique le droit de faire ce qu'elle veut sur ce
qui est le bien commun de tout le pays. Il y a donc un problème de
fond qui n'a jamais été abordé : pour tout autre "propriétaire"
d'une chose quelconque, celui-ci est soumis à des règles de
bienséance avec son entourage.
Par exemple, vous avez
une chaîne HiFi exceptionnelle et vous n'avez pas le droit d'en
faire "profiter" outrageusement vos voisins. De même pour la terre,
il est normal de l'exploiter en tenant compte de règles approuvées
par tous, y compris les buveurs d'eau, les apiculteurs et beaucoup
d'autres. La notion de propriété
absolue (saufs les objets strictement personnels)
est obsolète dans ce monde interconnecté , et ce n'est pas de
s'aligner sur les plus laxistes que sortira la solution.
Si
la Fnsea est réellement défenderesse de l'agriculture et des
agriculteurs, son rôle est de demander que tous les pays soient
respectueux des terres et des agriculteurs. On sort durablement
d'une crise par le haut, jamais par le bas en demandant toujours
plus de subventions, de pesticides et biocides, de semences fragiles
et de traitements en tous genres qui dénaturent et appauvrissent les
sols.
L'écologie agricole ça
commence par : faire revivre les sols.
03/02/12
Pays Basque, pression des industriels sur le
lait de brebis.
1,35 million de litres de
lait de brebis risquent de partir à la poubelle. En cause : le refus
des industriels de collecter ce lait auprès de la Coopérative
laitière du Pays basque (CLPB).
Le 7 novembre 2011, lors
d’une réunion de l’interprofession à la sous-préfecture de Bayonne,
les gros industriels (Lactalis, Bongrain, Andros…) informent les
éleveurs de brebis adhérents de la coopérative qu’ils n’achèteront
plus leur lait, à moins qu’ils ne concluent des contrats individuels
avec eux, en quittant la coopérative. Une annonce jugée « brutale »
deux semaines avant le début de la collecte, qui dure jusqu’en
avril.
... Pourquoi cet
acharnement ? « La coopérative a, historiquement, porté tous les
combats : pour l’AOC, pour le prix du lait, pour le développement
local… Les industriels essaient de la casser », analyse
Jean-Noël Etcheverry. 80 % du lait de brebis est labellisé Ossau-Iraty,
dont l’origine est contrôlée et protégée. Un argument de poids pour
les éleveurs en Pyrénées-Atlantiques pour négocier un tarif
garantissant « un revenu suffisant pour vivre sans faire du
volume à tout prix ». Cela a, entre autres, permis de maintenir
des petites exploitations en zone de montagne. Le litre de lait
Ossau-Iraty se vend ainsi 1,055 euros, ce qui rapporte à l’éleveur
31 650 euros pour une production moyenne de 30 000 litres. Avec la
même quantité produite, un éleveur de brebis en Aveyron ne perçoit
que 19 800 euros (à 0,66 €/l).
Lire (bastamag).
« L’objectif est
d’aligner le marché du lait de brebis en Pays basque sur les cours
européens, à l’instar de ce qui se passe avec le lait de vache. On
en connaît les funestes conséquences pour les petits paysans : plus
du tiers des exploitations de vaches laitières disparues depuis dix
ans », accuse le mouvement écologiste
Bizi !
03/02/12
Si on laissait l'agriculture aux marchés, ce serait la famine (J
Bové).
Je pense fondamentalement
qu’il n’y a pas d’agriculture possible sans politique publique de
soutien, ne serait-ce que pour organiser l’offre et la demande et
l’occupation des territoires. Au Ve
siècle avant J.-C., Socrate disait même que "celui qui ne connaît
rien au commerce des céréales ne peut pas prétendre être un homme
d’Etat". C’est une réalité qui est toujours vraie aujourd’hui, et si
on laissait le seul marché décider aujourd’hui, ce serait la famine
assurée.
L’enjeu aujourd’hui,
c’est donc bien de changer l’orientation générale de la PAC pour
obtenir une bonne agriculture, et non pas la supprimer. Il faut
désormais répondre à cette question : veut-on poursuivre dans le
modèle actuel ou évoluer vers un nouveau type d’agriculture ?
Aujourd’hui, il y a à mon
sens trois grands axes à défendre. Le premier, c’est de nourrir en
quantité et en qualité les 500 millions de citoyens européens. Cela
implique une production sur l’ensemble du territoire, mais aussi un
type de production qui permette aux générations futures de continuer
à produire. Le deuxième, c’est plus largement l’enjeu
environnemental, et la nécessité d’adapter l’agriculture aux
bouleversements climatiques que nous connaissons. Le troisième enfin
concerne l’occupation de l’espace territorial et social,
c’est-à-dire le maintien d’agriculteurs sur l’ensemble du territoire
européen. Cela passe par l’installation d’une nouvelle génération
d’agriculteurs. Si on poursuit avec le modèle actuel, on va assister
à une véritable hémorragie en nombre d’agriculteurs,
puisqu’aujourd’hui les paysans ne sont pas remplacés, et ce à cause
d’une politique d’installation qui empêche les jeunes de reprendre
le flambeau.
... Culturellement,
l’agriculture française n’existe plus. Depuis une vingtaine
d’années, la question agricole est déconnectée de la réalité des
gens. Il y a une coupure entre la société civile qui mange tous les
jours et le monde agricole qui produit ces aliments. Les politiques
agricoles ont toujours mis de côté les paysans, et ne les ont jamais
intégrés dans une problématique plus globale. Quand on parle
d’emploi par exemple, jamais il ne vient à l’idée des dirigeants de
créer de l’emploi en milieu agricole.
Lire
(europeecologie).
31/01/12
Biodiversité des sols (dossier Futura
Sciences).
La faune du sol peut
paraître banale et pourtant, le sol et le sous-sol de notre planète
abritent une biodiversité foisonnante, indispensable elle aussi à la
vie sur Terre.
Sous nos pieds grouille
un univers riche de plusieurs centaines d’espèces animales (au
décimètre carré), dont l’importance est fondamentale pour le
maintien de la vie sur notre planète : recyclage de la matière
organique, création de la structure du sol, régulation,
dissémination et stimulation des communautés microbiennes
(bactéries, champignons), telles sont les fonctions principales
dévolues aux invertébrés du sol, toutes essentielles pour le
maintien de la fertilité du sol et donc… de la biodiversité ! Mais
qu’arrive-t-il lorsque cette faune régresse en nombre et diversité?
L’écosystème ne se transforme-t-il pas alors en colosse aux pieds
d’argile ?
Vous pourrez découvrir dans ce dossier comment on explique la
coexistence d’un aussi grand nombre d’espèces dans le sol, comment
matière et énergie y circulent le long de réseaux trophiques,
pourquoi la biodiversité animale du sol explique la bonne santé de
nos forêts, et comment on peut en tirer des leçons pour les gérer
durablement.
Lire (futurasciences).
Au sommaire :
- Sol et sous-sol : une biodiversité étonnante
- La dimension fractale* du sol
- Le réseau trophique et la mobilité
- Mull et moder, les formes d’humus
- Animaux du sol : les facteurs contrôlant la biodiversité
- Faune du sol et dynamique forestière : l'exemple du ver de terre
- Vers une foresterie durable respectueuse de la faune du sol
- Pour en savoir plus sur les animaux du sol
* Fractale
: c'est une figure complexe qui, pour un volume donné, possède un
maximum de surface, les motifs se répétant "à l'infini" au fur et à
mesure du grossissement du microscope. Exemples : le chou fleur, le
flocon de neige, la côte bretonne, l'éponge).
25/01/12
BCAE (Bonnes Conditions Agricoles et
Environnementales), tout changer pour ne rien changer.
Dans le cadre du Grenelle
de l'Environnement, il fallait bien prendre des mesures. Par exemple
sur la rotation des cultures. Voici donc ce qui a été mis en place :
le maintien de la diversité d’assolement qui est un des fondements
de l’agronomie se réduit à :
- soit l’implantation de 3 cultures différentes, la plus petite
pouvant représenter 3%, la seconde 5% et la troisième donc 92%,
- soit l’implantation de 2 cultures différentes avec une surface
fourragère (prairie temporaire ou artificielle) couvrant 10%, la
culture pouvant couvrir 90%,
- soit l’implantation d’une seule culture (visée essentiellement le
maïs grain). Cela s’appelle une monoculture. La seule contrainte est
un broyage fin des tiges et un enfouissement superficiel.
En fait, la mesure a été construite de façon à satisfaire 100% des
pratiques existantes, tout en satisfaisant la requête de la
Commission. Sous couvert d’un affichage de diversité d’assolement,
on tolère la monoculture du maïs et des rotations très courtes comme
blé/tournesol.
Encore mieux : le
maintien des éléments topographiques, il fut donc décidé qu'une haie
comptait pour 100 m de large. (SF, com-agri).
On pourrait conclure que
nos énarques et agronomes officiels ont suivi les cours du mime
Marceau : marcher en faisant du sur-place (repris par Mickael
Jackson : le moon walk) !
21/01/12
Plus de polyculture pour plus d'équilibre.
C'est une vérité de
Lapalisse, hélas oubliée. La polyculture est la solution la plus
économique et la moins polluante puisque le recyclage se fait sur
place et de façon équilibrée, ou peut s'en faut. La transformation
de nos espaces en vastes monocultures ou mono élevages crée plus de
problèmes qu'il n'en résoud, et une enquête de l'Inra va dans ce
sens.
«C’est la première
fois qu’une étude s’attache à décrire l’ensemble des émissions
d’azote liées à l’élevage», a déclaré Marion Guillou, présidente
de l'Institut national de la recherche agronomique (Inra). Pour
mener ce travail à bien, 20 chercheurs de disciplines différentes
ont analysé plus de 1.300 publications et constaté que la capacité
d’absorption des surfaces agricoles dépend de la nature des sols, de
la concentration des élevages sur une zone et bien sûr du climat.
Lorsqu’il est en excédent dans un milieu, l’azote se transforme
alors en nitrate, en ammoniac ou protoxyde d’azote.
Mais les excédents de
rejets d’azote ne dégradent pas forcément le milieu (eau, air). En
Bretagne, le trop plein est lié à une très forte concentration
animale -deux fois la moyenne nationale. Mais l’Irlande qui possède
le même type de climat et de sol réussit à absorber beaucoup plus
grâce à ses prairies et à son élevage extensif.
La révolution est-elle en marche? On peut se le demander lorsque
les solutions à l’échelle du territoire sont abordées. «La
recherche de synergies entre exploitations est nécessaire.»
Autre solution peu compliquée à mettre en œuvre: l’aménagement
paysager. Les scientifiques ont constaté que les zones humides
et les haies favorisent la dénitrification. Mais surtout, la
déconcentration des élevages avec une relocalisation partielle
des productions semble faire des émules au sein de l’institut.
Cette solution est née d’un constat: certains territoires sont
entièrement dédiés à l’élevage (comme la Bretagne), d’autres à
la culture des céréales (comme le bassin parisien).
«La politique agricole française a poussé la concentration
des élevages dans certaines régions et les cultures dans
d’autres. Il faut rééquilibrer tout cela!», constate
Frédéric Gaiffe, éleveur laitier dans le Jura.
18/01/12
Riz, les canards savent désherber.
Qui vous a dit qu'on
n'utilisait pas de désherbant en culture bio ? Ici, ce sont les
canards qui font le boulot, ils se nourrissent de vers et
d’insectes. Palmes et bec éternellement en action, ils oxygènent
l’eau et remuent la terre en pataugeant. Leurs déjections servent
d’engrais. Ils sont surtout une alternative crédible aux pesticides,
en arrachant les mauvaises herbes qui étouffent la rizière.
D’autant que pour des
raisons mystérieuses, ils ne touchent pas au riz.
"Les rizières souffrent
de mauvaises herbes connues (panisse et le triangle) mais aussi du
riz sauvage (crodo) très difficile à éradiquer avec des produits
chimiques, car ceux-ci tuent aussi le bon riz", confie Jean-Claude
Mouret, de l’Inra Montpellier qui a validé la technique.
"L’initiative est
remarquable. C’est une référence en terme d’autonomie et de démarche
globalisée et réfléchie." Bernard Poujol complète : "Ce n’est pas du
bio de baba cool. Mais une nouvelle agriculture qui invente son
itinéraire."
Lire (midilibre).
16/01/12
Le BRF (bois réal fragmenté).
La technologie du BRF est
une solution pour le décompactage, la reconstitution des sols, la
régulation de la T° et de l'humidité, et la lutte contre les
adventices (mauvaises herbes).
Cela consiste à récupérer
la taille (broyée) des haies et sous bois et l'étendre entre les
lignes de culture.
Résumé (format .doc) de la conférence de C et L Bourguignon.
Télécharger le diaporama (pdf).
Exemple d'un vignoble :
Vidéo (45
mn). Plus de renseignements
(infobrf). Ca marche aussi pour le jardin !
30/12/11 L'observatoire des prix, du
producteur au consommateur.
L'Observatoire de la
formation des prix et des marges des produits alimentaires, placé
auprès du ministre chargé de l'alimentation et du ministre chargé de
la consommation, a pour mission d'éclairer les acteurs économiques
et les pouvoirs publics sur la formation des prix et des marges au
sein de la chaîne de commercialisation des produits issus de
l'agriculture, de la pêche ou de l'aquaculture.
Lire (observatoireprixmarges, ministère des
finances et ministère de l'agriculture). Et nous aussi sommes
intéressés ! Les travaux de l’Observatoire sont réalisés
principalement par FranceAgriMer.
Conseil : dans le menu, cliquez sur "filière",
puis affinez votre choix sur la ligne en dessous. Un fois la page
ouverte, sélectionnez le produit qui vous intéresse dans la colonne
de gauche (menu + sous menu). Allez aussi voir "Rapports et études".
30/12/11
Flambée des coûts de production en 2011.
Les comptes prévisionnels
2011 (constitués en partie d'estimations) annoncent une baisse du
revenu net d'entreprise par actif non salarié, de 6,8%. Cette baisse
est aggravée par la flambée des consommations intermédiaires (+10%)
: les coûts "aliments du bétail" progressent de 16,8 %, les engrais
font un bond de 42%, et ce, malgré l'augmentation de la production,
tant en volume (+2,3) qu'en valeur (+5,6%). Le revenu de la ferme
"France "s'élèverait à 12,37 milliards d'euros impacté par 8,57
milliards de subventions du premier pilier de la PAC, rappelant
l'artificielle compétitivité de l'agriculture française et
européenne livrée au libre échange.
Lire (confpaysanne).
23/12/11
Loi de finances 2012, Assemblée, Sénat et FNSEA.
"Le pire a été évité"
selon la FNSEA : l'amendement phyto du Sénat (augmenter la TVA) est
rayé à l'assemblée, idem l'augmentation de la redevance eau
(irrigation).
"Ces mesures sont
favorables aux agriculteurs" se satisfait la FNSEA. Mais quels
agriculteurs ? Ils ne le disent pas parce que ce n'est pas vrai.
Ces mesures étaient
destinées à s'orienter vers une agriculture plus raisonnable.
Donc leur devise est
"tout va bien tant qu'on ne change rien" revient à continuer à
maltraiter les rivières et les nappes phréatiques, laisser des
résidus de pesticides dans les aliments. Et les inconvénients sont
payés par toute la population : traitement de l'eau, disparition de
la faune des rivières (voir la Loue).
Il fut un temps où les
agriculteurs étaient les jardiniers de la planète, la technologie et
la biologie auraient pu en faire les magiciens, non, certains les
ont transformés en sorciers au bénéfice de quelques grands groupes
financiers producteurs de phyto, engrais, bouffe industrielle.
22/12/11
L'agroforesterie revient.
Depuis 30 ans haies,
arbres et bosquets ont disparu des paysages agricoles. Ils
pourraient bien revenir en force sous une autre forme : associer
sylviculture et culture. Avec la nouvelle PAC, cette pratique
ancestrale consistant à associer des arbres et des cultures revient
sur le devant de la scène.
En 2008, on comptait plus
de 300 projets agro forestiers répartis sur toute la France. En
1995, l'INRA crée sur plus de 50 hectares la première expérience de
recherche associant arbres, grandes cultures et vigne sur le domaine
de Restinclières, au nord de Montpellier (34). Depuis lors, une
quarantaine de parcelles de démonstration ont été installées dans
six régions grâce à des financements du ministère de l'Agriculture.
Lire (actuenvironnement).
16/12/11
Antibiotiques dans les élevages, apparition de multi
résistance.
Les bactéries Salmonella
sont une des premières causes d'infections alimentaires chez
l'Homme.
L'une d'elles "Salmonella Kentucky" détectée dès 2002 par le Centre
national de référence des Salmonella à l'Institut Pasteur chez un
petit nombre de voyageurs de retour d'Egypte, du Kenya et de
Tanzanie, suscite l'inquiétude de par sa résistance à de nombreux
antibiotiques.
Lire (clcv).
07/12/11
Nous avons besoin d'un système alimentaire qui
nourrit les gens, pas les marchés.
Cette phrase est vraie
partout et plus particulièrement dans les pays du sud où de grandes
multinationales rachètent les terres pour des productions à
l'export. Au détriment des populations locales, des ressources en
eau et de la qualité des sols.
Le 5 décembre
2011, GRAIN a reçu le Right Livelihood Award 2011, souvent appelé le
« Prix Nobel Alternatif », au Parlement suédois, à Stockholm. Ce
prix a été décerné à GRAIN pour son « travail dans le monde entier
visant à protéger les moyens de subsistance et les droits des
communautés agricoles, et à dénoncer les achats massifs de terres
agricoles dans des pays en développement par des intérêts financiers
étrangers. » GRAIN a saisi cette opportunité pour demander la fin
immédiate de l'accaparement des terres et une restitution des terres
aux communautés locales.
Lire (grain).
Début du discours : Il y a trois
semaines, le 16 novembre, Cristian Ferreyra a été abattu par deux
hommes masqués en face de sa maison et devant sa famille. Cristian
vivait à San Antonio, un village situé au nord de Santiago del
Estero, en Argentine. Il faisait partie d'une communauté autochtone
et était membre l'organisation paysanne autochtone MOCASE, l'un de
nos partenaires. Son « crime » ? Avoir refusé de quitter sa terre
natale pour laisser la place à une immense plantation de soja, l'une
de ces exploitations qui, parmi tant d’autres, ont empiété sur le
territoire des communautés rurales dans toute l'Argentine au cours
des dix dernières années. Les propriétaires de la plantation l’ont
donc fait assassiner. Cristian était âgé de 25 ans seulement.
06/12/11
Un hectare, c'est quoi ?
La réponse de B Lemaire.
Le commentaire de la
réponse par Guy Carlier.
Ecouter
(europe1, 2mn35*). Je me disais "il va comprendre : un nectar c'est
quoi ?", mais non, ce fut pire, bien pire.
Amis agriculteurs, et les
autres aussi, faites une bonne publicité de cette réponse, que tous
sachent qui fait tourner le monde (en bourrique, pour n'être pas
méchant), et comment. Vous pouvez envoyer l'adresse du site :
* 2mn35, mais pas "de
bonheur". Faites vous expliquer par les anciens, ceux qui ont eu 20
ans dans les années 60, sinon, réponse la semaine prochaine à cette
même page.
30/11/11
Nourrir la planète en 2050, mission impossible ?
D’ici 2050, l’agriculture
de la planète est condamnée à relever un défi sans doute impossible:
produire 70% d’aliments supplémentaires sur des terres de moins en
moins fertiles.
Selon l’organisation des Nations unies pour l’alimentation et
l’agriculture (FAO), un quart des terres de la planète sont dans un
état de dégradation extrême. 8% sont modérément dégradées, 36% sont
stables ou légèrement dégradées et 10% sont «en cours de
bonification». En cause: l’érosion des sols et le gaspillage des
ressources en eau.
40% de ces terres dégradées se trouvent dans des zones pauvres, 30%
dans des zones de niveaux modérés de pauvreté, tandis que 20% se
situent dans des zones de faible pauvreté.
Lire (jdle).
Dans ce domaine aussi,
après les énergies fossiles et les minerais, il semble que l'on
s'aperçoive de nos limites et que la terre est ronde. Et petite.
29/11/11
Vers l'interdiction de faire ses semences ?
Une nouvelle proposition de loi sur
le Certificat d'Obtention Végétale (COV) sera débattue à l’Assemblée
Nationale le 28 Novembre. Si les députés confirmaient ce vote, les
paysans connaîtraient une régression sans précédent de leur droit le
plus fondamental : celui de ressemer librement leur propre récolte
et d'échanger leurs semences.
Le droit ancestral des paysans de
ressemer et d’échanger librement leurs semences de fermes fait
partie des droits collectifs inaliénables, nous rappelle la
Confédération paysanne.
Lire (confpaysanne).
Mais surtout, la création d'une
taxe essentiellement destinée à la création d'OGM ou de variétés
hybrides (non reproductibles) cherche à créer une privatisation des
semences. Comme si on nous obligeait de verser une obole à la messe
(pour ceux qui y vont, et d'y aller pour les autres) pour rémunérer
le bon dieu de ses largesses.
Lire (bastamag),
l'article est très orienté politiquement cependant le fond est assez
juste.
27/11/11
L'AEI, agriculture écologique intensive.
A
télécharger, un tour d'horizon des différents types
d'agricultures puis le témoignage d'un parcours paysan vers une
agriculture à la fois intensive et écologique. Vous pensez que c'est
utopique? C'est que vous avez beaucoup de chemin à parcourir, prenez
le temps de parcourir ce texte de 88 pages et commencez à vous y
mettre. Rien ne se fait en un jour.
Extrait (p 31) : Je vais
chercher à couvrir en permanence mes sols, soit par des couverts
végétaux entre 2 cultures, soit par des plantes associées. Cette
biomasse produite grâce à l’énergie gratuite du soleil va servir de
nourriture à mon cheptel lombricien. Chiffres à l’appui, les
déjections du cheptel vont augmenter mon taux de matière organique
de 0.1 % par an. Jay Fuhrer (technicien du Dakota) m’a expliqué
qu’un point de MO gagné correspond à 50 unités d’azote gratuites
tous les ans, et augmente la réserve en eau de mon sol de 12 mm par
tranche de 30 cm de sol.
La nature finira
toujours par imposer dans les champs la diversité que nous refusons
d’apporter.
Il est beaucoup plus judicieux mais aussi économique, même si cela
peut sembler plus compliqué à première vue, de comprendre les
relations naturelles et le fonctionnement des éco-systèmes dans nos
champs pour les accompagner plutôt que de rester dans une stratégie
de lutte et de conflit.
D'accord c'est un livre
et on n'est pas dans la rubrique livres. Mais 824 pages (55 €)pour
cultiver autrement, sans faire outrageusement appel aux sirènes des
industries semencières, c'est un bon investissement.
Lire (kokopelli).
C'est un manuel de
production de semences pour le jardin familial avec des informations
très détaillées permettant à tous les jardiniers, et maraîchers, de
produire leurs propres semences en toute pureté variétale. "Semences
de Kokopelli" présente aussi une analyse précise des processus
d'érosion génétique, pour chaque espèce alimentaire, ainsi que des
informations récentes quant à la présence de plantes transgéniques
alimentaires dans diverses parties du monde. Cet ouvrage présente
une collection planétaire de 2700 variétés et espèces principalement
alimentaires. Et c'est l'époque des cadeaux, pensez-y.
11/11/11
Agriculture dans le monde.
Bulletin d'inter réseau n°184.
Sommaire Sécurité alimentaire & volatilité des prix Les pays du
Sahel en mauvaise posture alimentaire – Inquiétude du CILSS
Rencontre Cedeao / FAO sur la volatilité des prix – Bilan,
présentations, rapports Conférence à Dakar sur la volatilité des
prix – Bilan, présentations, rapports Commerce régional et sécurité
alimentaire – Note 12p Volatilité des prix agricoles et sécurité
alimentaire : réhabiliter le rôle des États – Note 4p CSA Compte
rendu du Comité sécurité alimentaire (Rome, 17 - (...).
Lire.
Extrait :
Le rapport Volatilité des prix et sécurité alimentaire (pdf, 98
pages). Réalisé par 4 spécialistes (Canada, Mali, Bengladesh et
France), c'est une analyse fine et indispensable pour comprendre les
besoins de stabilité et de sécurité alimentaire des pays en
développement.
10/11/11
Algues vertes en Bretagne, ça grogne dans les
syndicats agricoles.
On aurait pu s'en douter
qu'il y aurait conflit ! Pour résumer en une phrase : moins de
pollution c'est moins de production, et puis qui vous dit que ce nos
engrais qui polluent ?
La mauvaise foi des
tenants du productivisme agricole à tout prix (le
CAF, Conseil de l'agriculture finistérienne) n'a plus de
limites et en lisant entre les lignes, ce ne sont pas les
agriculteurs qu'ils défendent, mais leur rente financière de
subventions et les filières de vente d'engrais et produits
phytosanitaires. Jamais ces choses là n'avaient été dites aussi
clairement :
- Les représentants
agricoles"se sont battus pour que les objectifs de réduction
des flux d'azote soient réalistes et que les mesures proposées
soient compatibles avec l'économie des territoires".
- "les objectifs de
réduction des flux n'intègrent pas l'impératif de maintien de
l'activité agricole et sont inatteignables dans les délais
impartis".
Bien sûr que les mesures
proposées ont des défauts, surtout quand elles sont conçues "hors
sol" mais ils ont l'avantage d'être une base de négociation, de
prise de conscience. Pour ce dernier cas, c'est raté.
Lire (actuenvironnement).
08/11/11
Association de cultures (colza + lentilles), c'est
gagnant.
En Haute-Saône, une
expérience est menée pour tenter de limiter l'utilisation de
pesticides et éviter la pousse de mauvaises herbes cet hiver dans
les champs de colza.
Le principe : planter des légumineuses (gesse, fenugrec, pois
fourrager ou lentille) dans les champs de colza. Ces plantes
prendront la place des mauvaises herbes. Mais elles ont aussi la
vertu de libérer de l'azote dans la terre, ce qui l'enrichit et
permet d'éviter l'utilisation de pesticides.
Aujourd'hui, la Chambre
d'agriculture, à l'initiative de l'expérience, communiquait sur ce
procédé auprès des agriculteurs du département.
Vidéo (FR3, 2 mn, visible).
Et voilà que les
principes de l'agriculture biologique conquièrent l'agriculture
"traditionnelle". Heureusement qu'il y a une agriculture de
rechange. Quand on regarde la vidéo, on se rend compte qu'il n'y
plus qu'à rétablir les haies, petite perte de surface pour un grand
bénéfice (régulation hydrique, dégâts des vents) et on sera revenu à
de bonnes pratiques.
01/11/11 Agriculture : on y investit 7€
pour produire 2€ ! Lettre ouverte du réseau Civam à Jean-Michel
Lemétayer, président de la FNSEA.
...
vous déclarez : "l’agriculture est une
industrie lourde " (...) "le paysan doit
investir 7 euros pour en produire 2". Vous ne semblez pas, dans
la suite de votre discours, vous interroger sur la signification et
les conséquences de ce constat. Ne pensez vous pas que les raisons
fondamentale de la crise actuelle de l’agriculture résident
justement dans cette « folle course à l’intensification du travail
et à la surcapitalisation qui en découle » ? Ce rapport 7/2 ne
suffit-il pas à traduire une irrationalité économique complète ?
Alors que la plupart des autres secteurs d’activités tendent plutôt
vers un ratio capital/produit de 1/1, voire mieux. Jusqu’où
pensez-vous accepter et justifier cette fuite en avant à laquelle
vous semblez participer de bon coeur ? Au lieu de persister à
présenter aux agriculteurs une voie d’avenir unique faite
d’augmentation continuelle des volumes produits par exploitation et
par actif, sous perfusion d’aides qui stimulent encore la
concentration, ne pensez-vous pas qu’il est grand temps pour vous,
responsable de la profession agricole, de vous poser, de prendre en
considération les attentes de la société et d’examiner quelques
questions fondamentales...
Lire (ruralinfo).
Au passage : nous vous appelons à soutenir cette revue en vous
abonnant. Elle fonctionne (comme ce site) avec des moyens très
réduits.
28/10/11
Plan écophyto, pas de baisse de l'usage des
pesticides.
Mercredi 26 Octobre 2011,
un point d’étape sur la mise en œuvre du plan Ecophyto 2018 a été
réalisé lors du Comité national d’orientation et de suivi, inauguré
par le Ministre de l’agriculture. Inquiète de l’absence de réduction
de l’usage de pesticides depuis 2008, FNE demande d’activer des
leviers supplémentaires pour obtenir des résultats.
Alors que l’objectif du
plan Ecophyto est de réduire de moitié l’usage des pesticides d’ici
2018, et que des moyens considérables sont consacrés à la formation
des agriculteurs et à la mise en place de réseaux de fermes de
référence, l’utilisation de pesticides a légèrement augmenté entre
2008 et 2010 d’après les chiffres présentés par le Ministère de
l’agriculture (+2,6% pour les traitements par pulvérisation et +7%
pour les enrobages de semences).
Pourtant, dans une étude appelée Ecophyto R&D publiée en 2009,
l’INRA démontrait qu’il était possible de réduire de 30%
l’utilisation des pesticides sans perte de revenu pour les
agriculteurs.
Lire (fne).
19/10/11
USA : Une étude s'étalant sur 30 années montre
les nets avantages de l'agriculture bio.
Après 30 années
d’expériences sur le terrain d’agriculture biologique et
d’agriculture conventionnelle, l’Institut américain Rodale conclut
que l’agriculture biologique est plus performante que l’agriculture
conventionnelle relativement au rendement des cultures, la tolérance
à la sécheresse, l’écosystème des sols, les intrants énergétiques,
le gaz à effet de serre et le profit. (Rodale Institute, Octobre
2011). Source : Terre sacrée).
Dès qu'une traduction
sera disponible, nous la publierons.
19/10/11
Les négociations de la nouvelle PAC vont être
mouvementées.
Sans réelle surprise, des
informations ayant fuité tout au long de l’été, la Commission a
souhaité répondre à trois grands objectifs : allier compétitivité
économique et écologie et permettre un maintien et un développement
harmonisé de l’agriculture au sein de l’Union. Les grandes lignes :
- Des pays comme la
France -qui touche 296€/ha alors que la moyenne européenne est à
270€/ha- devraient donc contribuer à la convergence en recevant
moins d’aides directes.
- Le verdissement de
l’aide directe. En plus du paiement de base, l’agriculteur recevra
un paiement dit « vert ». Celui-ci sera conditionné à trois bonnes
pratiques environnementales que la Commission a estimé simples à
appliquer : une obligation de pratiquer une diversification des
cultures - 3 au minimum - , la nécessité de maintenir ses surfaces
en prairies permanentes au sein de l’exploitation et consacrer 7% de
la surface de l’exploitant à des « réservoirs écologiques », afin de
préserver la biodiversité (haies, jachères, surfaces boisées etc.).
- Peu de mesures sur la
volatilité des prix.
- La nouvelle PAC prévoit
aussi des aides directes spécifiques pour favoriser l’installation
des jeunes agriculteurs.
Lire (novethic).
12/10/11
Libérer les semences agricoles et fermières.
En complément de
l'article du 03/10 ci dessous, voici un petit complément :
La semence est le premier
maillon de la chaîne alimentaire. De sa qualité dépend la qualité de
notre nourriture et de l'environnement agricole. Les semences
commerciales aujourd'hui disponibles ont été sélectionnées pour les
engrais et les pesticides chimiques et pour l'industrie
agroalimentaire. Ce modèle, qui nous a sorti des disettes passées,
se heurte désormais aux impasses sanitaires, environnementales et
sociales qu'il a engendrées, aggravées par les crises climatiques,
énergétiques et les spéculations financières. Les paysans qui
veulent en sortir ne trouvent plus de semences adaptées à une
agriculture plus saine et plus autonome. Les lois répriment leurs
droits de les sélectionner, de les conserver, de les reproduire et
de les échanger, et les artisans semenciers qui souhaitent leur en
vendre.
Une campagne nationale est aujourd'hui engagée pour que la France
inscrive ces droits dans sa loi, en respect de ses engagements
internationaux. Lire1
(semencespaysannes),
Lire2
(semonslabiodiversite).
11/10/11
L'UE interpelle la France à propos des algues vertes.
Bruxelles doute de
l’efficacité des mesures prises par la France sur le dossier
sensible des algues vertes.
La Commission européenne veut vérifier si « le phénomène des algues
vertes résulte d’une violation de la directive nitrates de 1991 et
de la directive cadre sur l’eau de 2000 » et si « toutes les mesures
pour mettre fin à cette pollution sont engagées ». L’Europe semble
douter de l’efficacité du Plan gouvernemental de lutte contre les
algues vertes adopté l’an dernier, qui épargne le modèle agricole
breton, principal responsable de cette pollution des rivières par
les nitrates.
Bruxelles demande des explications précises à la France sur 4 points
majeurs. La Commission européenne questionne Paris sur l’ampleur des
marées vertes sur le littoral français, au-delà des 8 baies
concernées par le plan d’action décidé par l’État le 5 février 2010.
Elle l’interroge également sur l’effectivité des actions retenues
dans le plan gouvernemental et leurs premiers résultats.
Lire (enviro2b).
Et il y a fort à parier
qu'il en va de même pour nombre d'autres rivières françaises, seules
les conditions climatiques ou géologiques sont moins favorables au
développement de ces algues.
06/10/11
Les terres arables disparaissent.
Partout, les terres
s’épuisent. Et risquent de ne plus pouvoir nourrir l’humanité. En
cause : l’érosion des sols, liée aux productions intensives, le
déclin de la biodiversité ou des vers de terre, accéléré par l’usage
massif de la chimie, ou encore la progression inexorable du béton
des villes et des routes qui stérilise à jamais notre bonne vieille
glèbe. Aux États-Unis, de nombreuses études lancent l’alarme : la
disparition des terres arables pourrait être irréversible. En
France, on cherche encore à évaluer le phénomène, sans trop se
presser.
Dix millions d’hectares
de terres arables sont détruits et abandonnés chaque année dans le
monde à cause de pratiques agricoles non soutenables, décrit David
Pimentel, professeur à l’université Cornell aux États-Unis et
spécialiste des sols. 0,5 % des terres cultivables disparaissent
tous les ans, l’équivalent d’un cinquième du territoire français.
Lire (bastamag).
Et en France ? "En
1950, il y avait 4 % de matière organique dans les sols. Nous sommes
descendus à 1,4 %. On ne peut plus descendre en-dessous de ce
niveau". Mais c’est en Asie, en Afrique et en Amérique du Sud,
que l’érosion frappe le plus fort : une perte de 30 à 40 tonnes de
terreau par hectare par an. Environ 17 tonnes par an en Europe et
aux États-Unis.
05/10/11
Réforme de la PAC et "greenwashing".
Par une coalition d'ONG
françaises et européennes (extraits) :
D'un
côté la continuation d'un modèle agro-industriel lancé dans une
course en avant, qui s'adapte en corrigeant ses urgences les plus
manifestes ; de l'autre, une agriculture agro-écologique qui
valorise les milieux naturels, les ressources génétiques locales,
l'emploi.
Quatre constats se dégagent :
1 - Les deux modèles sont
en concurrence et leur cohabitation conduit le premier à
marginaliser le second et à en récupérer l'image tout en en altérant
l'essentiel.
2 - La prétendue
supériorité économique du modèle industriel ne repose que sur une
forte mobilisation d'aides publiques, sur des interventions
d'urgence en cas de crise et sur la non-prise en charge des coûts
induits pour l'environnement et la santé. Sans ce fort soutien
public, l'agriculture industrielle serait en faillite et elle l'est
effectivement pour tous les exploitants qui "décrochent" du fait de
charges trop élevées.
3 - Beaucoup d'analyses
estiment désormais que l'agriculture industrielle n'a pas vocation à
nourrir le monde contrairement à ce qu'elle prétend, et qu'elle
contribuerait plutôt à désorganiser les systèmes alimentaires
vivriers.
4 - Produire en ménageant
l'environnement n'est pas une aberration économique, c'est au
contraire la meilleure assurance pour les agriculteurs eux-mêmes,
les citoyens européens et les paysans du monde entier....
Lire (latribune).
05/10/11
Des niches fiscales à revoir.
La Fondation pour la
nature et l'homme, avec d'autres organismes, remet en cause les
niches fiscales concernant les agro carburants, elles sont 10 fois
plus élevées (196 M€ contre 17) que celles dévolues à l'agriculture
biologique (qui ont été réduites) et servent bien souvent à créer
une concurrence déloyale. Lire dans la
newsletter de FNH.
03/10/11
Les semences paysannes, c'est l'affaire de tous.
Nous savons tous qu'il y
a des variétés reines, fruits des sélectionneurs, qui répondent à un
besoin agro-industriel. Et il y a tout le reste : les variétés
anciennes qui sont adaptées à un terroir ou qui ont des
particularités (goût, emploi, rusticité, ...), elles constituent un
réservoir de biodiversité, donc le complément indispensable de ces
variétés industrielles. Les sélectionneurs vont y puiser des
caractères à introduire dans leurs nouvelles variétés.
Le problème est que les
semenciers veulent tout contrôler, s'approprier.
Une coalition constituée
d’organisations paysannes, rurales, de l’agriculture biologique,
environnementales, alter-mondialistes, d’éducation populaire et
d’artisans semenciers a décidé d’interpeler les élus et les
candidats aux prochaines élections pour obtenir le vote d’une loi de
reconnaissance positive des droits des agriculteurs et des
jardiniers sur les semences.
Lire (cdurable).
21/09/11
Journée mondiale contre les monocultures.
Le
21 septembre est la Journée internationale contre les plantations
d’Arbres en régime de monoculture. Ces plantations ne constituent
pas des forêts, et même si cette journée cible surtout les
plantations de palmier du Sud Est asiatique, les arguments sont
valables aussi dans nos contrées : une monoculture s'accompagne d'un
appauvrissement des micro organismes du sol et une maladie est
beaucoup plus difficile à combattre même à coup de produits
phytosanitaires qui, à terme, ne font qu'aggraver la situation (cf
les plantations de bananes).
Lire (amisdelaterre).
16/09/11 Perte des 3/4 de la diversité génétique
au 20e siècle.
(article +++)
Les trois quarts de la
diversité génétique présente dans l'agriculture auraient disparu au
cours du XXe siècle, selon une étude par l’Organisation des Nations
Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Les experts de la
FAO établissent un parallèle entre le recul de l’espace habitable
des tribus indigènes, la mondialisation et la diminution de la
biodiversité alimentaire.
L’étude de la FAO
souligne la limitation progressive de la diversité génétique
agricole mondiale, dont elle rappelle la richesse originelle : "Les tribus reculées des denses forêts tropicales ou des déserts
de glace possèdent une gamme richissime d’aliments sains et
nutritifs – certains ayant des propriétés extraordinaires – que nos
sociétés opulentes ne peuvent que leur envier", peut-on lire en
conclusion de l’ouvrage Indigenous Peoples’ Food Systems, publié par
la FAO, en collaboration avec le Centre CINE (Centre
for Indigenous People’s Nutrition and Environment) de
l'Université McGill.
L’autre conclusion des experts de la FAO est plus inquiétante :
"A mesure que les habitats sauvages reculent sous les pressions
économiques et que la mondialisation standardise les modes de vie,
ces aliments indigènes disparaissent à grande vitesse – et par là
même, les régimes alimentaires qui garantissaient une bonne santé."
Lire (geo).
Petite annonce :
Ferme bio à reprendre à Bain de Bretagne.
Zone géographique
: BAIN DE BRETAGNE 35 Surface agricole : 52 ha Type de production actuelle : Ovins viande et
bovins allaitants, races rustiques en AB. Bâtiments d’exploitation : Bergerie de 120 places
et annexes +
Bâtiments sur des terres en fermage Possibilité de logement d'habitation sur place : A
louer Offre : Mixte Structure et/ou personne à contacter : Noëmie
Pennec, FD CIVAM 35 Tél. 02.99.77.39.28 noemie.pennec@civam-bretagne.org Date de reprise prévue : 01/10/2011
Description/Autres :
Troupeau ovin viande (bleue du Maine et Charolaise) et bovin
allaitant (Nantaise).
Possibilité d'achat du matériel et animaux. Possibilité d'élever des
cochons(petit lait disponible).
Possibilité de cession clientèle vente directe (marché +
restaurateurs) et de développement des ventes (Biocoop...).
La ferme est à adapter au projet.
Logement d'habitation (matériaux écologiques et géothermie) à voir
avec le cédant.
05/09/11 Petite réflexion sur la taxation
du travail. (par Guy Kastler).
- Chaque fois
qu'un salarié reçoit 1 EUR de rémunération nette pour son travail,
l'employeur doit verser 1 autre EUR de taxes sociales diverses,
- Chaque fois qu'un agriculteur achète pour 2 EUR d'équipements
destinés à remplacer du travail par des machines et de l'énergie
fossile, il perçoit environ 1 EUR de subventions diverses,
- Chaque fois qu'un agriculteur achète pour 1 EUR d'engrais ( =
énergie fossile), de gasoil détaxé (=énergie fossile), de pesticides
chimiques... tous destinés à simplifier le travail (= remplacer le
travail humain par des machines), il facture environ 1 EUR de
réparations sociales (chômage), écologiques et sanitaires diverses
au contribuable... (pardonnez les chiffres
approximatifs, je ne connais pas d'étude économique visant à les
calculer de manière exhaustive).
=> On taxe le travail qui pourrait économiser les énergies fossiles
et les dégâts sociaux, sanitaires, environnementaux..., et on
subventionne la consommation des mêmes énergies fossiles, les mêmes
dégâts sociaux, sanitaires, environnementaux... qui sont facturés au
contribuable. On s'étonne ensuite que le travail se délocalise et
que seuls les revenus spéculatifs gardent domicile dans notre pays.
Cherchez l'erreur !
Si le droit à la santé, au travail (chômage), à la retraite... sont
des conquêtes sociales qu'il convient de défendre, faut-il pour
autant défendre leur financement par une taxe prélevée sur les seuls
bas revenus du travail (les haut revenus sont exonérés par le
plafonnement des prélèvements sociaux !). Le droit à la santé, au
travail, à la retraite... ne sont-ils pas des droits universels ?
Rêvons un peu : ne devraient-ils pas être facturés par l'impôt (=
solidarité) sur tous les revenus, d'abord du capital (financiers,
immobiliers, fonciers...) et d'abord sur les plus haut revenus, et
non sur les plus bas revenus avec une "TVA sociale" qui n'est rien
d'autre qu'une taxe à la consommation des pauvres ?
Et ne faudrait-il pas exonérer les plus bas revenus du travail ?
Cela ne serait pas une "subvention aux patrons", mais une subvention
au retour des chômeurs au travail et aux bonnes pratiques favorisant
les économies d'énergies fossiles, de dégâts sociaux, sanitaires,
environnementaux
Il ne resterait qu'à facturer la réparation effective des dégâts
sanitaires et environnementaux à ceux qui les provoquent, et à ne
plus subventionner les équipements et la consommation d'énergies
fossiles qui les favorisent ... L'agriculture biologique n'aurait
plus aucun problème pour faire preuve de compétitivité économique
face à une agriculture chimique qui s'effondrerait immédiatement.
Commentaire :
J'apporte un peu d'eau à ton moulin en ajoutant
que les concessionnaires de tracteurs disent TOUS constater que
:
- une commune trouvera les moyens d'acheter un tracteur neuf
avec ses outils neufs alors qu'elle n'aura pas les moyens de
payer la réparation de sa barre de coupe,
- un exploitant trouvera un crédit pour acheter une machine
neuve mais pas pour réparer une machine qui ferait encore dix
ans d'usage pour un coût de l'ordre du centième du coût global
du crédit (capital réactualisé, intérêts cumulés, assurances,
frais, charges diverses). La plaisanterie devient : je change de
moissonneuse-batteuse quand le cendrier est plein ...
L'agriculture et les travaux agricoles n'échappent pas au
gaspillage généralisé. J'ajoute que la MSA n'a commencé à se
soucier des ravages des pesticides qu'a partir du moment où les
progrès de la médecine (et la croissance de ses coûts) ont
permis la survie des cancéreux et, donc, qu'ils survivent en
retraite. Jusque là, la surmortalité issue des pesticides, et
des microparticules inhalées le nez derrière le tube
d'échappement, équilibrait le régime des retraites ...
Jean-Claude Marcus.
(Le tout a été trouvé
sur EELV).
02/09/11
Maïs et chrysomèle, OGM ou rotation des cultures ?
Les captures de chrysomèles, ce coléoptère
parasite du maïs, se multiplient dans les régions Alsace, Bourgogne
et Rhône-Alpes. Tandis que les producteurs de maïs réclament des
OGM, de premiers cas de chrysomèles résistantes aux maïs Bt viennent
d’être détectés aux Etats-Unis. Face à ce fléau, les écologistes
prônent la rotation des cultures.
L’insecte s’installe dans nos campagnes La rotation des cultures est
la solution préconisée depuis longtemps par les agronomes contre ce
ravageur du maïs. En décembre 2010, les services de l'État ont
modélisé l'évolution des populations de chrysomèles sur le maïs en
France en comparant plusieurs scénarios de rotation, allant du maïs
un an sur deux, à cinq ans sur six. Cette modélisation conclut à
l'explosion de la chrysomèle dès lors qu'on cultive du maïs plus de
deux années
consécutives sur trois.
Les arrêtés préfectoraux laissent le choix aux agriculteurs entre la
rotation et les traitements chimiques sur les larves : ils sont en
contradiction avec les bases de l’agronomie. Dans les zones de
confinement, où la chrysomèle peut être considérée comme installée,
seule une rotation un an sur six a été acceptée, ce qui est
nettement insuffisant.
Aujourd’hui, les zones où les captures de chrysomèles explosent sont
justement celles où la rotation imposée est la plus faible. Les OGM,
une fausse piste et un mauvais prétexte
Face à la multiplication du nombre de captures, l’Association
Générale des Producteurs de Maïs (AGPM) prône le recours aux OGM. Or
une récente étude de l’Université d’Etat de l’Iowa montre
l'apparition de premiers cas de chrysomèles résistantes à la toxine
produite par le maïs Bt. Ceci confirme la nécessaire mise en place
de zones refuges pour limiter le développement de telles
résistances, en totale contradiction avec la volonté d'éradication
du parasite.
Les options génétiques et chimiques sont aujourd'hui impossibles et
inacceptables, notamment si la France veut respecter le plan
Ecophyto 2018 qu'elle s'est elle-même fixée et trop peu respecté ».
« Il n'y a donc pas d'autre solution que de mettre en
place et d'amplifier les rotations culturales nécessaires dans les
zones atteintes par la chrysomèle. .
Mais est-il raisonnable de demander aux producteurs de maïs de faire
preuve de réalisme et de responsabilité, en optant dès aujourd'hui
pour les solutions agronomiques qui s'imposent dans les régions
touchées ? (Capen71,
lettre n°57).
Article du Monde sur le même sujet, il semble que la chrysomèle
soit super rustique et adaptable, il faudra aussi innover dans les
solutions non OGM.
26/08/11
L'ambroisie en Franche Comté (et ailleurs).
L’ambroisie à feuille d’armoise est une plante annuelle de la
famille des astéracées, comme le tournesol. Cette plante
originaire d’Amérique du Nord est arrivée en France, dans
l’Allier, dans les années 1860 avec des semences de trèfle. Par
la suite son développement s’est amplifié sur toute la région
Rhône-Alpes.
Les principaux vecteurs d’expansion sont les moissonneuses
batteuses, le matériel de travaux publics, les gravats et le
réseau hydrographique.
Aujourd’hui, l’ambroisie se répand en Franche-Comté, et plus
particulièrement dans le Jura.
Cette adventice gênante dans les cultures de printemps a en plus
l’inconvénient d’émettre des pollens très allergisants qui
touchent une part importante de la population (6 à 12%), ce qui
en fait un problème de santé publique.
Lire (juraagicole).
En fin d'article, on vous parle de désherbant. Ne serait-ce pas
plutôt l'occasion d'organiser avec tous les amis et
connaissances une désherbage manuel ? Je n'en vois pas d'en ma
commune, mais je participerais (comme au nettoyage des talus au
printemps).
26/08/11
Des carabes contre les mauvaises herbes.
La
présence de carabes dans les champs cultivés serait un moyen de
lutte biologique efficace contre les mauvaises herbes conclut une
étude de l'INRA et du BBSRC. Renforcer leur présence permettrait de
diminuer l'usage d'intrants en préservant la biodiversité.
Les carabes limitent les
futures germinations
Une
équipe de chercheurs de l’INRA et du BBSRC ont étudié des données
portant sur 257 champs comprenant quatre cultures différentes (maïs,
betterave, colza d’hiver et de printemps), répartis sur l’ensemble
du territoire britannique. L’objectif était de comprendre le lien
entre la quantité de graines d’adventices disponible dans le sol
d’année en année et l’abondance des populations de carabes dans les
champs cultivés.
L’analyse des données a permis de conclure que plus il y a de
graines disponibles en surface, c’est-à-dire juste après qu’elles
soient tombées de la plante, plus le nombre de carabes est élevé.
Ces résultats suggèrent aussi que les carabes prélèvent une part non
négligeable de graines avant que celles-ci ne viennent réalimenter
le stock de graines du sol, responsable des futures germinations.
Cette régulation est un service des écosystèmes qui se produit
naturellement, et qui représenterait un moyen complémentaire de
lutter contre les adventices.
Ce
service serait amplifié si la quantité de pesticides utilisés était
réduite et si la pratique du labour qui perturbe le sol dans lequel
certains carabes passent l’hiver sous forme de larve ou d’adulte
était limitée. Une meilleure gestion des populations de ces
coléoptères permettrait de diminuer l’usage d’intrants et
préserverait ainsi la biodiversité.
Pour
cela, le maintien des habitats semi-naturels permettant à ces
insectes de survivre dans les paysages agricoles doivent être
préservés : talus, haies, arbres isolés, etc. La recrudescence de
carabes prédateurs de graines pourrait augmenter le contrôle des
mauvaises herbes et donc limiter le recours aux herbicides ce qui
constituerait un réel impact positif sur la biodiversité et
l’environnement.
Lire (juraagricole).
Note
: il est étonnant et heureux que les tenants de l'agriculture
"moderne" mettent un pied dans un domaine qu'ils négligeaient voire
déniaient hier. Bienvenue.
13/08/11 Culture du Soja au Brésil.
La culture du soja est devenue un produit financier.
Lire
(article original en portugais, traduit).
07/08/11
Algues vertes. Eva Joly aux agriculteurs :
"Nous voulons transformer l'agriculture avec vous".
La Bretagne, c'est 6 % du
territoire français et 51 % de l'élevage, le problème est là : le
déséquilibre est top grand. Interview d'E Joly au journal
Ouest-France :
la vidéo (3mn).
L'argument de Me Joly est
que les agriculteurs sont prisonniers d'un système qui ne profite
qu'aux industries agro alimentaires, l'aboutissement est plus d'un
suicide par jour chez les agriculteurs. "Je veux dire ici haut et
fort que pour nous, les paysans ne sont pas les responsables, les
paysans ont fait ce qu'on leur demandé de faire et nous allons avec
eux changer de modèle".
02/08/11
Guide pratique pour la conception de
systèmes de culture plus économes en produits phytosanitaires.
Bien des agriculteurs ont
conscience qu'il faut "faire quelque chose". Voici donc un guide qui
sera leur premier pas pour être moins dépendant des grands groupes
industriels, de garder une bonne productivité et se réapproprier son
métier.
Donner les clés aux
agriculteurs et à leurs conseillers pour la conception de nouveaux
systèmes de culture économes en produits phytopharmaceutiques en se
basant sur des stratégies alternatives de protection des cultures au
cœur de la protection intégrée, c’est l’objectif du guide de co-conception
de systèmes de culture économes en produits phytopharmaceutiques
pour les systèmes de polyculture-élevage.
Lire (cdurable).
02/08/11
E Coli, les attaques récentes contre
les produits biologiques reposaient sur… une étude qui n’existe pas.
Rappels des faits: le 27 juin
dernier deux directeurs de recherche du CNRS n’ont pas hésité à
publier une tribune dans le journal Libération prétendant que le
Centre de contrôle des maladies infectieuses d’Atlanta (Center for
Disease Control d’Atlanta -CDC ) aurait réalisé une étude en 1996
liant un tiers des 250 décès dus à une souche pathogène d’E.Coli à
la consommation de produits biologiques ( alors qu’ils ne
représentaient que 1% des aliments consommés aux Etats-Unis). Et nos
deux scientifiques français de conclure : "Il est
donc indéniable que les mérites de l’agriculture biologique
s’accompagnent inévitablement de risques alimentaires spécifiques".
D’où vient cette soit
disant étude ? Contacté, un des scientifiques du CNRS ne
donne pas de référence pour cette supposée étude américaine mais se
contente de dire qu’elle serait tirée d’un livre de Alan McHughen,
un scientifique canadien. Le problème, c’est que ce McHughen n’a
fait dans ses livres que reprendre les dires d’un certain Dennis T.
Avery qui colporte depuis des années une rumeur selon laquelle le
Center for Disease Control d’Atlanta aurait réalisé en 1996 une
étude comparative bio / conventionnel montrant que les personnes
mangeant des aliments bio ont beaucoup plus de risque d’être
infectés par E.coli.
Lire (cdurable).
19/07/11
Tech&Bio 2011, démonstrations à Valence les 07 et 08
Septembre.
L’ambition de proposer
une centaine de démonstrations et autant de conférences
Avec près de 220 exposants attendus Tech&Bio, va privilégier les
démonstrations. Des démonstrations en plein champ réalisées par les
experts des Chambres d’agriculture sur des thèmes très variés :
comparaison de machines, analyse des
performances, nouveaux procédés, bonnes pratiques… Grande nouveauté
cette année : les exposants pourront eux aussi réaliser des
démonstrations des techniques et pratiques bio et alternatives en
plein champ, grâce à la mise à disposition d’un terrain approprié.
Fortement appréciées lors des éditions précédentes, les
démonstrations de produits et de machines outils présentent un
avantage majeur : il s’agit du meilleur moyen de transmettre un
savoir-faire! Des savoir-faire dans des secteurs d’activités
multiples, tels que l’élevage, les grandes cultures, la viticulture,
l’arboriculture, les légumes et plantes à parfums aromatiques et
médicinales… Car il est ici question de présenter 100 % des
productions.
Télécharger le pdf.
16/07/11
Algues vertes, mauvaise analyse et mauvaise solution.
"Une fuite en avant qui
ne s'attaque pas à l'origine du mal" titre justement Le Monde. Une
double erreur, selon Alain Menesguen, directeur de recherche à
l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer
(Ifremer). Ce spécialiste de la modélisation des écosystèmes marins
côtiers a été l'un des premiers à démontrer la responsabilité des
épandages agricoles dans la prolifération des algues vertes.
Sous le prétexte de ne
pas s'en prendre aux agriculteurs ... Mais nous non plus, nous non
plus : la politique agricole actuelle n'offre pas d'autre choix aux
agriculteurs et éleveurs que d'utiliser des méthodes dévastatrices à
l'origine des marées vertes.
Donc si on refuse
d'admettre la cause, la solution est forcément mauvaise, la
méthanisation (solution proposée) est une méthode coûteuse et peu
applicable ici, utile dans d'autres cas, qui viendra s'ajouter aux
autres dépenses. Bilan : subventions aux agriculteurs pour polluer +
subventions pour dépolluer ! Faudra quand même qu'on nous explique,
mais j'en ai une petite idée (vécue à moindre échelle) : quand le
boulot est mal fait, le reprendre crée du travail et de la
productivité donc de la croissance! Applaudissements, le prix Nobel
d'économie 2011 vient d'être décerné à Père Ubu, vrout, merdre (acte
1, scène 1, réplique de mère Ubu).
Lire (lemonde).
Les
recherches ont prouvé que de 90 % à 99 % des apports azotés venaient
du lessivage des terres agricoles. Un tiers de cet azote agricole
provient des engrais chimiques, un tiers des bovins, un tiers des
élevages porcins et de la volaille.
12/07/11
Hold-up de l'industrie sur les semences.
Les droits des agriculteurs bafoués.
"Sauvons les
riches en ruinant les travailleurs" semble être le nouveau mot
d'ordre du Sénat. Alors que l'industrie semencière publie des bilans
financiers de plus en plus outrageusement bénéficiaires confortés
par des subventions étatiques toujours plus importantes, le Sénat a
décidé de compléter ses bénéfices en prenant encore un peu d'argent
dans la poche des agriculteurs qui ne peuvent déjà plus faire face à
l'aggravation des crises climatiques et économiques.
La proposition
de loi adoptée le 8 juillet en première lecture vise à interdire aux
agriculteurs d'utiliser une partie de leur propre récolte comme
semences pour les obliger à acheter celles de l'industrie ou, pour
certaines espèces comme le blé, à les y autoriser en échange du
paiement de royalties à la même industrie.
Lire
(communiqué de la conf paysanne).
12/07/11
L'homme qui parle aux plantes.
Aujourd'hui, nous vous
présentons un sujet bien particulier et nous ne savons pas dans
quelle mesure il faut le prendre au sérieux.
Des choux de 35
kilos, des oignons gros comme une tête humaine, des maïs hauts
de 5 mètres , des blettes d’un mètre et demi : ce sont les
plantes que fait pousser Don José Carmen Garcia, en leur
parlant.
Ce sont deux
cinéastes français, Yvo Perez Barreto et Marie Ange Baratier qui
ont fait la découverte de ce paysan hors du commun, lors d’un
tournage documentaire sur la médecine traditionnelle au Mexique.
Le film, un documentaire de 52 minutes et un livre ont raconté
cette histoire incroyable.
Don José Carmen leur
expliqua sa méthode : « les gens qui ne développent par leur
culture sont ceux qui ne changent pas leur manière de penser.
Les plantes ont une vie comme n’importe quelle personne,
n’importe quel animal, n’importe quelle chose. Il faut apprendre
à les connaître, les traiter avec douceur, elles le comprennent,
elles savent. ».
Lire + vidéo (3mn). Le
site du réalisateur.
La France semble se tenir
à l’écart de la brevetabilité du vivant, mais elle évolue dans un
environnement européen et mondial plus complaisant aux aspirations
des multinationales.
Une première raison de regarder ce texte, c’est donc de voir sur
quels intérêts il veille.
Depuis Beaumarchais, la France défend la propriété intellectuelle,
dont je rappelle les deux volets en matière de création artistique :
le droit moral, qui reconnaît le créateur, et le droit patrimonial,
qui engendre rémunération.
En matière d’innovation technologique, le brevet protège l’inventeur
et informe en partie le citoyen.
Mais, en matière d’obtention végétale, nous entrons dans la
complexité d’une œuvre collective, dont il ne faudrait pas que seul
le dernier acteur devienne ayant droit.
Une deuxième raison d’évaluer ce texte, c’est donc de voir s’il
prévoit la juste part de revenu, et pas plus, pour l’obtenteur.
Enfin, jamais les droits d’auteur n’ont empêché d’autres peintres de
se nourrir des mêmes sources d’inspiration. Et jamais prix Nobel n’a
revendiqué qu’après lui plus personne ne se penche sur la résonance
magnétique ou la lumière cohérente, à moins de lui verser des
royalties.
Le vivant ne saurait être un domaine dans lequel seul le marché
ferait la règle. Tel est le troisième critère du débat.
Alors, que vend-on ?
Il a fallu 3,5 milliards d’années d’interactions du vivant pour
engendrer la diversité génétique, cette palette de possibilités et
d’expressions de caractères. Cela ne saurait être la propriété de
quiconque !
Puis, les sociétés paysannes ont identifié, sélectionné, transporté,
échangé durant quelques dizaines de milliers d’années.
Ce savoir collectif a contribué à la survie et à faire civilisation.
Convenons-en aussi, ce bien commun naturel et culturel ne saurait
être confisqué : il est patrimoine de l’humanité. Le « découvreur »
d’une variété ne saurait se l’accaparer !
Mais alors, de quoi parlons-nous ici ? D’un travail « d’obtention »,
c’est-à-dire d’une mise au point par reproduction d’une variété
végétale si sélectionnée qu’elle en devient « distincte, homogène et
stable ».
Tout travail mérite rémunération. Tout service vendu mérite
rémunération.
Je dis bien le « service » et non la matière, car, nous l’avons
démontré, la matière vivante première, fruit de l’évolution et des
sociétés, appartient à tous.
Mais quel est le « service » ? Une garantie d’uniformité des
graines, l’assurance de plantes conformes à la description.
Cela peut rassurer les cultivateurs soucieux d’orienter leur
production vers tel ou tel type de céréales. Cela convient aux
distributeurs et publicitaires chargés de promouvoir ces «
nouveautés ».
Mais la tendance à la réduction des types de plantes et grains
comestibles que nous observons depuis que les firmes semencières
sont à l’œuvre et harcèlent le législateur pour gagner des droits ne
va pas forcément dans le sens de l’intérêt général.
En effet, la fixité souhaitée des caractères, exigée pour
l’inscription, tend davantage vers le clone que vers la biodiversité
et mérite mal son appellation de « variété ».
Or l’humanité a besoin de diversité : c’est un facteur d’adaptation
au climat, au sol, à l’hygrométrie. Si la nature avait été aussi
rigide que le cahier des charges de l’UPOV, eh bien, l’humanité ne
serait plus là !
Si vous vendez une invention, un moteur hybride et qu’un utilisateur
ou un concurrent la reproduise, il y a acte de spoliation. Mais les
firmes semencières ont beau faire, la nature réveille toute seule
ses fonctions vitales, et du grain semé sort une plante qui porte
des grains que l’on peut ressemer !
Heureusement, en France, un certain sens de l’éthique a garanti les
semences fermières.
Ces limites vertueuses à la mainmise de quelques-uns sur le vivant
et à la négation du métier de paysan doivent être consolidées, et
non fragilisées.
C'est pourquoi je trouve inacceptable que les articles 3 et 14
entravent les autres pratiques, celles des paysans qui échangent
régulièrement de petites quantités de semences, renouvelant la
variabilité des populations indispensable à l’adaptation aux
milieux.
Il est du devoir du législateur de garantir le respect des droits de
l’ensemble des acteurs, petits ou grands, ainsi qu’un modèle
agricole durable tel que les générations futures pourront disposer
de ressources nécessaires à leur alimentation.
En conclusion, les écologistes pensent que nous avons besoin d’une
recherche ambitieuse, attentive aux différences des territoires, à
l’humus, à l’emploi rural et au climat à venir.
La légitimité de l’obtenteur doit se limiter à la vente d’un
service, qu’il ajoute à un bien commun. Pour ce service, et
seulement pour ce service, il mérite rémunération.
Le champ de ses prérogatives ne saurait donner la règle pour les
autres semences qui sont utilisées et qui circulent.
Les intérêts ici défendus ne sont pas, en l’état du texte, ceux de
tous les paysans, ni ceux des générations futures, dont
l’alimentation dépendra de la souplesse d’adaptation et de la réelle
variété, sans jeu de mots, des céréales, légumes et fruits, ce qui
ne figure pas actuellement parmi les priorités des industries
semencières !
05/07/11 Allez faire un tour en page "solutions
alternatives", fiches jardinage, vous trouverez un document sur
la rentabilisation d'une exploitation, en fin d'article. Vous
rirez peut être mais avec du recul, les agriculteurs français se
rendront compte à quel point ces règles générales ne leurs sont pas
appliquées, à quel point ils sont piégés.
04/07/11
L’élevage industriel continue
d'alimenter les marées vertes.
Comparés à l’année
passée, les ramassages d'algues ont augmenté de 12 045 à 20 321 m3
selon le dernier bilan régional de Bretagne. Gagnant en intensité,
ce phénomène a également fait preuve de précocité cette année. Le
déficit printanier en pluies, l’ensoleillement et la hausse des
températures ont conduit à un étiage sévère des cours d’eau. Cela a
eu pour effet d’intensifier la concentration dans les cours d’eau
des effluents d’élevages jusqu’à la mer, à l’origine de la
prolifération d’algues vertes dans les estuaires et de leur dépôt
sur l’estran et les plages.
Lire (universnature).
En regardant bien : on
importe des aliments (soja, Amérique du sud), on élève des porcs
dans un milieu concentrationnaire, mais on ne réexporte pas les
déchets. Il y a obligatoirement création d'un énorme déséquilibre
environnemental, c'est comme si j'allais ch... sur le paillasson de
mon voisin en lui disant "t'en fais pas, j' peux pas faire
autrement, la concierge va nettoyer". C'est ça l'agriculture que
personne (FNSEA, ministère de l'agriculture, ...) ne veut remettre
en cause.
30/06/11 En Saône et Loire (71),
10 % des agriculteurs vivent du RSA. Avec toutes les subventions
agricoles européennes, les subventions à l'export et j'en passe, les
pollutions induites, et au final une alimentation chimiquée, notre
politique agricole est un désastre complet.
30/06/11
Maintien
des rendements agricoles tout en augmentant la biodiversité.
C'est une étude de la FAO
qui le démontre dans les plantations tropicales, il n'y a pas de
relation entre augmentation de la productivité et appauvrissement de
la biodiversité (réalisé par des clôtures, par exemple). L'étude
indique cependant que cela n'est pas forcément valable pour les
terres arables.
Lire (nourrishingtheplanet, en anglais).
Ce qu'il surtout
intéressant de retenir, c'est que l'agriculture peut se développer
sans éloigner ou exterminer la faune locale, alors que c'est
actuellement la pratique la plus courante.
28/06/11
La nouvelle PAC,
appel d'une députée EELV.
Réforme de la PAC : pour
un nouveau pacte agricole solidaire et écologique. "Aujourd'hui, 20%
des exploitants perçoivent 80% des aides. Ce système est injuste, il
faut le réformer en profondeur." a déclaré Anny Poursinoff.
"Nos paysans doivent pouvoir vivre dignement de leur travail et
produire une alimentation saine et de qualité."
Télécharger.
Au sommaire :
I. Introduction : Pour un nouveau pacte entre agriculture et société.
II. Une nouvelle politique agricole commune : pourquoi et comment ?
III. Conclusion. Pour une politique agricole commune écologiste et ambitieuse.
28/06/11
La charte de l'agriculture paysanne (à diffuser).
Plus que jamais, il convient de repenser les fonctions et la place
de l'agriculture dans la société. Il faut redonner aux actifs
agricoles leur rôle social, économique et écologique, afin de
considérer la production agricole dans sa globalité. L'agriculture
paysanne a l'ambition de répondre à cet objectif.
Vous pouvez la télécharger dans la colonne de droite.
27/06/11
Voir en page "Livres" : La propriété intellectuelle contre la
biodiversité.
24/06/11
Le G20 agricole, pas d'amélioration en vue.
Le G20 agricole vient de
se terminer. D'un côté les grandes nations industrielles qui gèrent
leur agriculture comme une industrie et divisés en 2 clans : ceux
qui subventionnent et ceux qui ne subventionnent pas, de l'autre des
pays écrasés par la puissance des premiers. Les intérêts sont
immenses et les nations riches ne sont pas prêtes à céder leur
leadership.
Le but du G20 était de
lutter contre la volatilité des prix, la déclaration finale propose
simplement que la libéralisation des marchés est la solution.
Problème : cette libéralisation est la source du problème, de plus
elle est biaisée.
Exemple : le poulet
sénégalais est produit à 1,25 € le kg, le poulet français à 1,35 €.
Mais avec les subventions à la production et l'export, il arrive
(surgelé) à Dakar à 0,35 €. Et en France, on mange du poulet
brésilien qui coûte 0,75 €.
Le communiqué d'ATTAC
23/06/11
Qui sort l'artillerie
lourde contre le bio ?
C'est le journal Les
Echos (1er défenseur de l'économie libérale,
lire) qui s'y colle. On y parle du "danger potentiel" des
produits bio, et tout un plat d'accusations non étayées et non
chiffrées, donc gratuites.
Lire la critique (agoravox).
A propos de danger
potentiel, nul n'est à l'abri d'un pépin. Mais en agriculture
industrielle, vous êtes sûr de la pollution des sols, d'avaler des
phytosanitaires résiduels et surtout d'absorber des produits qui
sont moins riches en nutriments (plus d'eau pour des légumes plus
gros, les variétés sont sélectionnées dans ce sens). De mon côté, je
distingue le bio traditionnel (variétés goûteuses et culture
traditionnelle) du bio forcé en serre.
23/06/11
Une agriculture pour les
machines, l'avenir selon Xavier Beulin, président de la FNSEA.
La plupart d'entre nous
pense que l'agriculture sert d'abord à nourrir les humains. Il
semble que cette définition ne soit pas celle défendue par le
président de la FNSEA. À la tête du fonds d’investissement
Sofiprotéol, X Beulin ressemble davantage à un businessman qu’à un
agriculteur.
Sofiprotéol ? C’est
l’établissement financier de la filière des oléoprotéagineux (colza,
tournesol, soja). La société possède un vaste empire : leader de la
production d’agrocarburants en France, impliqué dans le
développement des OGM, la sélection génétique animale et végétale,
dans la « chimie verte », propriétaire de la marque d’huiles Lesieur
et du groupe Glon Sanders, leader français de nutrition animale.
C’est fou le nombre de produits que l’on peut fabriquer à partir de
fleurs de colza ou de tournesol : du carburant, de la glycérine
(pour la pharmacie ou l’armement), du plastique, des détergents, des
produits cosmétiques... Et accessoirement des huiles alimentaires.
Résultat : sur un chiffre d’affaires de 5,6 milliards d’euros en
2010 pour Sofiprotéol, plus de la moitié est réalisé dans des
débouchés industriels qui n’ont plus rien à voir avec l’alimentation
humaine ou animale, dont 2,3 milliards pour les seuls agrocarburants.
Lire (bastamag).
22/06/11
Azote, une politique à contre sens.
La France
ne respecte pas la directive Nitrate de 1991, pour y remédier de
nouveaux projets de textes réglementaires encadrant au niveau
national les activités agricoles dans les zones vulnérables viennent
d’être soumis à
la consultation du public (ministère de l'écologie).
Malheureusement, ces projets vont à contre-sens de la logique de
réduction de la pollution par les nitrates. Depuis 2001, la France a
fixé un plafond maximal d'azote organique (effluents animaux) de 170
kg par hectare de surface épandable (les champs et prairies). La
nouvelle réglementation parle de 170 kg par hectare de surface
agricole (donc y compris les bâtiments, cours et accès), soit une
augmentation d'environ 25 %.
En outre, le projet
modifie les normes de rejet pour les vaches laitières. La modulation
introduite en fonction du temps de pâturage défavorise les systèmes
herbagers moins susceptibles d'entrainer des fuites d'azotes dans
les rivières.
Lire le communiqué (eauxetrivieresdebretagne).
C'est à se demander si
ces législateurs ont déjà mis les pieds dans une ferme !
21/06/11
Oxfam, cultiver un avenir meilleur.
Oxfam vient de sortir
un nouveau rapport intitulé « Cultiver un avenir meilleur ». Ce
rapport décrit une nouvelle période de crises : flambée des prix des
denrées alimentaires et du pétrole, phénomènes météorologiques
dévastateurs, récessions financières et contagion mondiale.
S'appuyant sur l'expérience et les recherches d'Oxfam et de ses
partenaires, le rapport démontre comment le système alimentaire
défaillant est à la fois responsable et victime de cette fragilité
et annonce une flambée des prix de l'ordre de 120 à 180 % au cours
des vingt prochaines années, du fait de l'intensification des
pressions sur les ressources et de l'accélération du changement
climatique.
Lire (oxfam). Télécharger le
résumé du rapport (5 pages), le
rapport complet.
20/06/11
Le gouvernement autorise un pesticide redouté des apiculteurs.
Commercialisé par le groupe suisse Syngenta Agro, le Cruiser OSR
contient deux fongicides et un insecticide, le thiaméthoxam, qui
inquiète les apiculteurs car, selon eux, il se retrouve dans la sève
et jusque dans les fleurs des plantes, et reste dans la terre
pendant trois ans, contaminant les cultures suivantes. "Nous constatons avec dégoût le désintérêt du ministère pour
notre cause et nous redoutons un printemps silencieux dans les
plaines du colza", avait déclaré le président de l'UNAF,
Olivier Belval.
Lire (lemonde).
17/06/11
Forêts européennes, enfin une
législation contraignante.
La conférence
ministérielle sur les forêts d'Europe qui s’est tenue cette semaine
à Oslo (Norvège) s’achève sur une note positive. D’ici 2013, une
convention juridiquement contraignante devrait voir le jour afin de
mieux gérer les forêts d’Europe, aujourd’hui fragilisées par un
morcellement très prononcé.
... rien n’était
obligatoire. Si aujourd’hui près de la moitié des 72,5 millions
d’hectares de forêts et surfaces boisées de l’Union européenne est
certifiée, l’autre ne l’est pas, et souffre d’un manque
d’encadrement étatique. Résultat, 66% des habitats forestiers
européens sont en mauvais état de conservation. Un outil plus
contraignant s’avère donc nécessaire. L'harmonisation des politiques
forestière est donc en cours et devrait s'appliquer en 2013.
Lire (jdle).
17/06/11
G120 agricole à Paris les 22 et 23 Juin à Paris.
"Au
Liberia, le prix du riz importé est inférieur au prix local parce
que le premier est subventionné."
La Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA)
et les jeunes agriculteurs (JA) sont à l'initiative, les jeudi 16 et
vendredi 17 juin, du G120, une réunion qui regroupe à Paris, au
siège de l'OCDE, 120 organisations venues de 80 pays. Le mot d'ordre
est "les agriculteurs du monde prennent la parole", entend aborder
les grands thèmes qui fondent l'inquiétude des agriculteurs. Au
coeur notamment des préoccupations, l'importante volatilité des
prix, dont la cause peut se trouver dans des événements politiques
tels que le Printemps arabe, ou les aléas climatiques, la
spéculation et des facteurs plus conjoncturels comme, cette année,
l'importancedes importations américaines de maïs
dans le cadre du programme éthanol. "Nous avons besoin de règles
économiques, sociales et environnementales pour avancer, progresser,
construire autre chose qu'un grand marché où les plus forts gagnent,
provisoirement... des parts de marché. Nous avons
donc besoin d'initiatives collectives pour penser une nouvelle
politique agricole au niveau mondial".
Lire (lemonde).
Bon, il y aura la visite de NS, mais des paroles fortes qui tombent
dans les oreilles d'agriculteurs qui ne sont pas sourds et qui se
méfient des discours, c'est pas si mal.
16/06/11
Afrique, soigner les champs. Les grandes cultures appauvrissent les
sols.
La production a déjà chuté de 15 à 25
%. le Dr Roland Bunch,
(Directeur du développement agricole mondial de
proximité et rural des moyens d'existence et auteur de l'Etat du
Monde 2011). Il suggère que l'utilisation d'engrais verts /
cultures de couverture et des arbres intégration des cultures, peut
contribuer à améliorer la qualité des sols et de guérir la terre.
Lire (nourishingtheplanet, en anglais) Et bien d'autres
infos sur l'agriculture du tiers monde.
Si vous ne lisez pas ou
peu l'anglais, et que vous utilisez Firefox pour naviguer sur le
net,
téléchargez globefish et installez le (choisissez anglais et
français quand on vous le proposera). Utilisation : sélectionnez le
texte en anglais puis cliquez sur le poisson en bas à droite. La
traduction est compréhensible dans 95 % des cas.
09/06/11
Des paysans japonais en France pour témoigner.
Shinpei
Murakami est paysan. Ses terres, situées près de la centrale de
Fukushima, ont été contaminées par la radioactivité. Il a été
contraint de tout abandonner, y compris son projet d’écovillage.
Militant contre le nucléaire, il est venu en France, avec Toshihide
Kameda, lui aussi agriculteur, pour développer des échanges entre
paysans d’ici et de là-bas. Mais aussi pour dénoncer les mensonges
de Tepco et l’abandon par le gouvernement.
Lire (bastamag).
20/05/11
80% des animaux d'élevage consomment des OGM.
D’après
Greenpeace, « 80% de nos animaux d’élevage consomment des
OGM, principalement du soja importé du continent américain ». Et
la réglementation actuelle sur l’étiquetage n’impose pas d’indiquer
si les aliments que nous mangeons proviennent d’animaux élevés ou
non aux OGM. Lire
(bastamag).
19/05/11
Des champignons pour remplacer les pesticides.
Le bio contrôle désigne
l’utilisation d’organismes vivants pour lutter contre les maladies
ou les parasites qui attaquent les cultures. Les candidats à ces
nouvelles méthodes de protection peuvent être par exemple des
insectes, des virus ou des champignons.
Les nouvelles techniques
de bio contrôle gagnent en efficacité et commencent à intéresser les
agriculteurs. Des chercheurs mexicains ont démontré l’efficacité
d’un champignon filamenteux pour lutter contre les micro-organismes
s’attaquant aux plants de tomate et de piments. Une espèce
symbiotique, le Trichoderma colonise les racines de la plante qu’il
protège et établit avec elle une véritable relation de symbiose.
Lire (greenetvert).
13/05/11
Sécheresse, coup de
gueule.
A la radio aujourd'hui :
"On arrose pour éviter la catastrophe, et on fera 50 quintaux, 30
si on arrosait pas. Au lieu de 80 en temps normal". OK pour
les blés et orges mais :
"Certains ont semé les maïs plus tard, il y a des problèmes à la
levée, il faudrait qu'il tombe 100 mm d'eau sinon on va être obligés
d'arroser dès début Juin" (France Inter). Là, ce n'est plus
possible : on sème en fonction de subventions et non en fonction des
conditions climatiques puis on se plaint. Alors que les nappes
phréatiques sont déjà trop basses ! Les agriculteurs ont perdu leur
métier.
13/05/11
Mortalité des
abeilles à Dole (39), les bonnes analyses enfin connues.
L'an dernier, une
hécatombe d'abeilles a eu lieu en prairie d'Assaut à la sortie de
Dole le long du Doubs. Des prélèvements ont été faits,
officiellement et par des apiculteurs. Les résultats d'analyse des
premiers furent rapidement connus et rien n'avait été découvert, on
cherchait en effet les molécules toxiques contenues dans les
phytosanitaires, alors que ces molécules se dégradent lors de
l'absorption par les abeilles. Les secondes analyses, qui
recherchaient les produits de dégradation ont été publiées
dernièrement, elles ont bien mis en évidence l'utilisation de ces
produits, y compris le spiromesifen interdit en France.
Lire (leprogrès, format pdf).
Le climat était tendu
entre apiculteurs et agriculteurs, cependant un projet de rencontre
devrait permettre de trouver un terrain d'entente. Ce qui serait une
bonne chose, il est nécessaire que tout le monde comprenne que
l'agriculture est un tout, pas seulement une industrie alimentaire
comme le voudraient quelques uns qui ont de gros intérêts financiers
à défendre.
09/05/11
Passer au bio, aides et démarches.
Vous êtes décidés, passer
au bio est une démarche personnelle qui correspond à vouloir se
réapproprier la destinée de son train de culture. Vous vous rendez
compte que vous avez été engagé dans autre chose que l'agriculture,
vers un business où les gagnants ne sont ni vous, ni les
consommateurs mais les grandes sociétés agro alimentaires et les
banques, vos revenus proviennent des subventions mais pas de votre
travail (vous travaillez quasiment gratuitement).
Vous avez le respect de vos champs et de vos bêtes, alors ces
conseils sont pour vous :
Le plafonnement des aides
à la conversion (limité à 15 200 €/an/exploitation en
2010) a été supprimé, mais le crédit d'impôt divisé par 2.
Les aides complémentaires à
l’Agriculture Biologique en Franche-Comté :
• aide à la certification
• aides aux investissements (PVE, PPE)
crédit d’impôt
• aide au soutien pour le maintien de l’AB (SAB-M)
• aide aux veaux bio
Les sept étapes de la
conversion
1. Contacter un
conseiller spécialisé
2. Déposer une pré-demande d’aide à la certification à la DDT
3. Notifier son activité à l’Agence Bio
4. Engager les parcelles auprès d’un Organisme Certificateur
5. Rédiger une « fiche projet » avec étude des débouchés (à
transmettre à la DDT)
6. Demander les aides conversion sur les surfaces (sur S2 jaune)
7. Respecter ses engagements pendant 5 ans (cahier des charges bio).
09/05/11
Les zéolithes, pour améliorer et réguler votre terrain.
Les zéolithes (ou
zéolites) sont les principaux constituant de la litière à chat.
Composées à base de cendres volcaniques, elles ont une constitution
particulière (porosité) qui leur donne de nombreuses propriétés
régulatrices (température, humidité, rétention et libération lente
de nutriments, ...). A (re)découvrir, même dans votre jardin.
Lire1 (kokopelli).
Lire2
(wikipédia). Attention, certains vous la vendent très cher (43 € les
25 kg, pour filtres piscine).
07/05/11
Agriculture et
écologie, l'idée avance au CNJA aussi.
"Les
agriculteurs sont les premiers acteurs de l’environnement. La
durabilité est gage de la pérennité de leurs exploitations" (J
Marre, CNJA). "On ne peut être agriculteur sans se soucier de
l’environnement, de l’économie et du social. Les agriculteurs de
demain sont d’ailleurs les premiers impliqués : ils renouvellent les
pratiques et innovent quant à leur matériel".
Lire (neoplanete) avec des exemples en élevage charolais, fruits
et légumes, production de Reblochon.
06/05/11
Les agriculteurs et leurs bêtes, enquête.
- Les animaux, il faut
s’en occuper comme des gens c’est pareil. D’accord à 83,2 %
- Je ne suis pas très patient, je leur laisse 5 mn et après c’est la
trique. Pas d’accord à 90,4 %
- Un éleveur est au service de ses animaux. D’accord à 81,7 %
- En élevage il n’y a pas de place pour les sentiments, et c’est
tout à fait normal. Pas d’accord à 81,2 %
- Je suis bien avec mes animaux et je suis sûr qu’ils sont bien avec
moi . D’accord à 83,8 %
- Le comportement des animaux ne dépend pas du comportement de
l’éleveur . Pas d’accord à 82,7 %
- C’est ridicule de parler aux animaux. Pas d’accord à 88,3 %
- Respecter les animaux d’élevage, ça ne veut pas dire grand chose,
puisque de toute façon, ils finissent à la boucherie. Pas d’accord à
92, 4 %
Ces réponses montrent :
- que ces éleveurs savent que les animaux sont "sensibles"
- qu'ils ont un rapport affectif envers leurs animaux
- qu'ils respectent leurs animaux
- qu'ils ont conscience que leurs comportements et ceux de leurs
animaux sont liés
- qu'ils ont un rapport moral envers leurs animaux.
Chiffres repris d'une
enquête vieille de 10 ans (agroparistech), ils démontrent que les
animaux ne sont pas des "choses".
02/05/11
Pêche, la Méditerranée se vide de ses poissons.
Plus de 40 espèces de poissons marins présentes actuellement dans la
Méditerranée pourraient disparaître dans les quelques prochaines
années. Selon une étude réalisée pour la Liste rouge de l'UICN des
espèces menacées (™) sur le statut des poissons marins dans la mer
Méditerranée, près de la moitié des espèces de requins et de raies
(poissons cartilagineux) et au moins 12 espèces de poissons osseux
sont menacées d'extinction en raison de la surpêche, de la
dégradation des habitats marins et de la pollution.
Lire (notreplaneteinfo).
L'utilisation d'engins de
pêche, telles que les lignes de pêche, filets maillants ou de
chalutage, et l'utilisation illégale de filets dérivants signifie
que des centaines d'animaux marins sans valeur commerciale sont
capturés, menaçant les populations de nombreuses espèces de requins,
raies et autres poissons, ainsi que d'autres animaux marins, dont
les dauphins, les baleines, les tortues et les oiseaux.
01/05/11
Pour un pacte agricole ambitieux.
Initiative bretonne qui rassemble des producteurs agricoles,
des consommateurs, des défenseurs de l’environnement. Ils demandent
que le pacte agricole breton mette fin aux difficultés structurelles
que connaît l’agriculture régionale :
- difficultés économiques, liées à la trop faible valeur ajoutée
dégagée par la filière agricole et agro-alimentaire ;
- difficultés sociales, engendrées par un revenu dramatiquement
faible pour les producteurs, par les pertes d’emploi dans la
production et la transformation, et par la capitalisation excessive
des exploitations qui rend problématique leur transmission et donc
le renouvellement des chefs d’exploitation ;
- difficultés environnementales et sanitaires, qui dégradent l’image
de la Bretagne, pèsent sur les finances publiques mobilisées dans
des programmes de reconquête trop peu efficaces, et qui minent la
cohésion sociale.
Télécharger.
Cette initiative est très
intéressante car elle n'est pas corporatiste (par
opposition aux demandes des syndicats agricoles), elle est
l'expression commune des différents acteurs de la société bretonne.
29/04/11
Biocénose, le mot qui remet en cause les dérives de l'agro
industrie.
En écologie, une
biocénose est un
ensembled'êtres vivants de toutes espèces, végétales et animales,
coexistant dans un espace défini (le biotope), et qui offre les
conditions extérieures nécessaires à leur vie. Un biotope et une
biocénose constituent
un écosystème.
En agriculture, le
champ cultivé et son
environnement immédiat sont définis comme une agrobiocénose.
Tout est dit : une plante
pousse dans un environnement, le rôle de l'agriculteur est donc
d'entretenir un environnement favorable au développement de la
plante qu'il cultive. Cette plante doit aussi avoir des
prédispositions pour le sol (ex : cultiver une plante de zone humide
sur sol sec et irriguer, normal dans une oasis mais pas à l'échelle
industrielle).
Les mauvais choix,
souvent imposés par des contraintes externes (demande industrielle,
attrait des subventions, ...) amènent l'agriculteur à utiliser ses
terres à contre emploi. Il doit alors traiter : phosphate, azote,
phytosanitaires, destruction des haies, etc. qui finissent par
détruire la biocénose naturelle au lieu de la renforcer.
28/04/11
Relever les défis environnementaux, en réduisant la faim et la
pauvreté.
Un projet Nourrir la
Planète de l’Institut Worldwatch en 15 points. Ce programme concerne
l'agriculture mondiale. Les voici :
* 1. Garantir le
droit à la nourriture.
* 2. Exploiter le potentiel nutritif et économique des légumes.
* 3. Réduire les déchets alimentaires.
* 4. Nourrir les villes.
* 5. Obtenir plus de grains par goutte.
* 6. Utiliser le savoir des agriculteurs dans la recherche et le
développement.
* 7. Améliorer la fertilité des sols.
* 8. Sauvegarder la biodiversité de la nourriture locale.
* 9. Faire face au changement du climat et construire la résistance.
* 10. Cultiver les connaissances et les compétences des femmes
agricultrices.
* 11. Investir dans les terres de l’Afrique : crise et possibilités
* 12. Tracer une nouvelle voie vers élimination de la faim.
* 13. Déplacer l’éco-agriculture dans le courant dominant.
* 14. Améliorer la production alimentaire de provenance animalière.
* 15. Aller au-delà de la production.
Lire les détails (cdurable).
25/04/11
Un insecticide pimenté.
Et naturel.
Depuis près de deux ans, les
paysans du hameau de Khe Su (village de Lôc Tri,
district de Phu Lôc, province de Thua Thiên-Huê) appliquent
une méthode d’éradication des parasites tout à fait originale. Ils
utilisent en effet du piment, de l’ail, de l’oignon, du gingembre,
entre autres, pour fabriquer un produit contre les insectes qui
s’attaquent aux cultures.
... Ils sont venus nous
donner une formation et nous guider. Ils avaient vu que, pour
travailler la terre, cultiver nos champs, soigner nos cultures, nous
étions obligés de nous servir de beaucoup de produits chimiques
nocifs pour combattre les parasites. Maintenant, on sait comment
fabriquer des engrais et des pesticides à partir de fruits et
légumes naturels, à la fois non polluants pour l’environnement et
non toxiques pour les consommateurs. C’est vraiment formidable.”
Lire (courrierinternational).
22/04/11
Echanges
alimentaires : 75% à 85% relèvent de la spéculation
au niveau mondial (en 2008).
Et la tendance augmente
encore. En Europe comme en Afrique et le reste du monde, les
producteurs ne sont plus maîtres de leur production et les
consommateurs les plus pauvres ne peuvent plus vivre.
Le commissaire européen
au Développement, Louis Michel, n'hésite pas à utiliser les mots les
plus forts en mettant en garde contre le risque d"un vrai tsunami
économique et humanitaire en Afrique", à propos des effets de la
spéculation céréalière qui se manifeste déjà sur le continent.
Lire (youphil).
21/04/11
Pesticides et
santé, prendre la parole.
Après plusieurs années de
combat, Gilbert Vendée a obtenu la reconnaissance du caractère
professionnel de sa maladie. Devenant l’une des toutes premières
victimes officielles des pesticides. Soutenues par l’association
Générations futures, ces personnes ont décidé de créer une
association d’aide et de soutien aux professionnels victimes des
pesticides. Constituée le 19 mars dernier à Ruffec, en
Charente-Maritime,
Phyto-victimes entend, pour commencer, « informer les
professionnels de l’impact des pesticides sur leur santé ».
Si les données
épidémiologiques manquent en France, on sait aujourd’hui, grâce à
des
études réalisées ailleurs dans le monde (et notamment aux
États-Unis) que les pesticides peuvent causer des maux plus graves
encore. Notamment ces cancers, des troubles de la reproduction
(infertilités, malformations, morts-nés, fausse-couches) ou des
risques neurologiques (comme la maladie de Parkinson). C’est par les
voies respiratoire ou cutanée que les molécules mortelles pénètrent
le corps des agriculteurs, à divers moments du traitement : pendant
la préparation du produit, la manipulation des semences traitées,
l’application (mécanisée ou manuelle) et le nettoyage du matériel ou
de l’Équipement de Protection Individuel (EPI), qui comprend
masques, gants et combinaison.
Lire (bastamag).
21/04/11
Gestion durable d'une forêt
(en vidéo).
C'est une vidéo d'entreprise finlandaise (ici).
Choisissez votre langue (français, ...), visitez la page et cliquez
sur les croix, puis revenez à l'écran principal, d'autres choix vous
seront offerts.
Cette vidéo montre qu'on peut concilier exploitation et écologie
(maintien d'une forêt en bon état), sans doute un peu idyllique mais
quel chemin parcouru par rapport aux coupes sauvages, à blanc,
destructrices. Certains feront remarquer que c'est une forêt de
plaine, plus facile à gérer. A quand d'autres exemples (agriculture
durable, ...) ?
20/04/11
Une couveuse maraîchère bio.
La petite
municipalité aveyronnaise de Saint-Affrique a confié à sa Sem
immobilière la gestion d'une couveuse maraîchère ouverte le 28
février. But de la manœuvre : favoriser l'installation de
producteurs biologiques pour garantir un approvisionnement local de
qualité.
Lire (slp).
14/04/11
Alternative intéressante, la permaculture après 40 ans de bons et
loyaux services.
La
permaculture se base sur l'observation des solutions déjà
expérimentées par la nature elle même, de les travailler, les
favoriser, les adapter. En opposition à une agriculture industrielle
contre nature.
Un couple
d'agriculteurs, Sepp et Veronika Holezer sur le Krameterhof en
Autriche qui ont créé un jardin d´Eden, à 1500 mètres au-dessus du
niveau de la mer. En quarante ans, Kameterhof est devenu un symbole
de ce que la permaculture peut réussir, transformant un "désert de
sapins" en une ferme produisant une nourriture saine, de l´eau et de
l´énergie, des plante médicinales et autres légumes, qui poussent
normalement en Méditerranée, dans la région la plus froide de
l'Autriche. Tous est pris en compte : la nature, la famille, les
astres, et même la disposition de ces plantations
Sepp Holzer excelle dans de nombreux domaines : légumes, fruits,
céréales, élevage et pisciculture, champignons. Son expérience est
d’autant intéressante qu’elle fut menée sur 40 ans et dans des
conditions climatiques et géologiques difficiles.
Lire (agoravox).
13/04/11
Le défi alimentaire mondial, mission impossible ?
C’est sans doute l’un des plus grands défis que
l’humanité aura à relever au 21e siècle. Un défi qui, pour les plus
pessimistes, a toutes les apparences d’une «mission impossible»: il
s’agira de produire suffisamment de ressources alimentaires pour
nourrir une population mondiale qui, en 2050, ne comptera pas moins
de 9 milliards d’individus. Selon de nombreux scientifiques
influents, pour espérer atteindre cet objectif, il n’existe au fond
qu’une seule solution sérieuse: utiliser à leur plein potentiel les
méthodes et technologies mises au point conjointement par la grande
industrie agroalimentaire et par la communauté technoscientifique.
Mais cette solution industrielle, on s’en doute bien, est loin de
faire l’unanimité. Même certains spécialistes de l’agroalimentaire
la remettent aujourd’hui en question et lancent un avertissement aux
décideurs politiques et économiques: l’agriculture industrielle est
tout sauf la panacée à laquelle on veut nous faire croire. Et si
nous voulons vraiment éviter ce qui pourrait bien être la pire crise
humanitaire, sociale et environnementale de l’histoire, il nous
faudrait donc envisager rapidement des solutions alternatives.
Lire (sciencepresse québec).
06/04/11
Prairies, bois et zones humides contre les
pollutions.
35 % de la
superficie totale du territoire (19 millions d'ha, soit 190 000 km2)
sont traités par des produits phytosanitaires. Afin de limiter les
pollutions diffuses des eaux par ces produits, un travail à la
source et un recours à de bonnes pratiques culturales (moins
d'intrants, travail du sol adapté, par exemple) sont essentiels…
Mais ne suffit pas.
Lire (juragricole).
C'est
sympa quand la FNSEA commence à ouvrir les yeux !
05/04/11
Disparition des abeilles, le dossier de Futura Sciences.
Excellent
dossier récapitulatif sur l'effondrement des colonies d'abeilles.
Lire (futurasciences).
Ces causes
multi factorielles continuent d'être niées ou sous estimées par les
grands groupes agro industriels ou les lobbies productivistes, ils
s'appuient toujours sur les causes "autres" ou inconnues pour
dégager leur responsabilité. Certains produits (Gaucho) sont 5 à 7
000 fois plus toxiques que le DDT. Il faudra pourtant que les études
scientifiques urgentes soient entreprises, et sans parti pris.
Lire aussi "Les abeilles meurent, mais n'intéressent pas les
pouvoirs publics". (naturavox).
04/04/11
Le bio, dépasser ses peurs. Témoignage d'agriculteur.
Raoul
Leturcq fait partie d'une minorité invisible. Celle des agriculteurs
biologiques, dans une région de grandes cultures pas vraiment
propice à ce type d'orientation. Un original ? Un fada ? Un écolo
bobo ? Que nenni. Le président de l'ABP (Agriculture biologique en
Picardie), descendant d'une famille de paysans picards installée à
Thieux, dans l'Oise, n'a au contraire rien d'un écologiste
transcendé par l'odeur du purin. «Je suis simplement un amoureux de
la nature qui a pris conscience que l'agriculture ne pouvait plus
continuer dans cette voie».
«Plus
jamais je ne reviendrai en arrière, je n'ai jamais été aussi heureux
», confie aujourd'hui l'agriculteur.
24/03/11
Au Japon, les conséquences à long terme de la catastrophe nucléaire.
4 réacteurs rejetant des éléments radioactifs dans
l'atmosphère pendant des semaines (un peu
moins depuis que les réacteurs sont arrosés - la pollution part à la
mer-) ça va laisser des traces durablement. Le
Japon est un petit pays où chaque parcelle libre est exploitée
intensivement et selon les vents une radio activité durable se
dépose au sol, les rendant impropres aux cultures pendant des
dizaines d'années. C'est bien une catastrophe agricole qui
s'installe durablement.
Lire (actuenvironnement).
23/03/11
Prix agricoles, les risques d'un tsunami économique et alimentaire
en Afrique sont réels.
"Les
prévisions agricoles et alimentaires sont extrêmement inquiétantes
pour l'année 2011", explique un économiste kenyan de l'Université
Jomo Kenyatta, pour qui "la situation générale devient dramatique,
non pas pour des raisons climatiques seulement, mais surtout à cause
du marché qui est défavorable pour les petits consommateurs".
Les chiffres tombent d'un pessimisme sans appel. Pour Food Price
Watch: le prix du riz, du blé, du sorgho, des fèves, du maïs, du
manioc, etc., atteint un niveau "record", et "si rien n'est fait
d'urgence par les régulateurs mondiaux", renchérit une source proche
du bureau Afrique de la Banque Mondiale, les prix vont flamber
encore plus, et cela sans répit jusqu’en 2015.
Alors trois questions se posent: qui sont ces spéculateurs? Et
comment la montée des prix au niveau mondial arrive-t-elle à
impacter aussi violemment le panier des ménages africains pauvres?
Et surtout, quelle est l'ampleur réelle de la situation et quels
sont les moyens permettant de prévenir une catastrophe alimentaire?
Lire (youphil).
12/03/11
Ces paysans malades du "progrès".
"Encore
un", a lâché le médecin, d'un air las. Encore un quoi ? Un cancer de
la vessie. Niveau T4, le plus élevé, métastasé.
Un an,
bientôt. Un an depuis qu'il s'est réveillé un matin en "pissant le
sang" et Frédéric n'arrive toujours pas à y croire. Six
chimiothérapies, des murs blancs à l'infini, et, à l'âge où l'on
bouffe la vie, lui qui doit lutter chaque jour un peu plus. "L'été
dernier, à l'institut Bergonié, à Bordeaux, j'ai croisé une dizaine
de viticulteurs qui avaient la même maladie que moi... Mais eux n'en
parlent pas." Comment y croire, seulement ? Ils se sont tués au
travail, et maintenant c'est le travail qui les tue ! Et ce sont ces
maudits pesticides, tant vantés hier, qui leur auraient inoculé le
poison ?
"On avait tous confiance dans ces produits !" dit Frédéric, les yeux
écarquillés comme au premier jour de sa vie. Pendant des années, il
en a manipulé des bidons, des mixtures, pour soigner ses plants de
vigne, à mains nues, sans masque. Sans savoir. "Sur les étiquettes,
il n'y avait rien de marqué, même pas qu'on devait mettre des gants
!" Le marchand de produits faisait son tour annuel.
Lire (auboutd id="cadrearrondi"elaroute).
Mais les
statistiques, comme pour les suicides d'agriculteurs, sont faussées
par la loi du silence, les déclarations d'assurance et les
organismes de l'agroalimentaire.
09/03/11
Rapport de l'ONU, c'est l'agriculture écologique qui nourrira la
planète.
« Pour
nourrir le monde, l’agro-écologie surpasse l’agriculture
industrielle à grande échelle », « Une agriculture qui dépend du
pétrole va dans le mur », voici les 2 phrases clés du rapport.
Alors que des centaines de milliers
d'hectares de terres africaines sont l'objet d'un hold up pour
installer des cultures industrielles, un rapport de l'ONU (de
Olivier de Schutter) montre et démontre que c'est l'agriculture
écologique qui nourrira la planète.
Démonstration : les pratiques
écologiques bonifient les terres et la production augmente, les
cultures industrielles les appauvrissent ce qui oblige l'utilisation
d'engrais chimiques (les phosphates sont déjà en voie d'épuisement).
L'emploi permanent d'engins agricoles
nuit fortement à la structure des sols, et l'augmentation permanente
des carburants rendent ces pratiques non rentables.
Lire (radinrue).
Lire2 (romandie).
Pour
l’expert, le problème de la faim dans le monde et du changement
climatique ne se résoudront pas avec l’établissement de grandes
fermes industrielles mais avec la mise en œuvre de projets
écologiques adaptés aux petits producteurs.
09/03/11
Les
agriculteurs du Jura Bernois (Suisse) se posent sérieusement la
question d'une agriculture écologique.
Inexorable disparition des exploitations agricoles du
Jura bernois dont le nombre a passé, en l'espace de cinq ans, de 644
à 601. Qu'il s'agisse de la crise que traverse depuis deux ans le
marché laitier, des interrogations sur la nouvelle politique
agricole 2014-2017, de la défense des paiements directs, de la
préservation des surfaces utiles, de l'orientation vers une
agriculture extensive privilégiant l'écologie et la sauvegarde des
paysages, la défense professionnelle engagée des chambres
d'agriculture reste la dernière «arme».
Lire (agrihebdo).
08/03/11
La luzerne, élément d'équilibre des sols, disparaît.
On la considère comme "moins rentable", qu'elle
apporte de l'azote aux sols et peut aisément tenir plusieurs années
sans entretien (sinon la récolter) n'est pas un argument suffisant
aux yeux de ceux qui encouragent les agriculteurs à acheter des
engrais.
Lire
et signer la pétition (sauvonslaluzerne). Vous decouvrirez aussi ses
autres qualités.
01/03/11
Notre modèle agricole ... doit être aussi un exemple et un modèle
pour le monde.
Bruno Le Maire.
A condition de ne pas regarder
l'envers du décor : les maladies professionnelles, les pollutions de
cours d'eaux et de nappes phréatiques, les conditions d'élevage,
Voir
(l214), les antibiotiques en quantités industrielles,
Lire (larecherche), et les OGM, .... C'est comme si l'Amérique
avait dit qu'Al Capone était un bienfaiteur de l'humanité. Mr
Lemaire est un bon capo, mais il n'est qu'un capo.
26/02/11
Le système alimentaire agro-industriel dominant a échoué. (Djakarta, le 22 février 2011).
Les
promesses du Sommet mondial de l’alimentation de 1996, reprises par
l’objectif du Millénaire pour le développement visant à réduire la
faim en 2015 ne seront pas tenues.
La faim et l’insécurité alimentaire augmentent. Environ un milliard
de personnes souffrent actuellement de la faim, un autre milliard de
malnutrition – avec un manque important de vitamines et de minéraux
– alors qu’un milliard sont suralimentés. Un
système alimentaire global = 3 milliards de victimes !
La terre,
les semences et l’eau ont été privatisées et cédées à
l’agrobusiness, entraînant la migration des membres de communautés
rurales vers les villes, en laissant derrière eux des terres
fertiles pour que les entreprises multinationales produisent des
agro carburants, de la biomasse ou des aliments destinés à
l’exportation pour les consommateurs des pays riches.
Lire (hns-info).
Les politiques néolibérales partent de l’hypothèse que la main
invisible du marché partagera le gâteau d’une manière efficace et
juste !
25/02/11
Les plantes vivaces.
(qui
repoussent naturellement chaque année), selon
le magazine Science en juin 2010, nécessitent cinq fois moins
d'eau et 35 fois moins d'engrais que les cultures classiques pour
pousser. Ca donne des idées aux chercheurs.
22/02/11
Les fruits de ma colère.
Notre
agriculture se meurt. En plein salon de l'Agriculture, vient de
paraître le livre de Pierre Priolet, arboriculteur, contraint
d'arracher ses arbres l'an dernier. Son livre -les fruits de ma
colère, plaidoyer pour un monde paysan qu'on assassine, chez
Laffont- contient des solutions iconoclastes, et donc intéressantes.
Lire (agoravox).
On y
trouve, par exemple, la possibilité d'auto financer des magasins où
on vend sur palette des fruits "brut de cueille".
21/02/11
L'ouverture du salon et la campagne FNE.
A
l'ouverture du salon de l'Agriculture, le chef de l'Etat a commenté
la campagne de communication de France Nature Environnement, la
qualifiant de "particulièrement déplacée ".
Bruno Genty, président de FNE : " Est-il possible dans ce pays
d'ouvrir le débat sur les questions agricoles sans que l'on nous
reproche d'opposer les français les uns aux autres ? Il n'est pas
déplacé de demander la mise en œuvre complète des engagements "
agriculture " du Grenelle. Les OGM, les pesticides et les algues
vertes constituent autant de risques sanitaires et environnementaux
qui concernent l’ensemble de nos concitoyens." Provoquer le débat...
pas la rupture.
Lire (fne).
20/02/11
La FAO reconnaît que l’agriculture biologique permet de freiner,
voire d’arrêter, la stérilisation des sols,
évitant
ainsi le recours aux engrais chimiques, réduisant ainsi
l’utilisation des carburants fossiles, en permettant aussi une
meilleure production en terme de goût.
La FAO dans un rapport des 3/5 mai 2007 le conclut ainsi :
«
l’agriculture biologique est un mode de gestion globale de la
production qui exclut l’utilisation d’engrais et de pesticides de
synthèse et d’organismes génétiquement modifiés, réduit au maximum
la pollution de l’air, du sol et de l’eau, et optimise la santé et
la production des communautés interdépendantes de végétaux,
d’animaux et d’être humains ».
Télécharger.
17/02/11
Le
phosphore en voie d'épuisement.
Les
stocks mondiaux de phosphore utilisés principalement pour la
fabrication des engrais, sont en train de s’épuiser, c’est pourquoi
les chercheurs préconisent de modifier les pratiques agricoles,
d’utiliser cet élément chimique de façon plus raisonnable et de
veiller à ce que les fertilisants soient moins drainés vers les
cours d’eau. Le phosphore n’est pas toxique en tant que tel, mais il
provoque l’eutrophisation des eaux de surface lorsqu’il s’y retrouve
en trop grandes quantités (industrie, agriculture). «Le phosphore
stimule la croissance d’algues qui peuvent contenir des
cyanobacteries, lesquelles sont toxiques».
Lire (jdle).
16/02/11
Les Africains veulent cultiver pour se nourrir.
Les grands
groupes internationaux s'emparent des terres pour des cultures
destinées à l'export. Ce n'est pas ce que les africains veulent.
DECLARATION DE NYÉLÉNI :
Nous, plus de 500 représentants de plus de 80 pays, d’organisations
de paysans, de pêcheurs traditionnels, de peuples autochtones, de
peuples sans terre, de travailleurs ruraux, de migrants, d’éleveurs
nomades, de communautés habitant les forêts, de femmes, de jeunes,
de consommateurs, de mouvements écologistes et urbains, nous sommes
réunis dans le village de Nyéléni à Sélingué, au Mali, afin de
renforcer le mouvement mondial pour la souveraineté alimentaire.
Nous le faisons brique par brique, en vivant dans des cases
construites à la main dans le respect de la tradition locale ...
Lire1 (nyeleni).
Lire2 (bastamag)
aussi à propos du forum social mondial de Dakar : les africains font
de plus en plus la différence entre l'aide économique (avec une
vision occidentale) et l'émancipation économique.
12/02/11
Les apiculteurs enfin entendus sur le Cruiser 350.
A l'audience du
Conseil d'Etat, le Rapporteur Public, vient de demander l'annulation des
décisions par lesquelles le ministre de l'Agriculture a autorisé le CRUISER
en 2008, 2009 et 2010. Le magistrat a demandé également la condamnation de
l'Etat à verser 9.000 euros d'indemnités à l'UNAF pour ses frais de
procédure.
Lire (ecolorama).
Pour Henri CLEMENT, Président de l'UNAF, « GAUCHO, REGENT, CRUISER... C'est
trop ! "Pourquoi faut-il qu'à chaque fois il faille faire appel aux juges
pour sanctionner la complaisance inadmissible des décideurs publics pour
l'industrie agrochimique en violation de la loi et au détriment de nos
valeurs fondamentales de protection de l'environnement !"
Pour mémoire :
Le Cruiser®, matière active : thiamétoxam - Famille des néonicotinoïdes,
insecticide neurotoxique systémique - Fabricant : SYNGENTA Agro. Ce produit
insecticide systémique extrêmement puissant a obtenu une AMM
(autorisation de mise sur le marché) depuis janvier 2008 par
référence à un produit allemand finalement interdit le 15 Mai 2008 outre
Rhin.
08/02/11 Les paysans devront payer leurs propres
semences ?!
C'est avec stupéfaction que la Confédération Paysanne a
découvert que le gouvernement a désigné le représentant du GNIS
(Groupement National Interprofessionnel des Semences) pour défendre la
position française sur les droits des agriculteurs lors de la
prochaine réunion du Traité international sur les semences.
Pour défendre la position française sur cette question
précise des droits des agriculteurs, le gouvernement français a osé
désigner... le directeur des relations extérieures du GNIS :
- qui réclame à corps et à cris le paiement par les
agriculteurs qui réutilisent leurs semences de ferme d'une
Contribution Volontaire Obligatoire reversée directement, pour 85% de
son montant, à l'industrie semencière,
- qui poursuit en justice les agriculteurs qui
reproduisent des semences de ferme des dernières variétés protégées
par une loi française qui les interdisait, mais n'est presque plus
utilisée depuis l'adoption en 1994 d'un règlement européen qui les
autorise,
- et qui envoie ses contrôleurs à la poursuite des
agriculteurs qui conservent, utilisent, échangent ou vendent leurs
semences de ferme.
Les industriels des semences ne supportent pas que les
agriculteurs puissent bénéficier, tout comme eux et en toute légalité,
du "privilège du sélectionneur" d'utiliser les variétés disponibles
sur le marché pour sélectionner leurs propres variétés et d'échanger
leurs semences dans le but de les sélectionner et de les conserver.
Lire le communiqué.
31/01/11 Détournement des textes européens.
Ces textes prévoient des
dérogations concernant l'usage d’un pesticide non autorisé pendant 120
jours en cas de « danger imprévisible qui ne peut être maîtrisé par
d'autres moyens. ». Selon la procédure décrite, cet usage doit
néanmoins être « limité et contrôlé ».
Ce prétexte est de plus en
plus invoqué (de 59 fois en 2007 à 321 en 2010), 152 matières actives
étant actuellement concernées. Palmarès peu reluisant, la France est
présentée comme « « le champion européen de ces moyens détournés
d’obtenir l’autorisation d’utilisation de pesticides, passant de 0
dérogations en 2007 à 74 en 2010 ».
Seulement voila, le "danger
imprévisible" n'est jamais mentionné et la durée de 120 jour n'a
jamais été vérifiée. CQFD sur les intentions de leurs auteurs.
Lire (universnature).
28/01/11 "Les pesticides ont bien provoqué le cancer",
déclaration du TASS.
(Suite de l'article du 26/01, ci
dessous). Le tribunal* de Lons (39) a reconnu l’intoxication d’un agriculteur aux
pesticides et ce jugement peut faire l'objet d'une jurisprudence.
Lire (leprogrès). Ce premier pas est un petit pas mais ce jugement
est une des premières actions qui amènera à la raison les tenants
d'une agriculture mortifère et qui refusent d'ouvrir les yeux.
* TASS : Tribunal des
affaires de sécurité sociale.
28/01/11« Engagé à 1.000 % pour poursuivre la bataille de la compétitivité
».
C'est la déclaration du
ministre de l'agriculture, accompagnée de celles ci : « sans
remettre ses engagement en faveur d’une agriculture durable » et « Pas
de succès durable sans une Pac forte ». Il est vrai, pour adoucir la
critique, complétée par : « Je continuerai à soutenir l’agriculture
biologique contrairement à certaines polémiques entendues ici ou là ».
Lire (terrenet).
Que de contradictions, la première
porte sur la compréhension du terme "Développement durable" (DD),
visiblement il y a un contre sens formidable, le DD est un
développement qui préserve la possibilité et le droit pour nos
successeurs de bénéficier des ressources de la planète.
Une agriculture de plus en plus
énergivore* et polluante -pour les sols comme pour les consommateurs
et les agriculteurs eux même- est la négation la plus évidente du DD.
La compétition ci dessus évoquée demande des heures de travail de plus
en plus nombreuses au point que l'on peut parler d'esclavagisme pour
certains. Elle demande aussi l'emploi de méthodes et produits qui
détruisent durablement l'environnement : disparition des abeilles,
pollution des nappes, augmentation des inondations et des sécheresses,
diminution de la qualité nutritionnelle. Bref, pour faire baisser le
prix du maïs ou de la viande, on fait grimper en flèche les dégâts
annexes supportés par d'autres secteurs de la société, et globalement
le coût de l'agriculture augmente à cause de cette compétitivité.
Mauvais choix. Très mauvais choix, la
dictature de la compétition financière, c'est l'agriculture qui s'auto
détruit.
* faites le bilan : entre 1970 et
aujourd'hui, comparez votre facture fuel (en litres) pour 1 ha,
regardez le revenu net que vous réalisez pour 1 ha.
27/1/11 Le
projet de la nouvelle PAC (politique agricole commune).
En Novembre, la Commission
européenne publiait sa communication sur le futur de la PAC. Ce
document (Lire)
s’articule autour de trois objectifs :
- Un approvisionnement alimentaire sur et suffisant
- Une gestion durable des ressources naturelles
- Le développement équilibré des zones rurales
Les moyens proposés les
plus intéressants sont le rééquilibrage des aides entre agriculteurs
(fin des références historiques et ciblage selon des critères
environnementaux), le plafonnement des aides directes, les aides aux
petites structures, la mise en place d’aides directes vertes, et le
soutien aux zones défavorisées. (source :
FNAB).
Cependant, les
organisations paysannes (FNAB, FNCIVAM, Confédération Paysanne)
regrettent l’absence de vision à long terme nouvelle et véritablement
durable ainsi que le manque d’outils de régulation. Elles le font
savoir dans une tribune commune (Lire,
format pdf).
La Fédération Nationale de
l’AB regroupe plus de 16 000 paysans au travers des GAB et milite pour
un développement cohérent de l’Agriculture Bio. Avec un désengagement
de 75% soit une perte de 58 000 €, l’Etat raye deux missions
essentielles du GAB 65 : L’accompagnement des conversions et
l’accompagnement des collectivités et des territoires pour la
restauration collective.
Le Grenelle de l’Environnement et ses objectifs sont ils déjà aux
oubliettes ? 6% de la SAU en agriculture bio et 20% de produits bios
en restauration collective d’ici 2012. Et c’est bien entre autre sur
ces deux dossiers que l’Etat ne renouvelle pas ces subventions au
réseau des paysans bios !! Il existe pourtant un réel savoir faire sur
certains dossiers, notamment pour l’introduction de produits bios en
restauration collective.
26/01/11 Cancer et pesticides, un agriculteur du Jura au
tribunal.
Samedi dernier (à la conférence de Jean Marie Pelt), j'ai
encore entendu un agriculteur prendre pour argument "nous
nourrissons la planète". Argument massue inventé par la FNSEA pour
masquer le tout et n'importe quoi d'une agro chimie toute puissante.
Aujourd'hui un agriculteur, cloué dans un fauteuil, demande réparation
auprès du TASS de sa maladie dont tout porte à penser que les
phytosanitaires sont responsables.
Lire (leprogrès).
TASS : Tribunal des
affaires de sécurité sociale.
25/01/11 Poids lourds 44 T, mauvais calcul.
Ca y est, ils sont
autorisés pour les denrées agricoles. L'usure de la route en fonction
de la charge est fonction de la puissance quatrième de la charge à
l'essieu*. Ouh là là ! Mais non, c'est simple :
38^4 = 38x38x38x38 = 2 085
136 et
44^4 = 44x44x44x44 = 3 748
096
Or, 3 748 096/2 085 136 =
1,8. Ce rapport donne le comparatif d'usure de la route. Auquel il
faut ajouter des facteurs de correction pour les essieux jumelés, ce
qui augmente cette valeur.
Ce qui veut dire qu'un
camion de 44 T dégrade la route 2 fois plus qu'un 38 T (mais ne
transporte pas 2 fois plus de marchandises, seulement 25 % de plus).
Il est vrai qu'en 2017 les camions devront posséder un essieu
supplémentaire, ce qui ne résoudra le problème qu'en partie (la
rigidité du train arrière 3 essieux accentue les dégâts en virage).
* En clair : un camion de
10 T (2 essieux) use la route 10 000 fois plus qu'une voiture d'une
tonne. Tous les agriculteurs sont conscients de ce problème avec leurs
engins agricoles dans les champs (sol dur ou mou).
21/01/11 Le bois raméal fragmenté.
Les bois
raméaux sont en fait les extrémités des branches des arbres d’un
diamètre inférieur à huit centimètres. Ils concentrent à eux seuls 80%
de tous les nutriments des arbres et sont pour la plupart facilement
dégradables, à l’exception de la lignine (matériau carboné). Une fois
broyée et répandue sur le sol, celle-ci est rapidement attaquée par
une famille de champignons appelée les basidiomycètes du sol ou plus
prosaïquement « pourriture blanche ». Selon M. Dupéty, il
faudrait répandre une couche de BRF d’environ trois à quatre
centimètres sur le sol agricole pour obtenir en quelques semaines des
récoltes aux rendements supérieurs de 160 à 170 % à ceux de
l’agriculture traditionnelle.
Lire (zegreenweb).
20/01/11
Que la peste soit des pesticides et des pesticidaires ! (un
Français ingère chaque année le chiffre fantastique de 1,5 kilogramme
de pesticides divers.*)
Des pesticides dans la
rosée matinale sur les fleurs ? Et dans l’eau de pluie de toutes les
villes, dans les sources, les cours d’eau, les nappes les plus
profondes… Et dans les sols, dans toute notre alimentation, jusque
dans notre pain quotidien devenu exécrable. Il y a des pesticides dans
le sang des nouveau-nés, dans le lait maternel, dans la graisse de nos
corps. Il y en a même dans l'air intérieur de nos maisons ! Les
pesticides sont partout, et leurs molécules s'attaquent directement à
la vie des humains et de tous les êtres vivants.
Empoisonnement de
l'humanité et des animaux domestiques par l’emploi irraisonné de
milliers de pesticides, dont nombre sont mortifères à plus ou moins
long terme, avec comme seul objectif un enrichissement de l’élite et
une mise sous tutelle budgétaire du monde paysan (25 000 suicides de
cultivateurs surendettés en Inde).
Lire (notreplaneteinfo).
L'article original est
intitulé "Pour en finir avec l'agro terrorisme", malgré la dureté des
mots qui peut choquer (et c'est inhabituel pour notreplaneteinfo), la
vérité commence à apparaître. Souvenons nous, au début des années 80
quand Brice Lalonde disait "pollueurs payeurs" à propos des élevages
de porcs (mais pas seulement), de la levée de boucliers des éleveurs
bretons. Personne aujourd'hui ne peut dire qu'il avait tort.
* Y compris dans l'air
qu'il respire et sans parler des saloperies ajoutées par les
"transformateurs" (producteurs d'aliments transformés, tels gâteaux ou
plats cuisinés).
20/01/11 Un agriculteur bio, heureux et prospère.
Témoignage.
Le rabotage des niches fiscales des agriculteurs
bio ? Paul Thierry, maraîcher en Seine-et-Marne, ne le sentira pas
passer. Lui ne se plaint pas : sur cinq hectares, il cultive des
légumes pour 250 familles, fait travailler trois personnes et se paie
2 000 euros par mois.
Lire (rue89). Avec « 120 maraîchers pour 12 millions d'habitants
en Ile-de-France », nos paysans sont loin de nous nourrir.
20/01/11
Les USA marchent sur la tête. (Ya pas qu'eux).
- 1/3 de la production de
maïs sert à produire du carburant. Et si vous lisez les étiquettes de
leurs produits alimentaires, on y trouve du pétrole (ses dérivés).
Vous avez dit crise alimentaire ?
Lire (agoravox) le reste du
cauchemar. A propos de maïs, certains dirons qu'il s'agit d'OGM, je
réponds "double horreur".
-
Conséquences de
l'élevage industriel : « En tout, les animaux d'élevage aux
États-Unis produisent 130 fois plus de déchets que la population
humaine, environ 39 tonnes de merde par seconde. La capacité de
pollution de cette merde est 160 fois plus importante que celle d'eaux
usées municipales non traitées. ».
Lire.
13/01/11 Un procès pour pulvérisations illégales.
C'est la première fois que
des agriculteurs sont attaqués en justice pour des pulvérisations
illégales... Faute de volonté politique et sous «une loi de l’omerta»
persistante dans le monde agricole au sujet des pesticides, la seule
manière de créer un «électrochoc» était de porter plainte contre les
agriculteurs. Ce procès, l’association Allassac-ONGF
(Oeuvrons pour la nature et les générations futures) ne le fait
pas «contre des personnes mais contre des pratiques»: «Il a été établi
que des pulvérisations avaient été faites avec un vent de plus de
75km/h», explique Fabrice Micouraud, or la loi interdit les
pulvérisations de pesticides lorsque la force du vent est supérieure à
trois sur l’échelle de Beaufort (plus de 20km/h). Une démarche qui
fait boule de neige. Car à Allassac, de nombreuses personnes sont
victimes de pathologies qui peuvent être liées aux pesticides:
«Beaucoup de gens dans notre association sont malades, regrette
Fabrice Micouraud. Aujourd’hui, plus personne ne peut nier l’impact
des pesticides sur la santé».
«Peu importe qu’il y ait une condamnation», ce sont les procédures à
venir qui seront les plus importantes: «notre démarche fait boule de
neige. Nous recevons de plus en plus de témoignages sur ce type
d’infractions et il y aura des plaintes pour mise en danger des
riverains, des ouvriers agricoles et surtout des consommateurs».
Lire (20mn). Voici donc la première épine dans le pied des lobbies
agro alimentaires qui transforment les agriculteurs en empoisonneurs.
Espérons que ces derniers comprendront qu'ils sont aussi victimes d'un
système pervers uniquement soucieux de vendre plus de produits
toxiques.
12/01/11 Le site farmlandgrab enfin en français.
Vous le trouverez donc en
accès direct dans la colonne de droite. Vous y trouverez des données
de l'évolution de l'agriculture dans de nombreux pays,
particulièrement le Tiers Monde. Derniers articles :
Il est vrai que ça ne
concerne que l'élevage en plein air et si vous avez envie de sourire,
vous avez bien appris la propreté à votre chien ou votre chat !
C’est un
éleveur de porcs deTaiwan qui a donné cette idée à l’administration,
après avoir trouvé, fin 2009, un moyen pour empêcher le lisier de ses
10.000 animaux de polluer les rivières environnantes. L’éleveur a tout
simplement incité les cochons à se rendre dans des « toilettes »
aménagées par ses soins, en épandant des excréments sur des bouts de
terrain. Contrairement aux idées reçues, le cochon est par nature un
animal très propre, qui dissocie lieux de nourriture, de repos et
d’aisance.
Les
résultats ne se sont pas fait attendre. Le volume des eaux polluées a
été réduit de 80 %, l'exploitation agricole, plus propre, a vu le
nombre de maladies se réduire et le taux de fertilité augmenter de
20 %.
Lire (jdle).
05/01/11 "Better
cotton", une alternative pour les cultivateurs du tiers monde.
L'ONG Better Cotton
Initiative a réuni autour d'elle tous les acteurs de la filière coton
pour rendre le processus de production plus responsable, du paysan
indien au géant du commerce H&M. Les critères sont toutefois moins
exigeants que ceux de l'agriculture bio et du commerce équitable, mais
cette association veut en 2012 produire 300 000 tonnes à travers
l'Inde, l'Afrique et le Brésil. Ce coton sera cultivé par des paysans
d'au moins 18 ans, dans des conditions de travail décentes qui
respectent les principes de l'organisation internationale du travail (
liberté d'association, élimination du travail forcé et du travail des
enfants, absence de discrimination). Ce coton utilisera par ailleurs
peu de pesticides et beaucoup moins d'eau que les fibres habituelles.
Lire (novethic). Un bémol cependant : le coton OGM est autorisé.
05/01/11 La disparition des abeilles et bourdons.
Aux États-Unis comme en
Europe, les populations de bourdons et d'abeilles diminuent
rapidement, le phénomène préoccupe faisant craindre une dépopulation
de ces insectes sociaux à l'échelle planétaire, écrivent les auteurs
de ces travaux parus dans le numéro des Annales de l'Académie
nationale américaine des sciences (PNAS), daté du 3-7 janvier. Des
industries d'élevage de bourdons existent au Japon et en Israël
notamment, tandis que le Mexique et la Chine sont en train de
développer la leur, indique cette entomologiste. Cela montre que cette
industrie est "importante" et pourrait compenser les lourdes pertes
subies par les abeilles domestiques et les bourdons. "Les abeilles
souffrent énormément et nous devons commencer à promouvoir d'autres
espèces de pollinisateurs comme les bourdons pour l'apiculture...
Lire (lepoint).
La protection intégrée dans l’agriculture européenne.
Publié par
INRA
Depuis plus de 40 ans,
l’agriculture repose largement sur l’usage de pesticides pour
contrôler les pullulations d’insectes ravageurs, le développement des
maladies et l’envahissement des cultures par les mauvaises herbes même
si des efforts ont déjà été faits pour limiter les effets contraires
des produits phytosanitaires sur les écosystèmes (pollution des eaux
et des sols, érosion de la biodiversité, etc.) et la santé humaine.
Inédites à l’échelle
européenne, neuf études de cas ont été conduites sur des questions
majeures de protection des cultures telles que les maladies aériennes
du blé, le désherbage du maïs, la protection des vergers, les
problèmes phytosanitaires des vignobles, etc.
Agir à l’échelle des
systèmes de culture pour des solutions d’avenir, les travaux d’Endure
montrent qu’il sera possible de réduire davantage la dépendance aux
pesticides en ne considérant plus de manière isolée tel problème sur
telle culture mais en s’attachant à reconcevoir dans leur globalité
les principaux systèmes de culture européens. L’originalité du Réseau
Endure est d’avoir réuni des chercheurs issus de disciplines diverses
(agronomie, génétique, écologie, économie, sociologie) et de leur
avoir fourni un espace de recherche multidisciplinaire au travers «
d’études de cas système ».
Endure (c'est le nom de
l'étude) a aussi montré que la dépendance aux herbicides peut être
réduite par des rotations de cultures diversifiées sur plusieurs
années, que la durée des résistances aux maladies est augmentée par la
gestion des variétés et qu’au-delà du champ de l’agriculteur la
répartition des cultures et des espaces non cultivés dans le paysage
permet de freiner les pullulations d’insectes nuisibles.
Lire (brevesante).
L'arsenic, ça passe dans l'assiette.
L'arsenic dans
l'alimentation : en moyenne, nous à la moitié de la dose toxique
(désagréments de santé) mais 3 fois au dessus de la dose de sûreté
concernant les cancers.
Or le produit était utilisé
dans les phytosanitaires jusqu'en 2001 (mais on l'utilise pour vider
les stocks). Ca, c'est une raison, l'autre étant que l'arsenic est un
composant naturel des sols. De sols qui ne sont plus protégés (haies,
petites parcelles, talus enherbés, ...) et tout finit dans les
rivières et les nappes phréatiques. L'eau que nous buvons et les
poissons que nous mangeons sont contaminés.
Personne ne prend aucune
mesure.
Lire (altermondesansfrontières).
Le Gissol (Inra), un centre de ressources.
Pour une gestion
patrimoniale et durable des sols, les site offre des ressources
inépuisables. Le site.
L'objectif du GIS Sol est
de constituer et de gérer un système d'information sur les sols de
France, par rapport à leur distribution spatiale, leurs propriétés et
l'évolution de leurs qualités. Ce système d'information sur les sols
devra répondre à échéance réaliste aux besoins régionaux et nationaux,
dans le contexte européen.
Les aides aux agriculteurs bio divisées par 2.
Le projet de loi de
finances 2011, qui vient d’être adopté par le Sénat, réduit de 4 000 à
2 000 € le montant du crédit d’impôt sur le revenu dont bénéficient
les agriculteurs convertis à l’agriculture biologique. Une mesure
drastique à l’échelle des fermes, sous couvert d’économie d’argent
public, mais une économie globale somme toute bien dérisoire comparée
aux autres pôles de financement prévu par le projet de loi.
Ce crédit d’impôt avait
comme principal mérite de remettre un peu de justice dans
l’attribution des aides, notamment parce qu’il ciblait surtout les
petites structures qui n’en percevaient pas ou très peu. L’annonce du
doublement de celui-ci avait été faite en fanfare à la suite du
Grenelle de l’environnement. Elle n’aura pas été effective bien
longtemps…
e plan « Agriculture
biologique : horizon 2012 » visait à tripler les surfaces cultivées en
bio pour les porter à 6 % de la surface agricole française en 2012. On
est encore bien loin de cet objectif puisque les surfaces cultivées en
bio s'élevaient fin 2009 à 670 000 hectares… soit seulement 2,6 % de
la surface agricole utilisée.
Lire (confpaysanne).
La bataille du purin d'ortie reprend.
L’Association pour la promotion des Produits naturels
peu préoccupants (Aspro-PNPP), en partenariat avec d’autres ONG[1],
a relancé mercredi 8 décembre la guerre du « purin d’ortie » avec une
action de « désobéissance civique » à la mairie de Montreuil
(Seine-Saint-Denis). Les membres d’Aspro-PNPP
ont épandu sur les plates-bandes de la mairie du purin d'ortie et
l'huile de neem, deux préparations naturelles peu préoccupantes (PNPP),
utilisées par les jardiniers et agriculteurs bio en alternative des
pesticides, mais dont l’usage est illégal en France.
Les PNPP bénéficient cependant
d’une procédure simplifiée fixée par le décret du 25 juin 2009.
Celle-ci prévoit une évaluation de l’Agence nationale de sécurité
sanitaire (Anses), préalable à la délivrance de l’autorisation
« afin de garantir de manière scientifique leur efficacité et
l’absence de risque pour l’environnement et la santé », précise le
ministère chargé de l’agriculture dans
un
communiqué du 9 décembre.
« Mais le gouvernement a
rajouté un article exigeant que la substance de base de ces produits
soit inscrite sur l'annexe 1 de la directive européenne sur les
produits phytosanitaires », indique Guy Kessler de la
Confédération paysanne.
Lire (jdle).
Le ministère interdit l'utilisation du neem
en métropole et à la Réunion, mais la conseille à Wallis et Futuna,
pour une agriculture durable. Cherchez l'erreur!
Lombrics et bousiers, les secrets d'un sol riche.
Cinquante ans après
Printemps silencieux, de la biologiste américaine Rachel Carson, un
des livres pionniers et fondateurs de l'écologisme, la symphonie en
sous-sol est à son tour de plus en plus silencieuse. Abus de biocides,
façons culturales erronées, modification des horizons du sol par
l'utilisation d'engins lourds, de nouvelles observations servent
d'alarme en nous enseignant que toute la faunule de l'humus, et
notamment les vers de terre, sont en grave déclin. Ces disparitions
bio-indiquent la mort biologique des sols.
Lire (notreplaneteinfo).
Les lombrics sont là depuis
700 millions d'années (ils font partie des tous
premiers occupants de la planète, note de DE). Il en existe 4
000 espèces, dont une australienne mesure trois mètres. Les vers de
terre, à eux seuls, représentent 70 % de la masse totale des animaux
terrestres. Si l'on mettait tous ces animaux, humains compris, sur le
plateau virtuel d'une balance, ce sont les lombrics mis sur l'autre
plateau qui pèseraient le plus lourd ! Ils sont donc d'un intérêt
hautement supérieur à celui, tout à fait dérisoire et sans plus de
raison d'être, d'Homo sapiens.Une prairie
permanente non contaminée peut en compter de 150 à 400 spécimens par
mètre carré, soit de 1,5 à 4 millions d'individus par hectare, ce qui
représente une masse d'une à trois tonnes de vers, soit pour la France
entre cent et deux cents millions de tonnes. À l'opposé, un champ de
céréaliculture agrochimique ou l'un de ces vignobles empoisonnés qui
font la gloire du coq gaulois, n'en contiennent plus qu'un à trois
individus au mètre carré, c'est-à-dire 130 fois moins.
Les vers de terre sont des
auxiliaires inespérés. Creusant d'interminables galeries, certains
scientifiques estiment que de nombreuses inondations pourraient être
évitées si nous ne les détruisions pas. Leurs galeries peuvent en
effet absorber en partie les crues des fleuves, créant par un effet
d'éponge des zones tampon non négligeables. (pour les
bousiers, allez sur le site, avec la permaculture en prime).
L’agrobusiness dans le
monde : deux décennies de pillage.
Au début des années 1990, une grande partie des
pages de Seedling étaient consacrées à des discussions sur
les accords internationaux et les programmes de recherche publique.
Les grandes sociétés apparaissaient certes dans ces discussions, mais
surtout comme une menace à l’horizon, un groupe soutenant de façon
agressive le modèle d’agriculture industrielle qui détruisait la
biodiversité agricole. Vingt ans plus tard, la situation n’est plus du
tout la même. Le pouvoir des grandes sociétés dans le système
alimentaire s’est en effet étendu à pas de géants. Aujourd’hui, ce
sont elles qui définissent les règles mondiales, tandis que les
gouvernements et les centres de recherche publique suivent le
mouvement.
Les deux dernières décennies ont connu une
transformation radicale de l’industrie semencière : d’une industrie de
petites sociétés et de programmes publics, elle est en effet passée à
une industrie dominée par une poignée de sociétés transnationales (STN
ou TNC). Aujourd’hui, dix entreprises contrôlent à elles seules la
moitié du marché mondial des semences commerciales (cf.
illustration “Répartition des 10 plus grosses entreprises sur le
marché des semences”, p.16). La plupart sont des fabricants de
pesticides et s’intéressent maintenant au développement de cultures
génétiquement modifiées (GM) qui sous-tendent une agriculture
intensive à base de chimie.
Lire( (grain).
Devenir agriculteur aujourd'hui est un acte
suicidaire.
L'agriculture telle qu'elle est aujourd'hui connaît trois malheurs.
Tout d'abord, la division des agriculteurs face à leurs problèmes.
Ensuite le fait que l'on produise des biens périssables, donc que l'on
est obligé de vendre à un instant T. Et enfin, que la grande
distribution profite de nos faiblesses en se transformant en prédateur
parfait. Ces grandes surfaces abreuvent les consommateurs de prix
cassés, de leader du prix bas. Mais le moins cher par rapport à quoi ?
Personne ne répond à cette question et on a le sentiment d'un
véritable abus de langage.
Lire (rue89).
La PAC 2013, les propositions de FNE.
Aujourd'hui, la Commission
européenne présentera ses orientations pour l’avenir de la Politique
agricole commune (PAC) après 2013, et une meilleure prise en compte de
l’environnement devrait être annoncée, ce que salue FNE.
« La préservation des
ressources naturelles n’est pas un luxe, c’est une condition
nécessaire à la production alimentaire sur le long terme. Comment
imaginer produire demain des aliments sans pollinisateurs, sur des
sols appauvris en humus, avec des rivières asséchées ? ».
FNE propose que les aides
européennes reposent désormais sur un contrat entre l’agriculteur et
la société. Pour toucher les aides européennes, l’agriculteur devrait
s’engager à diversifier ses productions (minimum 4 cultures par
exploitation agricole), à réserver 5% de son exploitation à la
biodiversité (haies, bosquets, mares…) et à réduire l’utilisation
d’intrants (engrais, pesticides, carburants…).
Des aides supplémentaires seraient versées aux agriculteurs qui vont
plus loin, en apportant un « plus » à l’environnement, notamment
l’agriculture biologique et l’agriculture de haute valeur
environnementale issue du Grenelle.
Télécharger le communiqué.
Thon rouge, tout le monde triche.
Les
résultats d’une enquête indépendante, rendus publics ce week-end, ont
révélé les dessous du système complexe du marché noir international du
thon rouge dont la valeur est estimée à 4 milliards de dollars. Cela
confirme les avertissements répétés du WWF au cours des dix dernières
années sur le manque général de contrôle dans cette pêcherie :
nombreux cas de dépassement de quota, sous-déclaration généralisée,
utilisation interdite d’avions de repérage, capture de poissons trop
petits, et même fausses déclarations gouvernementales.
Lire (cdurable).
Entretien avec Dominique Bourg : Quelle est votre vision de l’agriculture de
demain ?
Avec un futur énergétique beaucoup plus contraignant, le type
d’agriculture qu’on connaît aujourd’hui, et qui nécessite d’investir
dix calories pour en obtenir une seule, ne pourra pas perdurer. En
outre, ce modèle pose d’autres problèmes, notamment avec les
pesticides que l’on retrouve dans les sols. Je vois donc se dessiner
deux tendances : l’orientation vers une agro-écologie, c’est-à-dire
vers une agriculture qui prenne en compte le fonctionnement des
écosystèmes, et, à moyen terme, une réallocation de main d’œuvre aux
tâches agricoles.
Lire la suite (agricultureenvironnement). Vous y lirez un point de
vue différent du notre sur les OGM, mais ce n'est pas une position
partisane, et il précise qu'il n'est pas agronome (mais philosophe).
Le vrai prix de votre tasse de thé.
La
Fédération internationale des travailleurs de l’agriculture (UITA) a
présenté début octobre les conclusions d’une enquête menée à la suite
du décès de trois travailleurs d’une plantation de thé de l’Etat de
Assam, au nord-est de l’Inde.
L’enquête a permis d’établir que cela faisait 75 jours d’affilée que
la victime consacrait de 8 à 12 heures par jour à l’épandage de
pesticides. Selon le père du jeune homme, à aucun moment son employeur
ne lui a fourni d’équipement de protection. Lorsque Gopla Tanti s’est
effondré, le contremaître a interdit à ses collègues de lui porter
secours, révèle le rapport. Ce n’est qu’une heure plus tard qu’un
membre de la direction s’est inquiété de l’état de santé de la
victime, alors que celle-ci était déjà mort.
Lire (voilaletravail).
Pac 2013, garantir un revenu stable, rémunérer
l'agriculture durable.
Point
intéressant à relever : le Meeddm
(ministère de l'écologie) propose la création de « trois niveaux
distincts de paiements » : l’un garantissant « une base de
revenu stable aux agriculteurs travaillant à partir de ressources du
vivant de façon durable et reposant sur cette double justification
sociale et environnementale » ; un autre assurant la rémunération
des services environnementaux rendus par les systèmes de production
(stockage du carbone dans les arbres, protection des haies et des
prairies, créations de bandes enherbées, etc.) ; le troisième, enfin,
assurant un soutien à la transition agro-écologique des agriculteurs.
Lire (jdle). Projet Pac à télécharger, voir article du 05/11.
Des chasseurs au secours des abeilles.
(reprise de
la page "Dole").
Pour remédier à
l'importante mortalité des abeilles, des plantes nécessaires à leur
nutrition ont été semées sur des centaines d'hectares en
Franche-Comté, une région pilote dans cette démarche au niveau
national.
Depuis trois ans et sous l'impulsion de la Fédération régionale des
Chasseurs, plus de 700 hectares ont ainsi été convertis en zones
d'intercultures. Les parcelles agricoles sont transformées pendant six
mois en champs de plantes (sarrasin, avoine, vesce, phacélie)
nutritives pour les butineuses.
Lire (ecolorama).
Pour une agriculture durable, il y a encore du chemin à faire.
Chantal Jouanno et JL Borloo ont fait paraître une brochure
«
Pour une politique agricole durable en 2013 » (20 pages
télécharger) qui
provoque les foudres de la FNSEA au motif principal que les intéressés
ne sont pas au ministère de l'agriculture.
C'est quand même fort de
café, cela revient à déclarer que l'agriculture n'a rien à voir avec
l'écologie, ou alors, qu'il n'y a que les agriculteurs qui soient
compétents en la matière. Quand on sait les positions productivistes
(OGM, pesticides, ...) de la boutique FNSEA, il y a de quoi rêver. Ils
ne défendent pas l'agriculture et les agriculteurs, juste les intérêts
des lobbies agricoles. (Il faut se souvenir de la levée de bouclier à
propos de "pollueurs-payeurs" -pollution des sols par les nitrates- en
Bretagne au début des années 80).
Préserver la biodiversité pour préserver l'avenir.
Selon un nouveau rapport de l'Organisation des Nations Unies pour
l'alimentation et l'agriculture (FAO) publié mardi, la biodiversité
pourrait disparaître définitivement, compromettant gravement la
sécurité alimentaire, si des mesures urgentes ne sont pas prises pour
préserver la biodiversité d'une part et réguler son utilisation
d'autre part.
Lire (actunuwsenvironnement).
« Accroître l'utilisation durable de la diversité végétale pourrait
être la clé principale pour affronter les risques qui pèsent sur les
ressources génétiques pour l'agriculture (…) Il existe des milliers
d'espèces sauvages apparentées aux plantes cultivées qui doivent
encore être collectées, étudiées et documentées, car elles recèlent
des secrets génétiques qui leur permettent de résister à la chaleur,
aux sécheresses, à la salinité, aux inondations et aux ravageurs ».
Le
chanvre, redécouverte de ses avantages.
Cette plante pousse
partout dans le monde entre 0 et 6 000 mètres d’altitude. Championne
du captage de CO2 et véritable aspirateur à nitrates, elle est aussi
n°1 en production de biomasse (elle est la plus rapide pour stocker et
utiliser l’énergie solaire qu’elle transforme ensuite, grâce à la
chlorophylle, en matière organique, source d’énergie utilisable par
l’homme) et cela, sans pesticides, insecticides, fongicides. Le plus ?
Sa culture exige peu d’eau.
Lire (neoplanete). Elle constitue
- un très bon aliment
nutritionnel, la graine de chanvre étant plus équilibrée que le soja
et possédant 37% d’huiles essentielles (un record !), riches en Omega
3 et 6…
- du papier d’excellente
qualité, naturellement blanc et qui résiste aux siècles. Il éviterait
ainsi la déforestation puisqu’il a un rendement nettement supérieur à
celui du bois, il produit en effet, quatre fois plus de papier que le
bois à surface égale. Par ailleurs, son cycle de croissance est plus
rapide puisqu’il est de 100 jours pour le chanvre contre 50 à 500 ans
pour le bois !
- un textile doux et
solide, moins onéreux que le coton. Il capte 95% des U.V. et est le
mieux adapté à la peau humaine, avec le lin.
- la meilleure plante
phytoremédiation, pour les sols irradiés ou pollués.
Vers la suppression
des subventions pour la luzerne ?
80 % des protéines
destinées au bétail européen sont importées chaque année du Brésil,
des États-Unis ou encore de Chine. Afin de réduire cette dépendance,
l’UE a décidé dans les années 1980, de subventionner la production de
fourrage déshydraté, à l’instar de la filière de la luzerne
déshydratée.
Des aides aujourd’hui
remises en cause dans le cadre de la réforme de la Définition de «
Politique Agricole Commune (PAC). Pourtant, déshydratée et compactée
sous forme de granulé, la luzerne, dont la culture n’a qu’un faible
impact sur l’environnement, présente une qualité nutritionnelle et
constitue donc un apport protéique aussi efficace que les tourteaux de
soja, importés sans aucune garantie d’absence d’OGM.
Lire (actuenvironnement).
Il faudra bien finir par se
rendre compte qu'importer des tourteaux à vil prix impacte la facture
énergétique mondiale (CO2, disparition de la ressource pétrole,
devises), tout ca pour quelques profits immédiats et que cela vaut
bien un petit effort.
Quand les forêts
résistaient.
Pour gagner quelques
dollars, la forêt qui résistait aux assauts des vagues a disparu.
Combien de millions de $ faudra-t-il pour construire une
digue qui fera le même travail ?
2011 sera l’Année internationale de la forêt.
Lire (zegreenweb).
Epuisement des gisements de phosphore à l’horizon 2050.
« Les
sols sont des milieux vivants, rappelait Philippe Lemanceau, expert en
biologie des sols à l’Inra. C’est aussi un patrimoine à protéger car
les terres arables reculent tandis que la population mondiale
augmente. Et les sols ne sont pas renouvelables à notre échelle de
temps ! Nous allons dans un futur proche être également limité dans
l’utilisation des intrants : on prévoit par exemple l’épuisement des
gisements de phosphore à l’horizon 2050, c’est demain. »
Or, un
hectare de terre agricole héberge une à cinq tonnes de microfaune,
cinq tonnes et demie de champignons. « Et ce n’est pas que de la
masse, c’est aussi de la complexité, une ressource en molécules aux
applications nombreuses. N’oublions pas que le premier antibiotique,
la pénicilline, est synthétisé par un champignon du sol ! ».
Lire
(juraagricole).
Afrique, l'irrigation au goutte à goutte.
Aider les paysans à
installer des kits d'irrigation pour une agriculture nourricière
tellement plus performante : économiser 50 % d'eau et beaucoup de
temps. Et aussi un rendement et une qualité bien supérieurs.
Lire (cdurable).
Pesticides : les bandes enherbées sont-elles utiles ?
La pollution
des milieux aquatiques par les pesticides touche à la fois les masses
d’eau souterraine et les eaux de surface. « Elle constitue une
menace pour la pérennité des usages de l’eau et pour les êtres vivants
qui s’y développent », rappelle l’Onema.
Afin
d’empêcher le transfert des pesticides via le ruissellement d’eau, il
est possible d’instaurer des zones-tampons végétalisées longeant les
cours d’eau, telles que les bandes enherbées. Les terres cultivées
sont ainsi séparées du milieu aquatique.
« Leur
efficacité à limiter les transferts de pesticides par ruissellement
est généralement supérieure à 50 % et dépasse souvent 90 % pour un
large spectre de substances ».
Lire (jdle).
Au niveau mondial, de grandes sécheresses à
prévoir d'ici 30 ans.
Les Etats-Unis et un grand nombre
de pays très peuplés font face à une menace grandissante de sécheresse
grave et prolongée au cours des prochaines décennies, selon une étude
du Centre national américain de recherche atmosphérique (NCAR),
publiée mardi. L'analyse détaillée de cette recherche conclut que la
montée des températures combinée au changement climatique va
probablement créer un environnement de plus en plus sec à travers
l'ensemble du globe au cours des trente prochaines années. Il existe
une possibilité que dans certaines régions la sécheresse atteigne des
niveaux rarement, sinon jamais observés dans les temps modernes d'ici
la fin du siècle.
Lire (lemonde). En France, il faut s'attendre à de grands
changements sur le pourtour méditerranéen.
Le
maïs OGM, ça rapporte... à ceux qui n'en cultivent pas !
L’étude, publiée dans la
revue
Science, portait sur les rendements du maïs Bt,
capable de produire son propre insecticide. Résultat : les principaux
États producteurs de maïs (Wisconsin, Minnesota, Illinois, Iowa et
Nebraska) ont gagné 6,9 milliards de dollars sur la période 1996-2009,
en raison de la diminution de l’impact de la pyrale du maïs.
L’étonnant, c’est que les zones de maïs non-GM ont représenté 62% des
gains. Jusqu’à 75% dans le Wisconsin. Le différentiel serait
principalement lié au fait que les cultures traditionnelles ont
bénéficié de l’effet des OGM, sans en payer le prix. Un comble !
Ces 7 milliards sont à
comparer aux 262 milliards des revenus globaux accumulés par les
producteurs sur la période. Ce qui nous ramène à un gain de... 2,7% !
Une paille. Pire, la hausse n’est pas du tout linéaire dans le temps
(mais vraiment pas !). Il y a des bonnes années, et des mauvaises.
Quant à savoir si les bénéfices sont liés à l’utilisation des OGM, ou
à d’autres facteurs, comme l’amélioration des pratiques agricoles ou
l’augmentation des quantités de pesticides épandues, vous ne le saurez
pas. Cet aspect n’a pas été étudié. Ça laisse rêveur.
Lire (altermondesansfrontieres). On ne sait pas non plus pourquoi
les pesticides "naturellement" sécrétés par les plantes se retrouvent
dans les cours d’eau. On n’en connait pas non plus les conséquences,
ni sanitaires, ni économiques. On ne sait pas grand chose, en fait,
sur ces OGM... et c’est bien ça, le problème.
Remarque : à propos des 2,7 %, on est dans la marge d'erreur normale
des statistiques et il faut y ajouter les incertitudes dues à
l'influence de facteurs non pris en compte, il n'est donc pas possible
de conclure pour un quelconque avantage des OGM.
L'enterrement du Grenelle de l'environnement.
Le ministre de l’agriculture a estimé qu’"il faudrait
adapter un certain nombre d’objectifs qui ne sont plus atteignables".
Bruno Le Maire a souhaité "une pause en matière de
règles environnementales" pour ne pas freiner le redémarrage d’un
secteur durement ébranlé par la crise. Ce n’est pas la première fois
que le ministre oppose l’intérêt des agriculteurs aux contraintes
liées à la préservation de l’environnement.
Lire (cdurable). Les beaux discours ne sont que de beaux discours,
surtout quand ils ne servent qu'à masquer la réalité : on veut une
agriculture qui rapporte avant tout et tout de suite (et "après moi le
déluge" comme conclusion finale).
Des sols en
bon état sont la condition indispensable d'une agriculture qui
nourrira encore nos enfants et petits enfants, mais cette logique là,
nos ministres n'en veulent pas.
La diminution de la matière organique du sol
est particulièrement préoccupante dans les régions méditerranéennes.
Selon le Bureau européen des sols, d'après les données limitées
disponibles, presque 75 % de la superficie totale analysée en Europe
méridionale a une teneur en matière organique du sol faible (3,4 %) ou
très faible (1,7 %). Les agronomes considèrent que des sols ayant des
teneurs en matières organiques inférieures à 1,7 % sont à un stade de
pré désertification. Le problème n'est toutefois pas circonscrit à la
Méditerranée. Les chiffres pour l'Angleterre et le pays de Galles
montrent que le pourcentage de sols ayant une teneur en matières
organiques de moins de 3,6 % est passé de 35 % à 42 % dans la période
1980-1995, probablement en raison de pratiques de gestion changeantes.
Au cours de la même période, dans la Beauce, région au sud de Paris,
la matière organique du sol a diminué de moitié pour les mêmes motifs.
Télécharger l'article (eur-lexeuropa). 39 pages sans concessions
sur l'agriculture d'aujourd'hui.
Voir la carte de l'Europe.
Aux USA, cultiver ses légumes est passible de
5 000 dollars d'amende.
Parce que la FDA (Food & Drog Administration) juge que l'on ne sait
pas ce qui est bon à manger !
Lire
(newswithviews, en anglais). Steve
Miller, paisible habitant de Géorgie (près d'Atlanta), a une passion :
faire pousser des légumes dans son jardin. Le problème c'est que ses
cultures sont trop importantes, et qu'il donne des légumes à ses
voisins.
Parlement européen, des revenus plus justes
pour les agriculteurs.
Le Parlement européen vient d'adopter aujourd'hui, à une très large
majorité, le Rapport "des revenus plus justes pour les agriculteurs
dans le cadre d'un meilleur fonctionnement de la chaîne alimentaire"
présenté par José Bové : "Les paysans doivent pouvoir s'organiser
en Organisations de Producteurs et négocier collectivement les prix.
Pour arrêter de naviguer à vue, j'ai demandé la mise en place d'un
observatoire européen des marges et des prix qui permettra de
connaitre aussi les couts réels de production, d'un litre de lait ou
d'un kilo de viande pour arriver à une juste rémunération des paysans.
La vente à perte des produits agricoles étant interdite, les paysans
ne seront plus acculés à la ruine et ne vivront plus au jour le jour".
Lire (josebove).
Texte du rapport.
Comme
l'a reconnu la Commissionne européenne dans sa Communication sur la
chaine alimentaire, l'opacité prévaut dans la formation de la plus
value et dans son partage entre l'agro-industrie et les chaines de
supermarchés. José Bové souligne que par ce vote
"Le Parlement
demande donc à la Commission de faire un recensement de toutes les
dérives, marges arrière, contrats abusifs, ristournes, référencement
et autres entorses et d'y mettre un terme. Les députés souhaitent
également la création d'un médiateur européen vers lequel les PME et
les paysans pourront se retourner pour porter plainte. La transparence
doit prévaloir. Dans les films d'horreur, qui a peur de la lumière,
les vampires ou les braves gens ?"
Bayer CropScience empoisonne le tiers monde
avec des produits interdits en Europe.
La récolte de soja des petits
agriculteurs bio est contaminée par l'endosulfan, un pesticide à haut
risque. Ce poison est commercialisé, entre autres par la firme
allemande Bayer CropScience. Sous la pression de l'opinion publique
Bayer a certes annoncé qu'elle cesserait de vendre de l'endosulfan au
plus tard à la fin de l'année - de toute évidence pour prendre d'ici
là le temps d'écouler ses stocks. Philipp Mimkes, de la
Coordination contre les méfaits de Bayer, déclare: "Nous
demandons à la firme Bayer d'arrêter immédiatement la vente de l'endosulfan.
En outre elle doit indemniser les paysans bio de Capanema. Il est tout
simplement impossible de s'exposer sans danger à des produits toxiques
tels que l'endosulfan, et donc le producteur doit être tenu
responsable de ses retombées." Ces dernières années la pollution par
pesticides a énormément augmenté autour de Capanema. Les fautifs n'en
sont pas les agriculteurs bio, qui n'utilisent pas d'intrants
chimiques, mais l'emploi massif d'endosulfan dans les plantations
avoisinantes. De grandes quantités de produit toxique s'évaporent et
se déposent ensuite sur les champs limitrophes. Les normes sévères du
bio interdisent ensuite de vendre la récolte. Les agriculteurs se
retrouvent ruinés. L'endosulfan est interdit dans 60 pays, en Europe
depuis 20 ans. Mais Bayer continue à exporter son pesticide. L'endosulfan
est également toujours fabriqué en Chine, Inde, et Israël. Il attaque
le système nerveux et les reins, perturbe la circulation sanguine,
causant toujours de nouveaux décès. 99% des accidents touchent les
travailleurs et travailleuses agricoles du " Tiers Monde ", car ils ne
disposent pas de vêtements de protection et ne comprennent pas les
mises en garde imprimées sur le produit. Si ce produit était inscrit
l'an prochain sur la liste de la Convention de Stockholm, cela
reviendrait à l'interdire dans le monde entier. La pétition de soutien
aux agriculteurs peut être signée sur le site
http://www.chega.org/. (Transmis par
Stéphanie
Muzard Le Moing).
Inde et Afrique, le moringa, arbre miracle.
L’arbre appelé moringa (Moringa oleifera) est connu mondialement
pour ses intérêts nutritionnels et médicinaux, ainsi que ses
applications industrielles. Presque toutes les parties de l’arbre ont
un intérêt nutritionnel. Le fruit vert se cuisine comme un légume en
Inde et il est exporté vers de nombreux pays, frais ou en conserve,
pour les communautés d’Indiens expatriés. La racine peut s’utiliser
comme substitut du raifort. Les feuilles se consomment comme des
légumes verts, bouillis, sautés ou en assaisonnement. La poudre de
feuilles séchées peut s’ajouter à toutes sortes de plats en tant que
complément alimentaire. La graine peut se manger grillée comme une
arachide.
Lire (anancy). Vous trouverez des tableaux explicatifs et beaucoup
d'autres renseignements (culture, récolte, etc). Peut être adaptable
en Espagne/Portugal ou le Sud de la France.
Arrachage des vignes en Alsace, mise au point de FNE et d'autres
associations.
Lettre ouverte :
Les associations suivantes, FNAB, Amis de la Terre,
Confédération Paysanne, FNE, UNAF, Greenpeace dont les représentants
siègent au CEES du HCB (Haut Conseil des Biotechnologies), tiennent à vous faire connaître leur réaction
à la suite de la publication du communiqué de presse du HCB du 23 août
2010.
Il n'est pas dans les missions du HCB, ni de sa
présidence, de se prononcer sur des conflits sociaux ou des actes
politiques, ni de se faire le relais de la communication
gouvernementale. Ce n’est du moins pas pour cela que nous avons
accepté d’y siéger. Une telle prise de position est même
contradictoire avec l’indépendance indispensable à la crédibilité du
Haut Conseil.
Mali, vers une agriculture responsable.
"Avec les méthodes que
culture qu'on nous apprend, nous n'arrivons plus à vivre. Avant, nos
familles cultivaient des parcelles plus petites, avec nos variétés et
nos amendements. On pouvait manger et même revendre un peu,
aujourd'hui ce n'est plus possible". Des agronomes font maintenant la
démarche de prendre en compte les besoins et les attentes des
agriculteurs. Voir (4
courtes vidéos sur bliptv). Quand cette démarche reviendra-t-elle
France ?
Utilisez des produits naturels (reconnus) et risquez de fortes
amendes.
- Des agriculteurs bio
accusés de préconiser un "pesticide interdit"... (l'huile de neem, ou
margousier, utilisée depuis des siècles par les indiens comme
antiparasitaire).
- Une association traînée en justice et poursuivie par l'Etat pour la
"vente illégale" de simples graines de tomates et autres fruits et
légumes... (les semences de variétés anciennes conservées,
répertoriées et distribuées par Kokopelli).
- Un horticulteur perquisitionné et le contenu de son ordinateur saisi
par la Répression des Fraudes parce qu'il fait la promotion du purin
d'ortie pour soigner son jardin... (Eric Pétiot, co-auteur du livre
"Purin d'ortie et compagnie", préparation plébiscitée par les
jardiniers depuis des générations). Lire (evolutionnaire).
Il n'est pas question ici de défendre
tout et n'importe quoi, mais les produits que le temps et l'usage ont
consacré ne sont pas "déposés", c-à-d évalués par des commissions
scientifiques ou techniques. A ce moment là, il faut aussi interdire
tous les courants de pensée, y compris les religions !
Pesticides: première campagne de sensibilisation des organisations
agricoles.
Pour la première fois, des
organisations agricoles vont lancer en septembre une campagne sur les
risques médicaux liés à l'utilisation de pesticides,
ont-elles annoncé vendredi dans un communiqué. De longue date, des
études ont établi un lien entre l'utilisation de pesticides par les
agriculteurs et certaines pathologies.
En janvier 2010, la cour d'appel de Bordeaux a même reconnu comme
maladie professionnelle l'utilisation par un céréalier charentais d'un
herbicide du groupe chimique Monsanto, le Lasso, qui l'avait gravement
intoxiqué.
Lire (ecolorama).
Le mythe de l'agriculture industrielle s'effrite.
L'Homme qui dompte la nature avec son
attirail pétrochimique tombe en poussière. Il est temps de donner aux
méthodes de l'agro-écologie l'écho qu'elles méritent.
La "révolution verte" a encouragé le développement du modèle agricole
intensif, à grand renfort de mécanisation et de produits chimiques, et
on a orienté toute la recherche vers ces techniques et produits. Toute
la recherche est concentrée sur ce modèle car c'est celui qui rapporte
financièrement, tout simplement. Pourquoi chercher plus dans le
domaine des méthodes naturelles alors qu'on aurait ensuite rien a
vendre comme composants ou équipements? Il existe du coup un gisement
incroyablement précieux de connaissances agronomiques, non exploitées,
qui pourraient révolutionner le monde agricole et faire exploser sa
productivité et sa rentabilité sans tout ce fatras chimique.
Lire + vidéo (ecolorama).
Exemple à Madagascar : La
méthode SRI (Système de Riziculture Intensif), developpée, par hasard,
par un missionnaire français a Madagascar dans les années 1960, et qui
pourrait révolutionner la culture du riz dans le Monde. En effet, on
apprend qu'en transplantant le riz très tôt et surtout en le faisant
pousser sans eau, on peut multiplier les rendements par 4 a 8, sans
aucun engrais ni pesticides. Non, il ne s'agit pas non plus d'OGM,
mais on peut réellement faire pousser le riz sans eau, naturellement.
Certains producteurs ont même atteint 25 tonnes de riz brut à
l'hectare contre 3 a 4 tonnes de moyenne a travers le Monde avec les
méthodes traditionnelles... La méthode :
www.srimadagascar.org
Le
woofing, ou wwoofing, qu'est ce que c'est ?
Cette expression vient de :
"wwoofer" ; Willing Worker on Organic Farms, travailleur bénévole sur
des fermes biologiques.
- partager la vie d'une
famille ou d'une communauté sur leur ferme,
- apprendre à jardiner, récolter, fendre le bois, faire mille et un
petits travaux, vivre de la terre,
- apprendre une langue étrangère ou tout simplement retrouver le
contact avec la nature. Durée de travail : de 4 à 7 h par jour soit environ
25-30 heures par semaine. Une éthique bio : Le woofing a été créé dans le but
de promouvoir le développement durable en enseignant aux jeunes qui
sont intéressés les techniques d’agriculture biologique.
Comment ça marche ?
Lire1 (voyageonsautrement)
Lire2
(e-voyageur). N'oublions pas qu'il s'agit aussi d'une forme de
tourisme et d'échange.
Prix du lait, déclaration de la Conf.
paysanne :
Interprofession laitière : les signataires de l’accord récoltent ce
qu’ils ont semé !
La situation actuelle de la filière
laitière et l’impossibilité pour les membres de l’interprofession de
trouver un accord sur le prix du lait prouvent trois éléments :
1. L’accord du trois juin 2009 était un mauvais accord pour les
paysans car il entérinait la possibilité de payer le lait en dessous
des coûts de production. (...)
2. Le prix payé aux producteurs est principalement basé sur les cours
mondiaux du beurre et de la poudre, alors que 95% du lait produit en
Europe est consommé en Europe. Cette situation est totalement absurde
mais elle permet aux industriels et aux coopératives d’acheter du lait
à bas prix et de le valoriser avec des produits à forte valeur ajoutée
(fromage, produits élaborés, …). (...)
3. La contractualisation, mise sur un piédestal par une LMA à laquelle
les pouvoirs publics demandent de tout régler, ne peut pas apporter de
réponse. (...)
Il est temps de remettre à plat le fonctionnement de la filière lait,
tant en France qu’en Europe, pour ouvrir des perspectives à des
paysans nombreux sur les territoires. (Lire
le communiqué en entier).
Pêche, les maquereaux paient la crise
islandaise.
Ruinée par la crise financière, l’Islande entend se refaire une
santé sur le dos rayé des scombridés. Pour ce faire, elle ne cesse
d’augmenter, unilatéralement, ses quotas de pêche, au mépris des
recommandations des scientifiques. Et des accords passés avec
l’Europe. Cette année, les pêcheurs de Reykjavik prévoient de ramener
115.000 tonnes de maquereaux dans leurs filets.
Lire (jdle).
Pour soutenir les producteurs laitiers, les
produits à éviter.
Les
producteurs de lait partent en guerre contre les grands groupes de
produits lactés qui refusent de payer leurs laits à des prix
rémunérateurs. Pour plusieurs raisons : parce qu’une partie de leur
production est préparée, y compris ce qu’ils appellent des « fromages
de traditions » (sic) avec des poudres de lait venues du monde
entier ; et ensuite parce que ces multinationales veulent une
concentration du secteur pour rentabiliser les collectes de lait et
aussi, dans un deuxième temps, pouvoir créer des fermes intégrées
dont les paysans (comme pour le veau, les poulets et les porcs hors
sol) ne seront plus que des ouvriers sous-payés.
Lire (politis). Les fameuses "usines à bouffe".
Groupe Bongrain
: Elle et Vire, Gérard Sélection, Géramont, Vieux pané, Saint
Moret, Tartare, Paturain, Apetito, Alouette, Cœur de lait, Cœur de
Lion, Saint Agur, Folépi, Saint-Albret, Boursault, P’tit Louis,
Chaumes, Le Brébiou, Le Rustique, Riches Monts
Groupe Lactalis
: Président, Le Roitelet, Boule d’Or, Le Petit, Rouy, Bridel,
Rondelé, Bridélice, Matin Léger, La Laitière, Chaussée aux Moines, Lou
Perac, Istara, Salakis, Celia, Lanquetot, Roquefort Société, Santa
Lucia, Beulet
Groupe Bel
: La Vache qui rit, Apéricube, Bonbel, Boursin, Cantadou, Kiri,
Port Salut, Samos, Gervais, Cousteron, Sylphide
Prix
du lait, 200, 259, 326 ou 400 € la tonne ?
Une chose est sûre, le prix
du lait payé au producteur n'a pas grand chose à voir avec le coût de
production ! Ce sont les acheteurs (genre Danone ou
Lactalis, pas vous ou moi) qui font leur prix en fonction
d'arguments peu convaincants, comme le prix en Allemagne (les
Allemands buvant eux même du lait, ils ne peuvent en exporter de quoi
remplacer les producteurs français, ça ne tient donc pas) et les
agriculteurs sont les seuls à accepter ce système, et si les
subventions augmentent, le prix baisse !
Lire (eco89).
La conséquence : on nourrit
plus mal les vaches pour réduire les coûts, donc la qualité. A qui
profite (sic !) le crime?
Remarque
pour les citadins et autres : un litre de lait (entier) pèse de
1028 à 1035 g selon la teneur en matière grasse, protéines et glucides
principalement (ce qui dépend de la race, de la nourriture et de la
saison -herbe ou fourrage-) donc une tonne équivaut à 970 litres
environ.
Appel à projet pour l'innovation.
Le
ministère de l’Agriculture a lancé un appel à projets de « développement
agricole et rural d’innovation » pour « favoriser
l’innovation en vue de répondre aux enjeux de performance et de
compétitivité de l’agriculture compatibles avec les principes de
durabilité des pratiques agricoles ». Doté d’au moins 4 millions
d’euros, cet appel privilégiera des projets permettant de réduire
l’utilisation de produits phytosanitaires (2 millions), des projets
d’agriculture biologique (1 million) et des projets de développement
de circuits courts (1 million). Les candidats ont jusqu’au 15 novembre
pour se manifester et jusqu’au 4 avril 2011 pour déposer leur dossier.
(Innover
en Franche Comté).
Huile de palme, la civilisation française à
l'œuvre en Afrique, comme au bon vieux temps.
Il y a des habitudes qui ne se perdent pas : le 15 décembre 2009,
un journaliste et un producteur de France Inter ont été cités à
comparaître devant le Tribunal de Grande Instance de Paris, suite à la
plainte pour diffamation déposée contre eux par M. Bolloré. L’homme
d’affaire s’est senti menacé par le reportage «Cameroun, l’empire noir
de Vincent Bolloré » diffusé le 29 mars 2009, dénonçant les
conséquences sociales et écologiques des pratiques du groupe Bolloré
en Afrique. Y était reporté que pour cultiver des palmiers à huile,
les villages sont détruits, les forêts sont rasées, et les Hommes,
privés de leurs ressources et modes de vie traditionnels, sont
contraints de travailler pour Bolloré dans des conditions déplorables.
Lire (sauvonslaforet).
Du bétail miniature ?
L'élevage
intensif est, comme tout le reste, basé sur le "toujours plus" :
toujours plus de viande, de lait avec l'inconvénient majeur du
toujours plus de fragilité, de soins, de maladies. Des éleveurs
américains entament une démarche inverse et, (miracle ?) ils
obtiennent une même quantité de viande avec beaucoup moins de
nourriture.
Lire (treehugger, en anglais). Résumé : Point de départ, les
émissions de méthane des troupeaux (entre un porc et un sanglier, une
vache et un bœuf sauvage, les émissions de méthane sont multipliées
par 4 ou 6, ce qui signifie que le métabolisme n'est pas optimum (vous même, quand vous prenez une nourriture inadéquate
..., je ne vous fais pas de dessin) donc on nourrit les animaux
en pure perte ! Conséquence, on peut élever 10 bêtes (races de petite
taille) au lieu de 2 "grandes" sur 2 ha avec un rendement net bien
supérieur. Et moins de pollution !
La vaccination contre
la FCO
(fièvre catarrhale ovine, ou maladie de la langue bleue) ne sera
plus obligatoire en 2011. C'est une victoire des agriculteurs (voir en
page "Dole et autour"). mais
les tribunaux poursuivent toujours pour 2010 !
Lire (atanka).
Spéculation sur le cacao.
Anthony Ward a acheté le 16
juillet 240 100 t de fèves de cacao, soit 6.3% de la production
annuelle mondiale, pour 1 milliard de dollars. Une opération (qu’il
avait déjà réussie en 2002 et qui lui avait valu son surnom de « Chocolate
Finger ») destinée à raréfier l’offre et donc à faire monter les prix,
d’autant que la production mondiale est au plus bas et que la demande
ne cesse de croître. Pour voir son opération réussir, les cours
doivent monter jusqu’en septembre.
Lire (lemonde).
Parallèlement, les
plantations sont en crise : vieillissement des plantations, autres
cultures plus attirantes.
Lire (courrierinternational).
Comme d'habitude, le
consommateur paiera le prix fort et le producteur sera encore oublié.
Mieux vaut inventer une autre façon de faire
pour continuer à naviguer ensemble.
"La France
est en train d'affiner ses arguments pour la renégociation de la PAC.
C'est l'occasion de pousser le plus fort possible pour que soit
reconnue à un certain type d'agriculture la qualité de
l'environnement, de la biodiversité et de la nature et que ce soit
cette agriculture là qu'on favorise au détriment de celle qui consomme
beaucoup de polluants et qui ne donne pas une nourriture
extraordinaire. Malheureusement ce n'est pas si simple que ça. On en
est encore à subventionner des exploitations agricoles qui utilisent
beaucoup d'intrants et qui sont très mécanisées, par rapport à des
agricultures, biologiques ou durables – qui emploient de la main
d'œuvre et permettent aux gens de vivre correctement". Isabelle
Autissier, (WWF).
Lire (actuenvironnement).
La loi de modernisation agricole (LMA).
L'Etat se désengage,
estime la Confédération paysanne : Le projet de loi de
modernisation (LMA) entériné hier par le Conseil des ministres
n'apporte « aucune perspective lisible », selon Philippe Collin,
porte-parole de la Confédération paysanne. « Incompréhensions »,
« interrogations » et « inquiétudes ».
Lire (mrc53). « Loin
des problèmes des agriculteurs » (Coordination rurale).
« Si une telle loi censée apporter la solution à la situation
catastrophique de l’agriculture avait été votée avant la crise que
connaît aujourd’hui le secteur agricole, elle [...] en aurait même
aggravé les conséquences par les nouvelles contraintes qui y sont
dissimulées », affirme-t-elle.
Lire (mrc53).
Pêche européenne, des stocks pour 6 mois.
Les eaux européennes ne peuvent fournir que 6 mois (exactement 189
jours) de consommation pour cause de surpêche depuis des années. Et
cette période s'écourte chaque année et il faut "importer" du poisson
provenant d'autres eaux,
et en 2010 la France est ainsi dépendante depuis le 20 juin.
Lire (universnature). Selon la Commission européenne, 72 % des
stocks halieutiques évalués des eaux européennes sont, à l’heure
actuelle, surpêchés. Mais pour inquiétante qu’elle soit, cette étude
insiste sur le fait qu’il est encore temps de renverser la vapeur.
Lutte contre les campagnols, enfin du réalisme.
Dans le Jura, les campagnols constituent un fléau à répétition. Une
agriculture "moderne" a voulu les exterminer à coup de bromadiolone
qui a aussi fait disparaître les prédateurs, c'est ce qu'on appelle ne
pas voir plus loin que le bout de son nez. Aujourd'hui, on revient à
des pratiques plus raisonnables, et innovantes.
Lire (estrepublicain).
Afrique, la grande muraille verte
(Projet de barrière végétale de Dakar à Djibouti et 15
km de large). A grands problèmes grands projets et la volonté
semble être au rendez vous ainsi que les financements.
Lire1 (grandemurailleverte),
Lire2 (quotidienlejour). Toute fois, n'oublions pas les échecs
précédents (Algérie) et qu'une des conditions du succès demande
l'adhésion et la participation des populations.
Lire3 (terraeconomica).
Des alternatives aux acquisitions massives de terres dans les pays en
développement. Communiqué de la FAO : Une
nouvelle recherche montre comment les investissements dans
l'agriculture des nations en développement peuvent être structurés en
alternative aux acquisitions massives de terres. Elle documente une
série de modèles de transactions plus inclusifs pouvant apporter des
bénéfices aux petits agriculteurs et protéger leurs droits fonciers,
tout en garantissant la rentabilité des entreprises.
Lire
(fao.org). Le rapport présente divers types de collaboration dont les
gros investisseurs et les petits paysans peuvent tirer des avantages
réciproques, en les répartissant en six grands chapitres: agriculture
sous contrat, contrats de gestion, fermage et métayage,
joint-ventures,coopératives fermières et liens
amont-aval.
Aucun modèle unique nesemble l'emporter comme
panacée valable en toutes circonstances pour les petits agriculteurs.
Le marché français des phytosanitaires
(herbicides, fongicides et insecticides) a chuté de 19 % l'an dernier
en volume. Selon les chiffres révélés lors d’une conférence le 22 juin
par l’Union des industries de la protection des plantes (UIPP), 63.700
tonnes de ces produits ont été vendues en 2009. Les ventes
d’herbicides, en particulier sur les céréales, ont baissé de 7,5 %. "
Ce chiffre est particulièrement lié à la diminution du revenu des
céréaliers et aux achats de précaution effectués les années
précédentes qui n’ont pas été utilisés " précise l'UIPP. Les ventes de
produits divers (traitements de semences, régulateurs de croissance,
antilimaces…) reculent de 7,6 %. Cette baisse provient notamment de la
hausse des prix, ainsi que de la faible pression des parasites et des
conditions climatiques (printemps froid par exemple) qui ont préservé
les plantes des maladies et donc rendu inutile l’utilisation de
phytosanitaires. Mais cette diminution des ventes est également liée à
la baisse des revenus des agriculteurs. (source :
jdle).
Des
amendements « irresponsables » sur les élevages.
Dans le cadre de la loi de modernisation agricole, deux
amendements pourraient assouplir considérablement les autorisations
pour les élevages et supprimer les obligations de contrôle de leurs
impacts environnementaux et sanitaires. FNE, ainsi que plusieurs élus
de la région Bretagne, montent au créneau pour qu'ils soient
supprimés.
Lire (novethic). Nous avons bien compris que "l'environnement, ça
commence à bien faire".
Piller le Kenya, c'est 2 € à l'hectare.
Au Kenya, l’accaparement
des terres par de grandes entreprises au détriment des populations
locales se poursuit dans l’incompréhension la plus totale. Ainsi, le
gouvernement vient de « confier » 50 000 hectares de forêts, situés
dans la région côtière de Malindi, à la Kenya Jatropha Energy Limited,
entreprise privée détenue par la société italienne Nuove Iniziative
Industriali SRL. Sans surprise, cette dernière est spécialisée dans la
production d’énergies renouvelables, et
notamment d’huile de palme qu’elle importe depuis les continents
africain et asiatique. Les terres en question sont louées pour une
durée de 33 ans, sur la base tarifaire de 2 euros par hectare.
Lire (universnature).
Le sénateur Bailly attire l'attention du
gouvernement sur le fléau des campagnols
dans les prairies herbagères du Doubs et du Jura. "Malgré les sommes
considérables engagées, rien ne change, "On observe une augmentation
de la fréquence et de la sévérité des pullulations"."Les dégâts sont
évalués à 8 millions d'€"."Recrudescence de la fièvre hémorragique à
antivirus, signalée par le CHU de Besançon".
Tout y
est, y compris les conséquences : labourer pour semer de l'avoine,
demande de prise en charge par les assurances-récoltes, demande d'aide
PAC.
Récapitulons : nous voulons une agriculture productiviste, c-à-d on
affecte un terrain à une production, on créée de grandes parcelles, on
détruit les haies et bosquets qui gênent le passage des engins
agricoles. En fait on crée, avec un raisonnement simpliste, un espace
où on voudrait que tout soit idéal pour produire plus parce que
l'homme l'a pensé comme ça et croit tout contrôler. Pas de chance,
quand on modifie ou détruit un équilibre écologique, le nouvel
équilibre est rarement celui voulu et l'homme s'acharne à coup de
travaux et de produits chimiques à imposer sa volonté au lieu de se
chercher des alliés dans la nature : ici, on enterre des carottes
empoisonnées au lieu de favoriser les prédateurs du campagnol,
ailleurs on traite à grand renfort d'insecticides les pucerons plutôt
que de favoriser les coccinelles. Etc, etc.
Alors
pour doubler la production, le prix de revient de celle ci augmente
encore plus, les sols se dégradent, les nappes phréatiques sont
polluées, les abeilles et papillons disparaissent, les aliments
contiennent des produits toxiques qui s'accumulent dans notre corps et
on paie des impôts et des cotisations sociales plus élevés pour
limiter les conséquences.
Et on
veut aggraver encore le problème en réclamant des subventions PAC !
La
pollution de l'eau est subventionnée. La Cour des comptes vient
une nouvelle fois d'épingler "l'insuffisante volonté de l'Etat de
remettre en cause des pratiques agricoles marquées par l'encouragement
au productivisme et le choix d'une agriculture intensive". Cela a
valu à l'Etat plusieurs condamnations, aux niveaux national et
européen, la dernière concernant l'affaire des algues vertes.
Qu'en 2008, 75 % des
restrictions de consommation d'eau, sur le seul critère des
pesticides, aient été concentrées dans la Seine-et-Marne et
l'Eure-et-Loir n'est pas une surprise : ces deux départements arrivent
en tête au niveau national pour la production intensive de grandes
cultures céréalières. En raison de coûts de production
particulièrement élevés dus à l'achat important d'intrants (nitrates,
pesticides…), ce mode de production ne serait pas tenable s'il n'était
largement subventionné par la politique agricole commune (PAC). C'est
donc à l'aide de l'argent du contribuable que l'eau de ces
départements est contaminée.
(lemonde).
Main basse sur le riz. Documentaire (Fipa
d'or 2009) qui décortique le commerce de la céréale qui nourrit près
de la moitié de la population du globe . «Le riz était disponible
en quantité suffisante. Son prix a quintuplé en quelques mois parce
qu'il n'était pas au bon moment au bon endroit». Deuxième
révélation: cette inflation fatale aux consommateurs n'est pas
seulement le fait d'odieux traders. «Le marché du riz se distingue
de ceux du blé ou du pétrole, dont les prix sont fixés sur les grandes
places financières, explique le journaliste de RFI. C'est un
marché de gré à gré, très secret.» En l'infiltrant, Main
basse sur le riz montre que, si quelques intermédiaires genevois
ont profité de l'envolée des prix, tous les acteurs de la filière ont
spéculé, depuis l'exportateur thaïlandais jusqu'au grossiste de Dakar,
en passant par... les gouvernements.
Lire (telerama). Voir la vidéo (4
extraits sur artetv).
La filière bois mal exploitée (les résineux
principalement). Le fait est connu depuis longtemps et l'une
des raisons est le morcellement des forêts mais pas seulement : sur
les les 525.000 ha ravagés par la tempête de 1999, ''seuls 150.000
ha ont depuis été reconstitués'', et seulement 350 millions d'€
ont été affectés à la filière bois par le ministère de l'Agriculture
alors que que les surfaces reboisées ont chuté en France depuis la fin
des années 60 et sont passées de 70.000 ha à 15.000 ha par an.
Lire (actuenvironnement). Si la France produit en moyenne 7
millions de m3 de sciages de résineux par an, ''aujourd'hui, on
importe pour 3 millions de m3''.
Le lobby des pesticides contre les produits
naturels. Insecticides naturels ou fertilisants bio s’échangent
sans problème ailleurs en Europe. Pas en France. Se procurer un tel
produit pour entretenir son potager ou protéger son champ y est puni
par la loi. Le purin d’ortie ou l’huile de neem sont considérés comme
des produits toxiques au même titre qu’un pesticide de synthèse.
Qu’importe, particuliers et paysans pratiquent la désobéissance
civile. Lire
(bastamag).
Tout doit être breveté : vous ne pouvez
pas promouvoir le purin d'ortie, l'huile de neem (ou
margousier), ou vendre des graines anciennes sans risquer d'être
traîné devant les tribunaux, les lois vous obligeant de fait à ne pas
vendre de produits non certifiés (ou homologués, etc.). Rappelons que
l'air que nous respirons n'est pas certifié, il semblerait donc qu'on
puisse porter plainte contre ... (on y arrivera, je vous dis). Mais la
résistance s'organise,
Lire (altermondesansfrontière). Ici dans le bas Jura, notre député
ne jure que par les OGM pour sortir les agriculteurs de la mouise, si
quelqu'un veut lui faire lire cette page ....
Var, fin de l'agriculture ? À l’allure
actuelle dans sept ans il n’y aura plus d’agriculture dans les Alpes
Maritimes, où les terrains agricoles disparaissent au profit de
l’immobilier, alors que la densité urbaine est une des plus forte de
France. Les agriculteurs sont de moins en moins nombreux au moment où
la demande des consommateurs pour des produits frais de proximité va
en augmentant. C’est contre cela que s’élève un collectif de paysans
et de citoyens qui appelle à une journée de soutien à l’agriculture
paysanne et à la défense des terres fertiles.
Lire (ddlejournal).
Algues vertes. Il y a 2 ans, notre 1er
ministre avait dit que ce ne serait pas un problème, que la solution
"écologique" était de les ramasser. Depuis le problème ne fait
qu'empirer : la chambre régionale des comptes de Bretagne a révélé
dans un communiqué du 28 mai le montant réel des dépenses de
traitement des algues vertes pour huit communes. Plus élevés que
prévu, « les coûts de ramassage et de traitement pour les
collectivités bretonnes sont passés de 345.063 à 809.027 euros entre
2007 et 2009, tandis que les volumes ramassés augmentaient de 27.150 à
60.642 m3 » indique la chambre régionale des comptes. Et ces dépenses
risquent de s’alourdir...(jdle). Et il n'est toujours pas question de
tarir la source (les élevages porcins et les épandages outranciers
d'engrais).
Poulet et veau aux hormones. Toujours là
pour les éleveurs et les vétérinaires véreux, et les syndicats
agricoles comme la presse restent muets. Le tribunal de Dijon vient de
requérir le maximum soit 2 ans de prison et 10 000 € d'amende.
Lire (altermonde). Pour 36 millions d'€ de bénef, moi je
recommence demain.
Les fertilisants humains. Si vous
l'ignoriez, notre urine possède les trois plus importants nutriments
dont une plante a besoin : l'azote, le phosphore, et le potassium. Les
déjections humaines sont de très bons fertilisants à condition de
respecter quelques règles à la collecte comme à l'utilisation
(chez moi, ça marche très bien depuis des années et mon
arrière grand'mère qui tenait le bistro "chez mémère" à Is sur Tille
il y a + de 50 ans servait des fraises super produites avec cette
méthode)
Lire (rue89). La Zambie étudie sérieusement la question.
PAC, qui a touché quoi ? C'est facile,
c'est sur internet.
Lire
(ec.europa). Vous cliquez sur "France" et ensuite vous tapez un nom ou
un code postal (ça suffit) et la liste s'affiche. Par curiosité,
sélectionnez ensuite Chypre, descendez en bas de page et cliquez sur
le bouton "Εμφάνιση Δικαιούχων" et
comparez. Je ne vais pas me faire que des copains.
C'est le problème des organisations
catégorielles (Fnsea : toute la profession y est représentée), "on"
met ceux qui sont en difficulté en avant et ce sont les autres qui
tirent les marrons du feu parce qu'il n'y a pas de conditions de
ressources pour verser les aides. Dans un autre domaine (Medef), ce
sont les entreprises du CAC 40 qui sont le plus aidées, pas les PME.
Alors si l'état ou l'Europe doivent aider, les critères ne doivent pas
être électoraux ou le copinage, mais montrer les malades pour soigner
les gens en bonne santé, à ce niveau là c'est un hold up avec prise
d'otages !!
Un monde sans abeilles, ça existe. Gardez
vos vieilles brosses à dents et plumeaux, c'est vous qui allez les
remplacer.
Voici le film d'horreur (Le silence des abeilles, ce n'est
pas de la science-fiction et c'est en Chine) sur Daily motion.
Les organismes présents dans le sol aident à augmenter la productivité
et le rendement des cultures. Ces conclusions sont le résultat
d'un effort international visant à percer les mystères de ce qu'on
appelle communément "la
biodiversité du sous-sol". Elles sont susceptibles d'avoir des
implications très importantes en ce qui concerne la sécurité
alimentaire, les moyens de subsistance des agriculteurs et leurs
revenus.
Lire (notreplaneteinfo). Seuls ou accompagnés d'engrais bio, les
rendements augmentent de 50 à 150 %.
Conversion bio, témoignage
à Fontenelle-Montby :
Jean Vuillet, en bio à Voillans depuis 2000 grâce à un
contrat technique d'exploitation : « J'en avais marre des phyto, marre
de mettre des masques ». Quel bilan fait-il ? « Extrêmement positif.
Si je n'étais pas passé au bio, je ne serais peut-être plus paysan. Je
suis plus serein, moins stressé. Et on a la satisfaction de faire
notre pain avec notre blé. On n'aurait jamais osé avant, avec les
pesticides... On a moins de rendement, mais on récupère sur les
intrants qu'on n'utilise plus et sur les prix : le blé bio est autour
de 300 euros la tonne... Je comprends que les semenciers n'aiment pas
trop les bio, ils n'achètent pas leurs semences ! » (J Bordure).
Lire tout l'article.
La
banque mondiale et l'achat des terres dans le tiers monde. En
fait cet "achat" est plus proche de l'extorsion avec expulsion, voici
les critères retenus par les acheteurs : (a) il est
relativement aisé de s’approprier les terres des populations ; (b) de
grandes exploitations sont possibles ; et (c) l’introduction de
machines permet d’augmenter rapidement la productivité.
La
banque mondiale ne parvient pas à finaliser l'étude sur cet état de
fait et repousse sans cesse sa publication car les transactions sont
plus ou moins secrètes.
Lire (grain.org). Malgré tout des données
sont disponibles sur une partie du dossier, elles confirment les
suspicions énoncées plus haut.
USA, un projet de
loi pour interdire la consommation de produits non contrôlés :
le jardinage en famille sera de fait interdit.
Lire (cap21). Comme pour le purin d'ortie en
France, les multinationales avancent leurs pions, et ils finiront par
vous obliger à boire de l'eau minérale et respirer de l'air pur
(importé du grand nord, s'il vous plait) en
bonbonnes.
Quand on exporte notre modèle au Ruanda,
il se passe la même chose que chez nous.
Les récoltes de maïs sont très abondantes au Rwanda depuis la mise en
place de la nouvelle politique agricole mais les agriculteurs
n’arrivent pas à les vendre à un prix rémunérateur pour acheter de la
nourriture. « L'utilisation des fertilisants et de semences
sélectionnées nous a permis de produire plus, mais on n'a pas encore
de bénéfice car les récoltes restent en stock sans marché », témoigne
un agriculteur. « Aujourd'hui, un kilo de maïs se vend à 120 Frw (0,20
$) alors que le coût de production moyen engagé par l'agriculteur est
estimé à 140 Frw (0,25 $) », explique Joseph Gafaranga, secrétaire
exécutif d'Imbaraga, une coopérative regroupant plus de 21 000
agriculteurs du Nord du pays.
Lire (syfia).
En 2009, la Commission européenne estimait, sur la base d’études
datant d’une trentaine d’années, que 88 % des stocks de poissons
étaient surexploités. Trois chercheurs de l’université de York ont
voulu évaluer l’impact à très long terme de la pêche. En compilant les
données des livres de bord des bateaux de pêche et celles des criées
depuis 1889, Ruth Thurstan, Simon Brockington et Callum Roberts
arrivent à une dramatique conclusion. Les océanographes estiment que
118 années de pêche industrielle ont réduit de 94 % la productivité
biologique des eaux britanniques. En clair, les
pêcheurs anglais et gallois ramenaient, en 1910, avec leurs bateaux à
voile, 14 fois plus de poissons commercialisables que les chalutiers
suréquipés d’aujourd’hui. Le pic de la pêche ne date pas
d’hier. C’est à partir de 1938, estiment les trois scientifiques, que
le volume des prises a commencé à décliner irrémédiablement. Tout
aussi inquiétant, selon l’étude, les quotas mis en place par la
politique européenne de la pêche se sont révélés totalement
inefficaces pour enrayer le déclin des populations de poissons.
Traduction de
nature communication.
L'office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et
technologiques vient de livrer un très étrange
rapport d'information sur les pesticides et la santé. Signé du
député Claude Gatignol et du sénateur Jean-Claude Etienne, il marque
un retour en force de la promotion d'une agriculture inféodée à
l'industrie chimique. Et il fait fi de la préservation des
écosystèmes, des ressources en eau et en sol, de la qualité des
aliments, des revenus et de la santé des paysans. (MC Blandin,
sénatrice)
Télécharger.
Lire à propos du débat sur le Grenelle 2 à l'Assemblée Nationale:
le gouvernement cède aux pressions des lobbies agro-alimentaires.
La coordination rurale du
Doubs tient son AG.
Daniel Pépiot -
Président de la Coordination rurale du Doubs
« Avec la
représentativité, on ira en commission d'orientation »
Vous tenez votre
AG mardi à Valdahon. Quel bilan faites-vous après cinq ans d'existence
?
On va pouvoir demander la représentativité, avoir accès à des lieux où
on n'allait pas, comme la commission départementale d'orientation
agricole (NDLR : on y décide notamment des installations). Vous attendiez-vous à être élu à la chambre d'agriculture en 2007 ?
Quand on a démarré, on ne voyait pas si loin. Je n'étais pas trop
là-dedans... On apprend, on reste dans nos idées, beaucoup ont quitté
la FDSEA... Pourquoi ?
À un moment donné, il n'y en avait que pour les primes. On n'avait
plus besoin de produire, seulement entretenir. Aujourd'hui, je vois
dans les manifs que la FNSEA demande des prix rémunérateurs, ce sont
les valeurs de la CR... On vous dit un syndicat libéral...
Je ne sais pas pourquoi... On n'a pas été tout seul à lancer la grève
du lait. On nous met dans les extrêmes pour faire peur aux gens... Pourquoi faire cause commune avec les agrobiologistes et la
Confédération paysanne pour refuser la vaccination obligatoire contre
la fièvre catarrhale ?
Est-ce un problème de syndicat ? C'est plus un problème d'homme, de
liberté. Comme nous sommes pour la liberté des semences fermières ou
l'achat des céréales directement entre agriculteurs sans passer par
une coopérative. Pouvez-vous jouer un rôle face à la puissance de la FDSEA ?
Je me le demande... Ils font de bonnes réunions sur la PAC, mais
ensuite demandent des subventions à la chambre... Ils ont fait des
erreurs, critiqué la grève du lait mais se sont rattrapés en
manifestant le 16 octobre. Si la FNSEA était plus revendicative, vous y retourneriez ?
(Rire) Vous me cherchez... Je suis à la CR par dégoût du système, tous
ces papiers, l'administratif, sur la biodiversité... Les agriculteurs
en comté qui font correctement leur métier ne sont pas faits pour
ça... (Recueilli par Daniel BORDUR).
La FNSEA a mis le paquet :
150 € de prime par manifestant (1293 tracteurs= 193 950 €) ! Et
quelles pressions sur le Grenelle 2 ?
- A propos du retrait des
pesticides : évaluer l'impact socio-économique. En d'autres termes :
on en a rien à foutre de continuer à empoisonner les gens et les sols,
il faut gagner du fric.
- Tous les amendements
affaiblissant le Grenelle 2 (tels que ci dessus) ont été acceptés par
les députés, au dire même de la FNSEA.
Lire (cap21).
30/04/10. Marc Dufumier analyse le malaise du monde paysan et s'étonne
que des agriculteurs réclament plus de subventions qui, finalement ne
servent qu'à maintenir de gigantesques déséquilibres au niveau mondial
et aggraver le problème. D'autres solutions existent pour sortir de la
logique subventions/compensations.
Lire (cap21). Si les agriculteurs veulent concurrencer l'Ukraine,
ils auront des revenus d'Ukrainiens, c'est simple.
Hier 27 Avril, 1300 tracteurs ont défilé dans Paris, des céréaliers
qui inspiraient Fernand Raynaud (comique célèbre il y a
40 ans) pour leur opulence. Même eux manifestent, Et dans le
monde agricole, 1 agriculteur se suicide chaque jour. Pire qu'à France
Télécom, ils sont pourtant leur propre patron, alors que vaut une
société qui nous fait ça ?
Lire (cap21).
La crise démographique qui touche le Japon n'épargne pas les
agriculteurs, dont environ les deux tiers ont plus de 65 ans. Voir en page "Actualités"
en date du 21/04/10.
La catastrophe est en marche. Confrontés
pour la plupart à des difficultés financières trop lourdes, 13 % des
agriculteurs interrogés par Ifop envisagent de quitter la profession.
Ce phénomène concerne « toute la profession », et pas seulement les «
anciens », proches de la retraite, a souligné un porte-parole de la
FNSEA. Près des deux-tiers (62 %) (des personnes ayant
répondu positivement) invoquent des «
difficultés financières trop lourdes ».
Lire
(juraagricole). Les lobbies de l'agro-alimentaires sont donc en train
de parvenir à leurs fins : mettre en place des usines à bouffe et
détruire encore plus les fragiles équilibres écologiques (pollution
des nappes phréatiques, produits phytosanitaires toxiques, méthodes
culturales industrielles et énergivores). Faut-il rappeler qu'une
exploitation agricole est écologiquement viable et rentable quand les
champs et les prés sont à moins de 2 ou 3 km des bâtiments ? Qu'il est
préférable que ce soit la vache qui va à l'herbe et non le contraire ?
(A noter : 16 % des agriculteurs font confiance aux mesures
économiques gouvernementales).
Extra (en 3 mn).
Comment gérer une ferme en 2015 ?
Les retraites "chapeau" des grands patrons sont équivalentes à TOUTES
les retraites agricoles (France5 Cadire).
Cet autre modèle agricole français qui rend les paysans heureux.
La France agricole n’a pas toujours été productiviste. Alors qu’une
augmentation de la rentabilité s’impose, des agriculteurs français
bâtissent un modèle de gestion économe et autonome « qui nourrit son
homme », sans détruire ni le sol, ni la ressource en eau. André
Pochon, 79 printemps, pionnier breton de cette agriculture durable,
nous raconte pourquoi et comment cette expérience originale se
poursuit aujourd’hui, pendant qu’à côté faillites, pollutions et
suicides disqualifient le modèle productiviste.
Lire
(basta). Avec 4 petites vidéos épatantes. De plus, en Côtes d'Armor
(Bretagne) 13 millions d'€ pour passer à l'agriculture durable.
Lire
Les prix augmentent en Inde - alimentés par le
coût élevé de la nourriture. Grâce en partie à une politique
gouvernementale désastreuse consistant à encourager l'utilisation
excessive d'engrais chimiques, les prix de l'alimentation grimpent en
flèche. Dans un pays pauvre, l'alimentation représente une plus grande
part du budget familial que dans un pays riche. L'IPC
(indice des prix à la consommation) indien grimpe de 11%
environ. (La chronique Agora du 22/03/10)
Il est sûr que l'emploi de produits chimiques augmente la production à
l'hectare mais à quel prix : le coût des produits agricoles augmente
au delà des possibilités d'achats, pollution des sols, épuisement des
terres et des ressources (phosphates, par exemple), maladies
pulmonaires, rénales ou neurologiques. Tout le monde sait, sans
vouloir l'admettre, qu'on ne peut plus laisser la bride sur le cou à
l'explosion démographique, cette dernière étant basée sur les préjugés
religieux et l'ignorance, ce qui arrange bien les lobbies agricoles et
industriels qui voient leurs débouchés augmenter "naturellement", et
c'est une des raisons majeures pour refuser toute maîtrise de la
situation. L'Apocalypse est-elle sciemment programmée ?
Tous les écologistes, et nombre de paysans savent que le rôle de
l'agriculture ne se limite pas à produire de la nourriture, quand bien
même les ministères successifs l'ont oublié en cherchant la mise en
place de fermes-usines (ex : USA, URSS/Russie, ...). L'Inra
se donne un autre
objectif, celui de minimiser les impacts environnementaux tout en
maximisant le revenu.
Lire (actuenvironnement).
Et n'oublions pas non plus qu'une agriculture digne de ce nom doit
aussi "entretenir" le territoire (haies, bandes enherbées, alpages,
cultures en terrasses, ...) et devrait être reconnue et rémunérée pour
ce travail.
Développer des stratégies combinant la sélection végétale et
l'innovation agronomique pour l'agriculture biologique et
l'agriculture à faibles intrants. C'est le programme Solibam
lancé par l'Inra. Lire. (inra).
Ce projet, qui fédère 22
partenaires publics et privés issus de dix pays européens, deux pays
africains et un centre de recherche international, a pour objectifs de
développer la qualité, la diversité et les performances des cultures
en agriculture biologique ou à faibles intrants, c'est-à-dire peu
consommatrices en engrais et pesticides.
Vesoul.
Plusieurs dizaines d'éleveurs haut-saônois ont défilé hier après-midi
dans les rues de Vesoul en signe de soutien à deux éleveuses d'ovins
bio poursuivies hier devant le tribunal d'Auch pour refus de
vaccination contre la fièvre catarrhale ovine (FCO), plus communément
appelée « maladie de la langue bleue ».
Composé d'une quarantaine d'éleveurs en Haute-Saône, le collectif FCO
pour la liberté vaccinale s'oppose à l'obligation vaccinale mise en
place par le gouvernement en 2009, la jugeant inefficace pour obtenir
l'éradication d'une maladie qui, revendiquent-ils notamment, « se
développe aussi chez les animaux sauvages non vaccinables ».
Transmise par un moucheron, « elle n'est pas contagieuse et ne se
transmet pas à l'homme », assure Bernard Gaudinet, l'un des
manifestants du jour, « presque tous les élevages ont été plus ou
moins touchés en Haute-Saône fin 2007, début 2008 mais très peu ont
véritablement eu de gros problèmes. Dès l'instant que les bêtes ont
rencontré l'insecte, elles ont développé leur immunité ».
Le collectif dénonce ainsi la campagne de vaccination 2009/2010
financée par l'Etat pour un coût de 95 M€. « C'est autant que ce que
rapporte le Téléthon... », suggère l'éleveur, en rappelant l'épisode
récent de la grippe A.
Hier à Auch, l'audience du tribunal a été reportée pour un complément
d'informations. « On s'acheminerait vers une ordonnance pénale
assortie d'amende », a indiqué le porte-parole du collectif du Gers à
l'AFP, tout en déplorant « qu'on donne un tour administratif aux
poursuites, ce qui nous privera d'une audience publique pour démontrer
que la vaccination n'est pas indispensable voire inutile ». Vendredi,
le même type d'audience s'ouvrira cette fois à Sélestat.
Ph. B. (Philippe
BROUILLARD)
La Suisse dit non aux OGM. Il n’existe pas de besoin urgent en matière
d’OGM dans le domaine alimentaire, ni pour l’agriculture, ni pour les
consommateurs. C’est ce qu’a déclaré le conseil fédéral suisse, le 08
Mars dernier.
Lire (actualitésnewsenvironnement).
Après le salon de l'agriculture , on veut nous faire croire que
c'est à cause de l'écologie que le monde
agricole s'effondre. Or, avec l'annonce simultanée "d'une
évaluation de l'impact économique des mesures environnementales en
agriculture, face à la concurrence des pays européens", il devient
évident qu'il n'y a qu'une seule préoccupation dans les cerveaux hauts
placés : le pognon. C'est oublier la plus élémentaire des vérités :
nous vivons sur une planète où ce qui pousse ignore l'argent et ne s'y
soumettra certainement pas, c'est l'homme qui doit composer avec la
nature quand certains veulent absolument l'inverse. Se prennent-ils
pour des dieux ?
Lire (actualitésnewsenvironnement). Bon, ce n'est donc pas
comme ça que ça va s'arranger.
Chantal Jouanno :
Le collège des experts (EFSA)
de l'union européenne serait incompétent. Elle a en effet déclaré « ne pas
reconnaître leurs expertises, car nous estimons que leurs avis sont
partiels ».
Lire. (agricultureenvironnement). Pourtant, l'Efsa devrait être un
bel outil (400 employés, 1200 experts scientifiques
venant de toute l’Europe, 27 agences nationales et 370 organisations
scientifiques qui coopèrent), mais n'est pas à l'abri du lobbying
pro OGM.
Il
semblerait que le Grenelle de l'environnement a été conçu pour calmer
ceux qui défendent une agriculture (et une industrie, une société)
responsable et d'avenir. Les évènements de ces derniers jours
confirment cette impression :
- 150 M€ pour un grand
semencier (qui investit dans les OGM dans un but financier) contre 3
M€ pour l'agriculture biologique.
- La préparation de
l'opinion aux pommes de terre OGM (l'appel aux organismes officiels
est une formalité)
- donner la priorité à
l'agriculture industrielle (ci dessous) en pensant que l'environnement
est subsidiaire (autrement dit : la couche de peinture verte sur des
procédés peu acceptables). Lire (lien rompu).
Une fois n'est pas coutume, il nous faut citer le président de la
république : "toutes ces questions d'environnement, ça commence à
bien faire", "changement de méthode" des
mesures environnementales en agriculture, etc. Réaction de Cécile
Duflot (Les Verts) : "Au nom de la concurrence, Nicolas Sarkozy
prétend affranchir l'agriculture de la contrainte environnementale, au
risque de laisser les choix à court terme épuiser un peu plus les
sols, proliférer les algues vertes, aggraver la dégradation de
l'environnement". On se doutait bien qu'il y avait du pipeau dans
l'air. C'était la rubrique "la petite phrase qui
enterre le Grenelle de l'environnement". Pour ceux qui ont fait de l'allemand (Kuhn et
Isnard 1ère langue, 3ème, 1967/8), je ne sais pas pourquoi, je pense
au Rattenfänger von Hammeln. Das ist genug für Heute.
Le langage des légumes
pourrait réduire l’usage d’engrais azotés : une découverte majeure
dans le cycle de l'azote permettrait de maîtriser les apports
d'engrais azotés. Celle ci est basée sur la découverte des mécanismes
de symbiose entres plantes et bactéries, ainsi que la libération
d'enzymes-signal qui gèrent cette coopération.
Lire (futurascience).
Que disent les pro OGM de la nouvelle patate ? que du bien ? pas
seulement : elle est plus respectueuse de l'environnement !
Lire
Pesticides :
quand les agriculteurs sortent du rang, "Un certain
nombre d’agriculteurs comprennent l’intérêt de sortir de l’omerta".
En plein Salon de l'agriculture, le tout jeune réseau Victimes
Pesticides diffuse des témoignages d'agriculteurs ou d'horticulteurs
exposés aux produits phytosanitaires et atteints de maladies graves.
Lire (terraeconomica)
Au salon de l'agriculture : les solutions proposées par les
écologistes pour une agriculture de proximité, responsable et durable.
Vidéo. Exemple : plan pour doubler le nombre d'agriculteurs en
Ardèche.
Salon de l'agriculture, les paysans en crise. Voici un article
polémique, on n'est pas forcé d'être d'accord mais il pose le doigt là
où ça fait mal.
Lire (politis).
Divers exemples à travers la planète montrent que la bio diversité (nécessaire
aux grands équilibres de la planète) est mieux
préservée en présence d'une agriculture familiale, contrairement aux
agro industries.
Lire (futurasciences)
L'association basque EHLG pour la promotion
d'une agriculture durable subit les assauts de l'état. EHLG es
t une association qui fait de l'ombre à la FDSEA, alors on lui met des
bâtons dans les roues. L’association répond clairement aux attentes
des paysans basques qui, topographie oblige, sont
majoritairement engagés dans des logiques de qualité sur des petites
exploitations (circuits courts, agriculture biologiques,
pluri-cultures…). Depuis qu’elle est née, l’association n’a cessé de
croître, d’embaucher du personnel et a même remporté des appels
d’offres publiques de diagnostics environnementaux et agraires.
Lire (bakchich). Michel Tubiana, président de la ligue des droits
de l'homme apporte son soutient, nous aussi.
Il existe un lien entre l'exposition des agriculteurs aux
pesticides et des anomalies du génome
pouvant faire se développer un cancer.
Lire (lemonde). Faudra-il encore attendre 50 ans, comme pour
l'amiante, pour faire machine arrière ?
L'agriculture bio, Jura et Franche Comté, les chiffres.
Télécharger.
Eure-et-Loir : assiégés par les pesticides.
Le département de l’Eure-et-Loir est en situation de crise, la moitié
de ses captages d’eau ont été abandonnés ces dernières années car ils
contenaient un taux de pesticides ne permettant plus de produire de
l’eau potable.
Lire (eauxglacées).
Ecophyto 2018 pour réduire de moitié l’usage des pesticides.
L'ambition de réduction de l’usage des pesticides de moitié en 10 ans
du gouvernement s’est traduite par la mise en œuvre du plan Ecophyto
2018.
Lire (actualitesnewsenvironnement). Les
travaux de l’étude Ecophyto R&D montrent qu’une réduction de l’ordre
de 30% du recours aux pesticides serait possible. 02/02 :
Atteindre une réduction de 50 % nécessite une
transformation radicale de l'agriculture : La
généralisation de la protection intégrée (changements
de date de semis, de choix variétal voire de la rotation de culture)
permettrait d’atteindre 37 à 76% de réduction des pesticides sans
baisse des marges mais avec une baisse des rendements de 10 à 20%.
Lire le très intéressant article de JDLE.
Les cours des bovins pour la Bourgogne et la
Franche Comté. Vous saurez que le prix va de 1,02 € le kg (vache de
réforme + de 10 ans, pour steak haché et pot au feu premier prix) à 6€
(génisse charolaise de 1ère qualité), le porc est à 1,013 €.
Télécharger.
Il n'y a pas les cotations bio.
De nouvelles variétés de cerisiers obtenues par
bombardement (faisceau d'ions carbone dans un cyclotron). Cette
méthode induit des mutations génétiques diverses et rapidement
stabilisées, le problème est : les mutations sont elles d'ordre mineur
ou bien n'engendrent-elles pas des modifications plus profondes.
Lire (Adit).
21/01/10
les surfaces bio consacrées
aux principales grandes cultures (blé tendre, maïs, triticale
et orge) accusent un très net recul entre les campagnes 2008-2009 et
2009-2010 : moins 13% pour le blé, moins 6% pour le maïs et moins 1%
pour le triticale. Seule l’orge s’en sort avec une progression de plus
8%. Au total, il y avait pour la campagne 2009-2010 moins de 60.000
hectares de cultures en céréales bio, contre 63.300 ha en 2008/2009,
soit une baisse de 4.000 ha (moins 6%). Bref, l’effet « Grenelle » se
fait encore attendre.
Lire (agriculture-environnement). La France produit 73 000 T de
blé bio et en importe 35 000 T. Et les régions, elles ne peuvent
pas donner un petit coup de pouce ?
A
propos des rendements inférieurs et en comparant avec les parcelles
voisines non bio, il faut s'interroger sur ces dernières et les
traitements (engrais, produits chimiques) appliqués, la culture bio
(et les autres aussi) doit tenir compte des propriétés intrinsèques
des sols pour y cultiver les végétaux les plus adaptés.
Les légumineuses ont l'avantage naturel de fixer l'azote
atmosphérique, ce qui a l'avantage de réduire l'apport d'engrais
azotés pour la culture suivante. Il est vrai que si on augmente leur
surface de culture, on exportera moins de céréales mais on n'importera
moins de tourteau de soja (donc une amélioration du bilan CO2 global).
Ces cultures ont fortement diminué depuis 40 ans.
Lire (actualitésnewsenvironnement).
La plus haute juridiction du pays
vient en effet de décider que le département du Gers était
parfaitement fondé à «se déclarer opposé à tous essais privés ou
publics, à toutes cultures de plantes génétiquement modifiées en plein
champ» sur son territoire.
Lire (Libé). C'est pour quand dans le Jura et la Franche Comté ?
Du Sénégal à Djibouti,
un projet ambitieux : la Grande Muraille Verte
impliquant 11 pays africains. La désertification dans les
régions sahélo-sahariennes en Afrique, matérialisée par l'avancée
inexorable du Sahara, est un problème majeur pour le continent
africain. La FAO estime que 2 millions d'hectares de zones boisées
disparaissent chaque année en Afrique.
Lire.
12 exemples d'appropriation des terres
(dont 10 en Afrique) au détriment des populations locales.
Lire (Agter).
Dans le but de satisfaire l'agrobusiness international mais aussi pour
apporter des techniques nouvelles. Agter a également souhaité
présenter des cas d’acquisitions de droits fonciers qui ont donné lieu
à la structuration d’un mouvement social d’opposition, ou bien au
contraire qui ont été accueillis favorablement par la population, qui
y voit de nouvelles perspectives de production amenées par les
investisseurs. Et aussi :
exemple sénégalais.
Les revenus des producteurs de lait ont baissé de 54 % en 2009 (53 %
pour les producteurs de fruits et légumes, 51 % pour les céréaliers et
34 % pour les maraîchers) après une baisse moyenne de 20 % en 2008.
Pourtant la France est la 1 ère bénéficiaire de la PAC (10 milliards
d'€).
Les haies, un élément régulateur
nécessaire pour les terrains agricoles alors que trop de céréaliers
s'y opposent, cependant les nouvelles mesures de la PAC peuvent les
faire changer d'avis.
Lire1 (FNE).
Lire2 (agrobionet).
C’est le constat du dernier
chapitre de la Liste rouge des espèces menacées établi par
l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN).
95, c’est
le nombre d’espèces de poisson d’eau douce françaises. Seules 69 sont
indigènes, les 26 autres ont été introduites depuis le XVème
siècle. Sur ces 69 espèces, 15 risquent de disparaître.
Lire. La principale menace pour ces poissons est la dégradation et
la destruction du milieu qui empêchent leur reproduction, leur
alimentation et leur migration. Sans gravières, pas de reproduction
pour les lamproies de rivière (Lampetra fluviatilis) et sans
herbiers inondés par les crues, pas non plus de reproduction pour les
brochets (Esox lucius). Ces altérations du milieu sont dues à
des pratiques bien identifiées, qui touchent à la structure physique
du milieu et à la variation des niveaux d’eau :
Télécharger. Document réalisé dans le cadre du Grenelle de
l'environnement.
Une
réponse environnementale : Une agriculture économe en
intrants chimiques (pesticides, engrais) et en ressources (eau,
énergie, soja), qui s’appuie sur l’agronomie et la biodiversité, et
non sur une seule technique agricole ou encore sur des réponses
technologiques telles que les OGM.
Une
réponse économique et sociale : Cette publication est
également une réponse à des problématiques de société et de
territoire : proximité avec les consommateurs, autonomie de décision
des agriculteurs, création d’emplois en milieu rural...
Une
publication qui s’adresse aux décideurs et aux collectivités locales :
Aujourd’hui, sans attendre la réforme de la Politique
agricole commune, agriculteurs, environnementalistes et
collectivités locales ont les cartes en main pour orienter dès
maintenant l’agriculture française dans cette voie d’avenir.
En 2008, une étude en laboratoire avait conclu
que 83% des mélighètes du colza manifestaient une résistance au
pesticide à base de pyréthrinoïdes alors que celui-ci était employé à
une concentration cinq fois inférieure à celle normalement utilisée
dans les champs. En revanche, la totalité des altises du colza
succombaient suite à l'application d'une solution concentrée à hauteur
de 2% de la quantité habituellement répandue sur les cultures. En
2009, les mêmes expériences ont révélé que les altises du colza
étaient devenues plus résistantes au pesticide. En effet, cette année,
60% des parasites survivaient au pesticide. L'utilisation d'une dose
plus concentrée de pesticide n'a pas non plus permis d'éradiquer
totalement la présence des insectes.
En page Vidéos, 2 diaporamas : 1) sur
l'accaparement des terres du tiers monde et la crise alimentaire. 2)
sur une agriculture qui peut limiter les émissions de gaz à effet de
serre (GES).
Algues vertes : l'état condamné, il reconnu responsable pour ne pas
avoir fit respecter la législation anti-pollution, et c'était une
prolifération d'algues de 2000 à 2002. Donc, rien de nouveau sous le
soleil vu ce qui se passe en 2009.
Lire (francinfo).
Grenelle de l'environnement, où es-tu ? Alors que le ministre de
l'agriculture (M Barnier) annonçait 6 % de surfaces en agriculture
bio, le projet de loi de modernisation agricole annonce 650 millions
d'€ d'aides et 1 milliard d'€ de prêts bonifiés pour l'agriculture
intensive. Mais rien pour l'agriculture bio.
A la place, on veut nous vendre du HVE (Haute Valeur Environnementale)
juste pour dire qu'il y aura quelques % de pesticides en moins. Tour
de passe-passe.
Un label à remettre au goût
du jour : Les producteurs s'engagent contractuellement
par exemple à :
- Identifier leurs
pratiques culturales (enregistrements sur des fiches de culture,
validées par le technicien de la coopérative ).
- Respecter scrupuleusement
les traitements vétérinaires et phytosanitaires.
- Organiser une campagne
d'analyse des sols.
Avec Agri Confiance®,
les Coopératives agricoles françaises s'engagent également
dans le développement d'une agriculture plus respectueuse et de
l'environnement.
Pour les producteurs et les coopératives certifiées selon la norme NF
V 01-007, le choix et l'utilisation des intrants (engrais et
phytosanitaires), la gestion des déchets, la maîtrise des ressources
naturelles (eau, énergie, sols, biodiversité) font l'objet
d'engagements précis et planifiés.
Lire.
On a pas souvent de nouvelles sur le développement agricole en
Afrique. Voici un site bien informé (Cirad)
qui peut aussi nous donner des idées en Europe. Et aussi : Oxfam : "efficacité
de l’aide à l’agriculture. La conférence de Madrid en janvier
2009 était censée dresser un bilan des progrès réalisés en la matière,
mais aucun Etat, aucune institution internationale ni aucune ONG n’a
été capable d’apporter d’éléments concrets".
Lire.
L'idée est bien dans les cartons gouvernementaux : ressortir la
fameuse directive Bolkestein (le
plombier polonais, souvenez vous) et employer des ouvriers agricoles
étrangers au tarif du pays d'origine.
Lire (marianne2). Ce qui conforte le bien fondé des articles ci
dessous sur la crise agricole : on ne ne veut plus d'agriculteurs mais
des entreprises à bouffe.
La disparition des abeilles annonce-t-elle la fin des cultures, et
donc notre fin à nous ? Il semble que des causes multiples (virus +
pesticides) laissent celles ci sans défenses immunitaires.
Lire (Michel Tarrier).
Quelle quantité de pesticides la France
utilise-t-elle ? 75 à 80 000 tonnes par an, en moyenne, chaque
année. La France est le troisième pays consommateur mondial, à égalité
avec le Brésil et derrière les États-Unis et le Japon. « Après avoir
pénétré dans l'organisme (par les yeux, la bouche, les voies
respiratoires et surtout par la peau), ils se stockent dans les
muscles, les graisses, le système nerveux, les os et le foie ».
Lire (Ouest France).
C’est une discussion à bâtons rompus avec un ami
agriculteur, aujourd’hui le 29/10. Il n’est pas écolo ni bio, peut
être même adhérent de la FNSEA. Il y a + de 10 ans, avec ses copains il
avait empêché Dominique Voynet de sortir avec ses courses du
supermarché à Dole. Mais on est amis de toujours et les temps
changent.
Lire
Le Président de la
République à Poligny: il a pointé du doigt un
défaut de la régulation européenne et mondiale, signe d’une
répartition inéquitable. Le Président a ainsi invité les producteurs à
se réorganiser. Ce qu'il a dit :
-
Exonération de la totalité des charges patronales dues à la Mutualité
sociale agricole pour les travailleurs saisonniers .
- Accélérer
les travaux sur la régulation et l’organisation de l’industrie
laitière.
-
Favoriser les regroupements de producteurs et aider à la
modernisation des organisations de producteurs. (Nota : ce sont les
agriculteurs qui doivent s'adapter au marché (financier), pas
l'inverse ou un compromis des deux)
Ce
qu'il n'a pas dit : Des prix qui tiennent comptent du coût
réel, des cultures qui répondent aux besoins réels, des cultures qui
respectent les sols et les nappes phréatiques, etc.
Ce qui est faux : les chiffres cités :
(corrections Insee)
- Chiffre d'affaire de l'agriculture : 66,9 milliards d'€ au lieu des
163 cités,
- Le président
parle de production agroalimentaire (136 milliards d'€) au lieu de
production agricole : les secteurs de l'agroalimentaire ne sont pas en
crise hormis les producteurs. Il y a donc confusion des genres.
- En parlant de chiffre d'affaire, la comparaison est faussée, en
économie il est plus juste de comparer les valeurs ajoutées. Pour un
ancien ministre de l'économie, c'est un peu fort. Au passage et en
parlant de valeur ajoutée, on ne sait pas mesurer avec exactitude
l'impact agricole sur la pérennité des sols, sans oublier le côté
qualitatif (beauté de nos paysages, caractère régulateur (crues,
sécheresse, ...)) d'une
agriculture bien pensée.
L'avis de la Confédération Paysanne :
ICI. Dernière
minute, ce discours est un quasi 'copier-coller' du discours du
19/02/09.
Voir sur France Info.
Alternatives économiques : Des réponses
ponctuelles, qui ne règlent pas les problèmes structurels.
Lire.
Dans les pays pauvres, la terre devient source de convoitise et de
profit pour les multinationales, au détriment des populations locales
et des équilibres écologiques.
Lire (grain.org).
C'est vrai, chez nous on connait déjà mais sous des formes
différentes.
Bretagne : les agriculteurs et les marges
bénéficiaires. "On a l’impression d’être trimbalé par la
distribution, regrette Jacques Lemaître, représentant des
producteurs de porc. On est payé 1,30 euro/kilo à la production.
Lorsqu’il sort de l’abattoir, le porc passe à 2,50 euros/kilo. Puis à
4,50 euros/kilo au sortir des transformateurs. Et se retrouve à 8 ou
10 euros dans les linéaires des supermarchés."
Lire (Libération). «507 000 exploitations agricoles, 11
500 industries dont 90 % de PME, et, en face, seulement 7 centrales
d’achat», relève un rapport du Conseil économique, social et
environnemental.
Bretagne et algues vertes : Dans une note
confidentielle, le préfet des Côtes d’Armor juge inefficaces les
politiques publiques mises en œuvre pour lutter contre le phénomène de
la pollution des algues vertes en Bretagne. Les activités agricoles
seraient selon lui la cause principale de cette pollution.
Lire1 (DD-LeJournal)
Lire2 (communiqué FNE).
Le phénomène des algues vertes sur les plages de
la Bretagne ne peut « que perdurer » car les agriculteurs ne sont pas
prêt à accepter un « changement profond des pratiques » agricoles à
l’origine des marées vertes, écrit le préfet des Côtes d'Armor.
« Le préfet insulte la profession », a déclaré Yves-Marie Baudet,
responsable Environnement à la Fédération nationale des syndicats
d'exploitants agricoles (FDSEA) et la vice
présidente de la FNSEA Bretagne ne
veut rien savoir, avec une mauvaise foi ahurissante.
Agriculture et
valorisation de déchets, une double compétence attendue dans le
biogaz. Une façon encore trop exploitée de mettre en valeur les "sous
produits" agricoles, faute de compétences.
Lire (cleantechrepublic)
France Nature Environnement (FNE) demande une PAC renouvelée.
Lire (cdurable). Article recommandé aux
agriculteurs.
Pas si bête. les exploitants forestiers proposent : si on paye une
taxe quand on émet du CO2, on devrait être payé quand on en stocke !
et c'est ce que font les forêts.
Lire (Le Progrès)
Dans un article très critiquable pour sa véhémence et son "purisme"
mais cependant bien documenté, Dominique Guillet démonte la
révolution verte qui a éliminé 95 % des
variétés de riz locales en Inde et remplacées par des variétés MOINS
productives .
Lire
(extrait).
Crise du lait (3) : du nouveau : on sait
qui se pointe à l'horizon, des « fermes-usines à
lait », produisant quatre fois plus que la moyenne nationale
actuelle, avec des vaches gavées au soja, au maïs et aux compléments
énergétiques. C'est le modèle que défend actuellement la Commission
européenne. En 2025, les 2/3 des producteurs de lait auront
disparu en France. Un modèle anti-social et anti-écologique. En pleine
crise du lait, des milliers de producteurs se mobilisent pour sauver
leurs exploitations. Et tenter, peut-être, d'infléchir le scénario du
pire. Lire (bastamag).
Cours des céréales : avec une
augmentation des récoltes de 0,4 % (2009 sur 2008), les cours chutent
de 30 à 40 %. Les ennuis des agriculteurs ne sont pas finis mais quand ils
auront compris que ça ne va pas s'arranger ("on" veut des usines à
bouffe), ils viendront plus souvent nous voir.
Agriculture biologique : en 2008,
augmentation de 11 % en nombre et 36 % en surface. Cependant, en SAU
(Surface Agricole Utilisée) cela ne représente encore que 2,18 %.
Lire
(Jura Agricole)
M. Thierry Pointet, hydrogéologue, directeur-adjoint du service
« eau » du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), dresse
un tableau apocalyptique de la situation des
réserves d’eau souterraines en France.
Lire.
- « Nous sommes obligés de faire
des choses anormales parce qu'on nous fait subir des choses qui ne
sont pas recevables », déclare Pascal Massol, le président de
l'Association des producteurs laitiers indépendants (APLI).
Lire (20minutes.fr).
- Une analyse détaillée, avec les
perspectives pour 2015.
Lire (agrobiosciences.org).
-
Le Jura Agricole (+ ou - émanation de la FNSEA), dénonce la
dérégulation des marchés (le principe de base du néo libéralisme),
mais se souvient-il que les anciens patrons de la FNSEA
Luc Guyau (membre de l'UMP), et François Guillaume (ministre de
l'agriculture (de 1986 à 1988 et député UMP jusqu'en 2002) n'ont
jamais tenté de faire machine arrière ? Mais il n'est jamais trop
tard.
Les échanges entre sol et
atmosphère, facteur déterminant du climat.
Lire (Adit). Les agriculteurs ont donc un rôle à jouer (haies,
taille des parcelles, ...) pour la régulation du climat.
Le point sur les politiques
agricoles africaines et développement des exploitations
agricoles familiales. L'Afrique est un paradoxe : les productions
locales couvrent 90 % des besoins, quasiment sans subventions, et les
cultures d'exportation sont peu rémunératrices (les cours mondiaux
sont établis au Nord). Malgré tout, c'est cette dernière option qui
est privilégiée. Lire
(grain.org)
Crise du lait : les producteurs
maintiennent la pression sur Bruxelles :
la grève du lait entre aujourd’hui dans son septième jour et prend de
l’ampleur. Débuté en France vendredi dernier, le mouvement rassemble
aujourd’hui quelque 40.000 éleveurs, selon la Fédération des
producteurs laitiers. Ces derniers dénoncent la baisse des prix du
lait et à demandent une régulation du marché laitier au niveau
européen.
Reportage sur France Info. Et
vidéo (Nov 2008) sur LePost.fr
France Nature Environnement (notre maison mère) et la LPO mettent en
garde contre les produits destinés à la destruction des rongeurs
(mulots,...)
Lire (Univers Nature).
Le Gard comptera 100 nouvelles exploitations Bio d’ici la fin 2009 et
a décidé de consacrer 20 % de son enveloppe agricole à la filière.
Le monde de l'élevage aux
mains des multinationales.
l'industrie mondiale de l'élevage est soumise à un processus
extrêmement rapide de concentration. Les reprises et les accords de
coopération entre entreprises se multiplient et la technologie évolue
rapidement. Les demandes de brevets concernant le matériel génétique
s'envolent et d'autres stratégies d'appropriation sont déployées avec
ardeur. Au cœur d'une évolution qui ressemble étrangement à celle qu'a
connue le marché mondial des semences, le secteur de la sélection
animale, désormais rebaptisé « génétique de l'élevage » , est devenu
le nerf de la guerre pour l'industrie et poursuit sa domination sur le
monde de l'élevage. Avec leur opportunisme habituel, les géants de
l'agro-industrie comme Monsanto arrivent sur le terrain.
Lire (Grain.org).
Territoires ruraux : La relance des
pôles d’excellence.Le
gouvernement annoncera dans les prochains jours le lancement d’un
second appel à projets pour la labellisation de pôles d’excellence
rurale. Le précédent appel avait permis de labelliser 379 pôles et
conduit à un investissement public et privé de 1,2 Md€. le but est de
refonder
la politique d’aménagement du territoire en aidant les
territoires ruraux ne comportant pas de zone urbaine de plus de 30 000
habitants.
Cours des bestiaux au 10/09.
Télécharger (format pdf). Pour les novices : les catégories
E,U,R,O,P désignent la qualité de la viande (E = la meilleure, P = la
moins bonne), cette qualité n'est pas indiquée sur la viande que vous
achetez (mais ça l'était au milieu des années 60 du temps de Missoffe,
"suivez le boeuf" pour ceux qui se souviennent et c'était F,R,A,N,C,E).
Les agro carburants dans les pays du sud : une catastrophe prévisible.
Lire.
Les abeilles, sentinelles de la santé de nos campagnes.
Le site de l'UNAF
(Union nationale de l'apiculture française).
Agro-alimentaire: la Franche Comté moins énergivore avec le concours
de l'ADEME et du Conseil Régional. C'est le bilan à mi parcours des
partenariats avec 11 entreprises.
Lire
(Innovation).
Pour contourner la méfiance à l'égard des OGM, les semenciers
emploient d'autres tactiques : provoquer les mutations en arrosant les
semis de produits chimiques divers. L'idée par elle même n'est pas
sans intérêt mais les buts sont tout aussi inavouables.
Lire (Libération).
Il faut 3 tonnes de pétrole pour produire une tonne d'engrais
En un siècle, les
trois quarts de la diversité des plantes cultivées se sont volatilisés.
Sur les quelque dix mille plantes vivrières ayant nourri l'humanité,
150 sont encore cultivées et une douzaine procure 80 % de
l'alimentation végétale mondiale. A eux seuls, le riz, le blé, le maïs
et la pomme de terre couvrent 60 % de ces besoins. Cette érosion de la
diversité génétique, dans un monde toujours plus peuplé et menacé par
le réchauffement climatique, constitue un risque alimentaire : peut-on
se permettre de laisser disparaître des espèces résistantes à la
sécheresse, ou des variétés rustiques, robustes vis-à-vis de maladies
et d'insectes qui pourraient un jour anéantir les plantes vedettes des
systèmes de monoculture ?
Lire.
Brésil et déforestation
: la richesse générée localement par la
déforestation ne perdure qu'une quinzaine d'années et fait ensuite replonger les municipalités dans
la pauvreté car le schéma économique est basé sur un usage
prédateur des ressources naturelles. Etude parue dans
Science.
Liste des 507 captages (d'eau) à protéger des pollutions diffuses
avant 2012.
Télécharger. 4 dans le Jura, 5 dans le Doubs, 7 en Haute Patate et
5 dans le Territoire de Belfort.
Vivre de son travail : Les producteurs de
Biolait, principal fournisseur de lait de Biocoop, sont payés en
moyenne 0.43€/l de lait.
Lire.
Rappel : on ne "passe" pas
au bio pour l'argent mais parce que l'on a d'abord le respect du
métier, du produit, de la terre et du consommateur. Une production
payée correctement, c'est aussi du respect en retour.
Surpêche : Seulement 7% de l'ensemble des
pays étudiés ont fondé leur politique de pêche sur des données
scientifiques fiables tandis que moins de 1% se sont dotés d'un
mécanisme qui permet de s'assurer que les pêcheurs respectent les
règles, selon les chercheurs. L'étude montre également qu'aucun pays
étudié ne gère la "durabilité" de ses pêcheries.
Lire (Nouvel Obs).
L'exposition aux pesticides (organochlorés) double quasiment le risque
de la maladie de Parkinson parmi les agriculteurs, c'est prouvé.
Lire (Le Point).
Au moins 2,5 millions d'hectares de terres ont été achetés en Afrique
par des Etats étrangers, des multinationales ou des fonds de pension,
soit l'équivalent du territoire de la Belgique.
« opportunité de développement » ou néocolonialisme foncier ?Lire
(Bastamag).
Dans l'Ouest de la France,
le réseau Agriculture durable expose ses expériences et
résultats. Le site.
(Clair et net).
L'agriculture des USA et ses
multiples facettes. D'après un questionnaire renvoyé par 85 %
des agriculteurs. Une mine d'or.
Télécharger (5 à 10 s).
2007-2008 : le prix du blé a diminué de 50 %, le
prix du pain a augmenté de 30 %.
Le gaspillage des terres continue… Chaque année,
l'équivalent d'un département français quitte l'agriculture pour
nourrir l'appétit des villes. 52 000 ha en 2006, 62 000 ha en 2007, 72
000 ha en 2008.
Lire
(Jura Agricole). J'ai un petit (énorme) doute sur les
connaissances en maths du journaliste qui a écrit ça: 1 km2= 100 ha,
donc, 72 000 ha= 720 km2 et la surface moyenne d'un département est de
5800 km2. Bon, 72 000 ha, ce n'est pas rien quand même, c'est plus que
le territoire de Belfort (608 km2).
Les opposants à l'écologie (ceux qui ne
comprennent que les lignes de bilan, de compte de résultat et les EBE
*) contre attaquent :
Les producteurs de raisin exigent 500
000 € de dédommagement au MDRGF pour avoir communiqué sur la présence
de résidus des pesticides dans le raisin de table.
Lire. (* en bas de page)
La Plate-forme Régionale EcoTech-LR (Montpellier) a été créée pour
stimuler la recherche et le transfert industriel sur les
Ecotechnologies pour les
Agro-Bioprocédés. Procédés et produits qui visent à
diminuer l’impact des activités humaines sur l’environnement:
prévention ou de réduction des pollutions, de traitement des
pollutions, production d’énergies et ressources alternatives,
mesure de pollution. Le site.
Dans le programme d'Europe écologie: limiter les aides à 50 hectares
(si vous avez 120 ha, seuls 50 seraient subventionnés (et mieux pour
garantir un revenu décent), le but de l'agriculture est de nourrir les
populations, pas de massacrer les sols et s'enrichir à coup de
subventions.
Carrefour condamné à 1 M d'€ d'amende pour ristournes exigées sans
contre partie sur des contrats agroalimentaires.
Lire.
Stocks agricoles : voir en page "Economie".
La réforme Barnier fait elle fausse route ?
Exemples avec la Grande Bretagne et l'Autriche.
Lire.
Les barrières tombent entre agriculture
conventionnelle et agriculture biologique, le
dialogue s'installe : « mettre en place un groupe de
travail qui réunirait producteurs conventionnels et bio. Les
producteurs biologiques peuvent être en mesure de faire profiter de
leur expérience, notamment dans l'utilisation de certains produits. ».
Lire (journal Sud Ouest).
Jusqu'à présent, ce que la nature fournissait
a été considéré comme un don, non, ça a un prix. Un nombre croissant
d’écologistes s’emparent du discours économique pour montrer que
défendre la nature n’est pas seulement une nécessité morale, c’est
aussi un calcul raisonnable dans l’intérêt de tous.
Lire.
Au Mali,
l’agro écologie montre la voie d’un développement rural durable.
Lire. Compter sur soi, la communauté (et un petit coup de pouce).
Crise du lait :
sans entrer dans le débat, voici 2 propositions
- l'une de solidarité : a) donner aux
pays les plus pauvres, b) des bons gratuits à NOS pauvres (RMI, ...)
- l'autre pour de nouvelles
utilisations : utiliser le lait pour des fibres textiles, quoique
chères, aux
propriétés très intéressantes .
Source
CNIEL.Et pendant ce temps, on importe du lait de Nouvelle Zélande et
d'Australie.
Lire.
Culture biologique : la France à la traîne.
France : 2 %, Royaume-Uni : 3,60 %,
Espagne : 3,73 %, Allemagne : 4,85 %,
République Tchèque : 6,61 %, Italie : 9,04 %, Suisse : 11,80 %,
Autriche : 13,03 %.
Lire.
Alors qu'un agriculteur se voit imposer de plus en plus de contrôle
pour vérifier au millimètre l'exactitude de ses déclarations,
absolument aucun contrôle n'est exigé aujourd'hui sur le
fonctionnement de la plus grande institution économique européenne à
savoir la banque centrale européenne qui finance les politiques de
libéralisation des biens et des marchandises.
Les paysans basques font une analyse des effets désastreux de la PAC.
Lire.
La France championne des
pesticides. Le circuit de distribution étant souvent le même
que le circuit de conseil, les solutions alternatives (assolement,
rotation des cultures, solutions agronomiques ou biologiques) ne sont
jamais abordées. Ce
petit livret est une bonne mise au point pour une agriculture
responsable. (conseil: pour être lisible, l'affichage doit être agrandi -en haut à
droite- et, en promenant la souris -sans cliquer-, la page se
déplace).
Une pomme de terre résistante aux nématodes. Sans
OGM. Les chercheurs ont réussi en croisant des plants avec de pommes
de terre sauvages.
Lire (en anglais). D'où la nécessité de préserver la diversité
biologique.
France Nature Environnement et les syndicats de
pêcheurs optent pur pour des positions communes d'exploitation des
ressources. Hé, les paysans, à votre tour de discuter avec nous !
Lire.
Solidarité : Les
Jeunes Agriculteurs du Jura vont planter 500 kg de pommes de terre au
bénéfice des Restos du Cœur de Lons.
"Promouvoir l’emploi salarié par notre engagement" par la
Fédération des services de remplacement du Jura.
Lire.
La situation de la
mécanisation agricole dans le (tiers) monde.
Site très documenté (s'il
peut donner des idées de collaboration, jumelage, échanges, ...)
Lire.
Protéger la paysannerie
pauvre dans un contexte de mondialisation
Télécharger (pdf)
La forêt couvre 30 % du sol français mais constitue le 2ème poste de
déficit (derrière le pétrole).
30/04/09
Les plantes mutées ou de synthèse : pire que les
OGM ? Une bombe qui n'a pas encore explosé ?
Lire.
Le Jura Agricole
ouvre une rubrique mensuelle sur l'agriculture biologique.
Lire.
Sauf qu'ils ont oublié le principal : être agriculteur bio, c'est
d'abord un état d'esprit, celui qui respecte la terre et ce qu'elle
produit, ce que les banques et organismes divers (semenciers,
syndicats, politiques, etc.) ont toujours voulu faire oublier au monde
paysan.
24/04/09
Japon : Mise au point d'un
pesticide qui stimule la lutte biologique. Certaines plantes
attirent un insecte parasite de l'envahisseur au moyen de substances
odorantes. Ce nouveau produit s'inspire de cette méthode et sera
commercialisé en 2011.
Lire.
22/04/09
USA : Une équipe de chercheurs de l'Université du Wisconsin a mené une
étude sur une durée de 13 ans pour savoir quelle était la meilleure
agriculture sur les sols hautement productifs de l'Etat du Wisconsin.
"Nous en avons conclu que les
systèmes diversifiés sont plus productifs que
les monocultures", a déclaré un des membres de l'équipe. La
politique du gouvernement qui consiste à soutenir le système de
monoculture est périmée. Le gouvernement devrait plutôt promouvoir
l'agriculture biologique et la rotation culturale. (Communiqué de
presse ASA, 6.4.09; Etude). Rappel : la rotation des cultures empêche
l'installation durable des parasites dans le sol et limite
l'utilisation de pesticides, elle empêche aussi l'épuisement des sols.
21/04/09
Occupation des sols : Corine Land
Cover est un outil exceptionnel d'analyse à partir d'images par
satellite.
Présentation.
Méthodologie (Pdf).
Cartes (Pdf) imprimables avec un clic droit.
17/04/09
Monsanto et les autres entreprises de biotechnologies ont toujours su
que leurs cultures GM contamineraient les autres cultures. En fait,
cela faisait partie de leur stratégie pour obliger le monde à accepter
les OGM. (SOS Planète)
17/04/09
Quand "on" promet 1 Milliard d'euros à l'agriculture africaine et ce
qu'il en advient.
Lire
14/04/09
Quand un "agriculteur" (responsable Fdsea) ne respecte pas la terre.
Lire. Désolant.
10/04/09
Cochons, génétique et Monsanto.
Ils on osé : Monsanto essaie de faire breveter le génome d'un porc
rustique.
Lire +
4 vidéos (daily motion).
04/04/09
Elevage :Le tonnage
d'antibiotiques a augmenté de près de 7% par rapport à l'année
précédente. Lire
31/03/09
Cultivons nous
en cultivant la terre, pour une agriculture durable.
Film + débat avec la participation
d'agriculteurs locaux
Jeudi 9 avril
2009 Au Lycée agricole Edgar Faure 614, avenue Edgar Faure -
Montmorot à 20h15
19/03/09
Canada : des méthodes de gestion des prairies
pourraient aider les producteurs à accroître le rendement des
pâturages d'au moins 50% sans augmenter leurs coûts de production de
manière significative.
Lire
Quand on connaît les
politiques de prévention dans le monde industriel, on peut penser
qu'il est temps que ces méthodes se généralisent aux autres secteurs,
mais aussi que l'on se penche (sic) sur une mécanisation des tâches
répétitives.
10/03/09
L'agriculture doit être considérée comme une science et un art
Paru dans 20mn.fr édition Lyon (l'article n'est plus en ligne) à
l'occasion de Biovision (http://www.biovision.org.)
09/03/09
OGM
Contenu du bulletin
Genetech news n° 193 :
- USA : Les groupes
agroalimentaires entravent et interdisent la recherche indépendante
- Jugement de la Cour
européenne de justice : les données sur les OGM doivent être
communiquées
- Riz doré testé sur des
enfants (pas d'essai préalables sur les animaux)
- Allemagne : "Les géants
agricoles ne doivent pas décider du sort de notre pays"
- USA : Soja résistant à la
sécheresse sans génie génétique
En page "Aménagement du territoire et urbanisme", les guides techniques
de Recy.net
26/02/09
Le
comportement des semenciers OGM
Leur refus de transparence et leurs pressions en dit long sur leurs
intentions. Sous prétexte de protection de la propriété intellectuelle
: gagner du fric, toujours plus de fric. Dans ce cas, ils devraient
donner beaucoup plus d'argent à la messe le dimanche pour les
propriétés intellectuelles du Créateur.
Voir aussi en page Actualités (Monsanto).
Réponse : "j'ai annoncé un
fonds sanitaire, pour indemniser dans l'urgence les agriculteurs, qui
sont très touchés. On doit se préparer à voir exploser ces pathogènes
un peu partout. Nous créons un système d'assurance récolte et un fonds
sanitaire sur cette question des dioxines."
= Ouais, je botte en
touche, on verra plus tard, on ne va pas entamer un débat la dessus
maintenant. Des sous, quoi, je ne sais rien faire d'autre que donner
des sous (et ça ne me coûte rien à moi). Nota
: Réforme de fond veut dire mesures drastiques pour lutter contre
l'émission de dioxines par l'industrie et les incinérateurs et
assainissement des terrains.
23/02/09
quel avenir choisir ?
Voir en page "Vidéo" pour le site et la bande annonce (L'herbe)
Au cœur de la
Bretagne paysanne, deux visions du métier d’éleveur laitier se
confrontent.
Alors que des Hommes se sont engagés depuis plusieurs années dans une
agriculture autonome, durable et performante, le courant majoritaire
de la profession reste inscrit dans un modèle de production
industriel, fortement dépendant des groupes agricoles et
agro-alimentaires…
23/02/09
Les paysans, nouveaux
damnés de la terre : 40 % d'entre eux n'arrivent pas à gagner le Smic
(encore moins les 35 h)
Le jatropha est un arbuste
des région semi désertiques, il est réputé produire de l'huile-carburant
sur des terres non arables. Le problème est qu'il ne donne bien que
sur de bonnes terres. Le Sénégal va-t-il en faire les frais ?
Le président de la
République a déclaré vouloir la création, avant la fin de l’année,
d’un groupe international de scientifiques sur le modèle du groupe
d’expert sur l’évolution du climat (Giec), pour établir un diagnostic
sur le fonctionnement des marchés des matières premières agricoles et
la sécurité alimentaire.
Lire l'article.
Une initiative que le monde
rural doit suivre avec attention. Le monde agricole est à cheval sur 2
secteurs, alimentaire et fournisseur de matières premières pour
l'industrie et ces 2 points ne peuvent être traités de la même façon.
Nourrir la population peut s'apparenter à une mission de service
public, fournir des matières premières relève du marché et, d'un autre
côté, les agriculteurs sont les garants de la bonne santé de notre
planète.
20/02/09
Forêt après la tempête
Le morcellement de la forêt
française privée interdit une exploitation cohérente de cette
ressource. Des regroupements permettraient une meilleure production et
la création d’emplois dans cette filière.
Au milieu du XIXe siècle,
lorsque le Corps des forestiers, créé en 1827, annonça la disparition
de la forêt française, celle-ci ne couvrait plus guère que 7 à 8
millions d’hectares, décimés par la construction navale et l’industrie
naissante. Aujourd’hui, en constante progression, elle couvre 15,7
millions d’hectares : le résultat des plantations de la seconde moitié
du XIXe siècle et des exodes ruraux
20/02/09
Revenu
paysan
Le Salon de l’agriculture, vitrine chatoyante, masque une réalité
accablante. Près de 40 % des agriculteurs vivent avec un revenu
inférieur au Smic. Ils sont des dizaines de milliers à tenter de
survivre, péniblement. (Politis en kiosque)
17/02/09
Inra
Agronomie :
Recrutement massif à l’Inra : L’Institut
national de la recherche agronomique (Inra) recrute par concours 359
ingénieurs et techniciens pour intégrer ses laboratoires dans toute la
France. L’Inra a fait savoir que ce recrutement doit lui permettre de
« répondre aux grands enjeux de société en menant des recherches
finalisées pour une alimentation adaptée, pour un environnement
préservé et pour une agriculture compétitive et durable » .
Renseignements et
inscriptions : http://www.inra.fr/les_hommes_et_les_femmes
14/02/09
Maïs OGM
Polémique sur les
expertises du Maïs Mon810 : Corinne Lepage met en cause l'EFSA (Agence
Européenne de sécurité alimentaire.
La demande de produits issus de l’agriculture biologique augmente de
10 % par an depuis 1999 (source Agence Bio).
Face à cette demande croissante, l'offre « producteurs » ne suit
pas.
Aide sur 5 ans plafonnée à 7600 euros/exploitation/an
(Transparence des Gaec)
Découvrez Marc Dufumier
(Professeur à l’Institut national agronomique Paris-Grignon (INAPG))
Plus de 700 agriculteurs se sont formés dans le Jura l'hiver dernier,
et plus de 75 000 à l'échelon national. Coup de projecteur sur Vivea,
son fonctionnement et ses actions.
www.vivea.fr
10/02/09
Coopérative agricole
et développement durable
Agri Confiance : Les
coopératives agricoles misent sur le durable : Les coopératives
agricoles de l’hexagone font le pari du développement durable.
L’association Agri Confiance regroupe plus de 31 000 producteurs.
Parmi ses principes : des valeurs traditionnelles comme « éthique,
responsabilité, traçabilité, qualité, hygiène et sécurité » mais aussi
« gestion raisonnée des intrants, des déchets, des ressources
naturelles, des nuisances sonores, des paysages et des territoires ».
http://www.developpementdurablelejournal.com/spip.php?article4022
Le site
comprend des articles et des vidéos et aborde les contraintes et
contradictions du Grenelle de l'environnement.
08/02/09
Les abeilles
Le Sénat vote un plan d'urgence pour les abeilles (AFP
- 06/02/09)
08/02/09
Enfin du raisonnable
Les sénateurs ont décidé de favoriser les préparations
naturelles « peu préoccupantes » en agriculture dans le cadre du
projet de loi sur le Grenelle 1 de l'environnement.
04/02/09
OGM
Le début de
la fin ?
USA :
le soja non OGM est moins cher et offre un bon rendement
Le soja transgénique est majoritairement résistant à l'herbicide
Round-up de Monsanto. Désormais, les cultivateurs qui reviennent au
soja non manipulé sont toujours plus nombreux. Raisons: les coûts du
Round-up ont été multipliés par trois; les herbes sauvages développant
une résistance au Round-up sont toujours plus nombreuses, ce qui
contraint les cultivateurs GM à recourir à d'autres herbicides. La
demande de soja non OGM, destiné à l'exportation, existe et son prix
est plus élevé. Les paysans peuvent en outre récupérer des semences à
partir des récoltes, ce qui leur est interdit dans le cas du soja GM
breveté. (PR University Missouri, 8.9.08)
Inde
: le gouvernement stoppe les aubergines GM (moratoire suite à des
travaux de l'université de Caen)
03/02/09
Plan de performance
énergétique: 35 M EUR pour les exploitations agricoles
PARIS - Les
agriculteurs vont bénéficier en 2009 d'un budget de 35 millions
d'euros pour améliorer la performance énergétique de leurs
exploitations, a annoncé mardi le ministre de l'Agriculture, Michel
Barnier.
Cette
mesure, dont le principe avait été annoncé en juin alors que le prix
du baril de pétrole était au sommet, figure parmi les 1.000 chantiers
annoncés lundi par le Premier ministre François Fillon, dans le cadre
du plan de relance de l'économie.
M. Barnier a
présenté ce plan de performance énergétique mardi en compagnie de
Patrick Devedjian, ministre chargé de la mise en œuvre du plan de
relance, et de partenaires comme GDF-Suez, Total, EDF et l'Agence de
l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe).
Ce plan va
se dérouler en deux phases. D'abord, les exploitations feront l'objet
d'un diagnostic énergétique (économie d'énergie, modifications des
pratiques agricoles, par exemple).
Cinq
millions d'euros, du budget du ministère de l'Agriculture, y seront
consacrés dès cette année. 100.000 diagnostics sont prévus sur cinq
ans.
Dans un
second temps, toujours en 2009, 30 millions d'euros, versés dans le
cadre du plan de relance de l'économie, permettront de soutenir des
investissements pour maîtriser la consommation d'énergie (isolation,
récupération de chaleur, ...) et la production d'énergies
renouvelables (chauffage solaire, chaudière à biomasse...) au sein des
exploitations.
Pour 2010,
M. Barnier souhaite libérer une soixantaine de millions d'euros
supplémentaires en provenance de fonds européens notamment pour la
poursuite de ce plan.
Tous les
agriculteurs sont éligibles. Ils doivent présenter leur demande dans
les directions départementales de l'agriculture.
Les résidus de l'herbicide »Roundup« dont l'un des
principes actifs est le glyphosate, et dont on peut constater la
présence sur la majorité des aliments et fourrages OGM qui sont sur le
marché, ont des effets toxiques, voire même mortels sur les cellules
humaines à des doses infinitésimales aussi. Tel est le résultat d'une
étude française menée par des chercheurs de l'Université de Caen. (Crii-Gen,
janv. 2009)
Les revendications de la Confédération paysanne (pages
7 à 11) :
- Il faut maintenir les Organisations communes de marchés par
production (p 7)
- Gestion des risques et assurance revenu privée ne doivent pas
remplacer la politique de régulation des marchés (p 8)
- Il faut définir des aides légitimes pour répondre aux objectifs
alimentaires, environnementaux et sociaux (p 9)
- La politique de développement rural doit favoriser l’emploi et un
milieu rural vivant (p 11)
Loi
d'orientation agricole
La Confédération paysanne revendique une plus juste et
légitime répartition des aides pour soutenir le revenu des paysans qui
en ont réellement besoin et favoriser réellement la
multifonctionnalité de l’agriculture.
Dans la lignée de la Loi d’orientation agricole, le Ministère a choisi
de soutenir prioritairement une agriculture d’entreprise au service de
l’agro-alimentaire, d’appliquer une politique agro-environnementale «
au rabais » préservant, sauf exceptions territoriales, les
agricultures « productivistes », et de limiter les marges de manœuvre
des collectivités territoriales dans la mise en œuvre des politiques
de développement local.
http://www.confederationpaysanne.fr/developpement_rural_98.php
Commentaire : Peut être trouvera-t-on ainsi un
remède au phylloxéra ou au mildiou, mais pour mieux faire passer la
pilule de gens qui cherchent avant tout le profit au détriment
d'impacts irréversibles sur la biodiversité et la santé.
Produits phytosanitaires :
Objectif « Zéro pesticides » pour sept communes du
Loiret
Orléans et six autres communes du Loiret signent le
lundi 19 janvier la charte « Zéro pesticide dans nos villes et
villages ». Objectif : arriver à remplacer progressivement l’usage de
pesticides par des techniques alternatives sur les terrains communaux.
http://www.loiret-nature-environnement.org/zero-pesticide/explication-pesticide.html
DE PLUS
L’UE interdit 22 substances dangereuses :Le Parlement européen vient d’interdire 22
pesticides cancérigènes, toxiques pour la reproduction ou encore
perturbateurs endocriniens. Ces produits disparaîtront du marché d’ici
à 2018.
L’interdiction s’appliquera dès 2009 aux fongicides
Carbendazim et Dinocap,
Vénézuela
100 000 microjardins urbains
pourraient à terme alimenter le pays en produits agricoles
Pesticides en Allemagne
Pour éviter la pollution de ses nappes phréatiques, la
capitale bavaroise (Munich)
subventionne les agriculteurs qui renoncent aux
pesticides. (Terra Economica 2009)
Energie
solaire
(offre commerciale:
http://www.solactiva.fr/index.html) Le spécialiste de l’énergie
solaire Solactiva propose une offre « Solaire Pro » originale dédiée
aux agriculteurs, aux entreprises et aux collectivités locales. La
firme basée à Rosny-sous-bois accompagne les professionnels, du
financement à l’installation des panneaux, en passant par la
construction de hangar ou même de parking photovoltaïque. Solactiva
possède une antenne en Franche Comté.
Voir
aussi l'article sur La France Agricole du 02/01/2009
L'agriculture durable
en péril au pays basque.
Quand une
association agricole dynamique et très soutenue par les paysans locaux
est en bute à la toute puissance de l'état (et des lobbies agricoles
?).
La Franche-Comté compte 335 exploitations
biologiques sur 25 283 ha ce qui représentent 3,8% de la surface
agricole totale franc-comtoise. La Franche-Comté est la troisième
région française avec 3,8% de la surface agricole consacrée à la
culture biologique, derrière la région Provence Alpes Cote d’Azur
(5,5%) et Languedoc Roussillon (4,8%).
Selon la FNSEA, les chefs d’exploitation agricole pourront
bénéficier du RSA (revenu de solidarité active) quel que soit leur
régime fiscal d’imposition.
Le projet de loi sur le RSA a été adopté
en première lecture par l’Assemblée nationale début octobre.
«Pour aider les éleveurs pénalisés par le blocage de la
commercialisation, une aide au maintien des animaux (broutards et
reproducteurs) de 30 € par mois a été accordée» par Michel Barnier,
ont annoncé la FRSEA, les Jeunes agriculteurs et les éleveurs de race
à viande du grand Massif Central, jeudi, dans un communiqué. Suite aux
dernières actions syndicales, une délégation avait été reçue la veille
par le ministre de l'Agriculture et ses services. Les organisations
demeurent cependant très vigilantes et attendent des avancées
supplémentaires.
La réunion jeudi entre industriels et producteurs n'a pas abouti à
un accord sur le prix du lait mais une prochaine rencontre aura lieu
mardi, a indiqué l'Association de la transformation laitière (Atla)
qui regroupe les industriels privés et les coopératives.
Site officiel du Réseau Agriculture
Durable qui regroupe plus de 2000
agriculteurs du Grand Ouest de
la France, répartis dans 29 groupes locaux.
http://www.agriculture-durable.org/
EBE : excédent brut d'exploitation. Par comparaison
d'une année (n) avec la précédente (n-1), l'EBE permet de déterminer
si la rentabilité de l'entreprise se maintient, augment ou diminue.